jeudi 13 septembre 2018

Fin d'été au jardin

La fin de l'été au jardin, les cueillettes, les couchers de soleil, les oiseaux qui s'assemblent sur les fils, les premières vendanges qui s'annoncent...







lundi 9 juillet 2018

Je reviens...

Après un si long silence je reviens pianissimo... Je vais dans un premier temps visiter vos blogs et peut-être l'envie de reprendre mon chemin fera la suite...
A bientôt les ami(e)s !

mardi 27 mars 2018

Malgré la pluie...

Il s'en passe des choses dans le jardin, malgré le vent et la pluie. Des visiteurs fidèles passent de jour en jour, voyez...










                       Écureuil du printemps, écureuil de l'été,
qui domine la terre avec vivacité, que
penses-tu là-haut de notre humanité ?

Les hommes sont des fous qui manquent
de gaieté.

Écureuil, queue touffue, doré trésor des bois, ornement de la vie et fleur de la
nature, juché sur ton pin vert, dit-nous ce que tu vois ?

La terre qui poudroie sous des pas qui murmurent.

Écureuil voltigeant, frère du pic bavard, cousin du rossignol, ami de la corneille,
dis-nous ce que tu vois par-delà nos brouillards ?

Des lances, des fusils menacer le soleil.

Écureuil, écureuil, cursif et curieux, ébouriffant ton col et gloussant un fin rire,
dis-nous ce que tu vois sous la rougeur des cieux ?

Des soldats, des drapeaux qui traversent l'empire.

Écureuil aux yeux vifs, pétillants, noirs et beaux, humant la sève d'or, la pomme
entre tes pattes, que vois-tu sur la plaine de nos hameaux ?

Monter le lac de sang des hommes qui se battent.

Écureuil de l'automne, écureuil de l'hiver, qui lances vers l'azur, avec tant de
gaieté, ces pommes... que vois-tu ?

Demain tout comme Hier.
Les hommes sont des fous et pour l'éternité.

L'écureuil du printemps. Paul Fort. Ballades françaises, en 1917