vendredi 11 janvier 2019

L'écureuil aux couleurs du ciel couchant en hiver !


Bel écureuil couleur d'été

Toi qui n'es que légèreté

Vêtue des rousseurs du soleil;

Toi qui vois s'enfuir le sommeil



Car tu n'es fait que pour l'envol

Et touches à peine le sol;

Toi qui dois ton nom à ta queue

Qui dessine son ombre bleue



Pour protéger de son panache

Ton dos éclatant et sans tache;

Comme il en coûte au rimailleur

Qui cherche pour toi le meilleur




Parmi la crème des louanges

Et te voudrait comme les anges

Bondissant de joie jusqu'au ciel

Toi l'écureuil couleur de miel;



Comme il lui coûte de trouver

Lorsqu'il se surprend à rêver

De chanter ta grâce enfantine

En une petite comptine

 Des mots qui finissent en euil

Sans jamais évoquer le deuil.

Bel écureuil couleur de feuille

D'automne : ô dieux, faites que veuille


L'été un peu se prolonger

Quand ta fourrure fait songer

Aux derniers rayons de septembre

Mon bel écureuil couleur d'ambre !

Fernando Arrabal




jeudi 3 janvier 2019

samedi 22 décembre 2018

jeudi 13 septembre 2018

Fin d'été au jardin

La fin de l'été au jardin, les cueillettes, les couchers de soleil, les oiseaux qui s'assemblent sur les fils, les premières vendanges qui s'annoncent...







lundi 9 juillet 2018

Je reviens...

Après un si long silence je reviens pianissimo... Je vais dans un premier temps visiter vos blogs et peut-être l'envie de reprendre mon chemin fera la suite...
A bientôt les ami(e)s !

mardi 27 mars 2018

Malgré la pluie...

Il s'en passe des choses dans le jardin, malgré le vent et la pluie. Des visiteurs fidèles passent de jour en jour, voyez...










                       Écureuil du printemps, écureuil de l'été,
qui domine la terre avec vivacité, que
penses-tu là-haut de notre humanité ?

Les hommes sont des fous qui manquent
de gaieté.

Écureuil, queue touffue, doré trésor des bois, ornement de la vie et fleur de la
nature, juché sur ton pin vert, dit-nous ce que tu vois ?

La terre qui poudroie sous des pas qui murmurent.

Écureuil voltigeant, frère du pic bavard, cousin du rossignol, ami de la corneille,
dis-nous ce que tu vois par-delà nos brouillards ?

Des lances, des fusils menacer le soleil.

Écureuil, écureuil, cursif et curieux, ébouriffant ton col et gloussant un fin rire,
dis-nous ce que tu vois sous la rougeur des cieux ?

Des soldats, des drapeaux qui traversent l'empire.

Écureuil aux yeux vifs, pétillants, noirs et beaux, humant la sève d'or, la pomme
entre tes pattes, que vois-tu sur la plaine de nos hameaux ?

Monter le lac de sang des hommes qui se battent.

Écureuil de l'automne, écureuil de l'hiver, qui lances vers l'azur, avec tant de
gaieté, ces pommes... que vois-tu ?

Demain tout comme Hier.
Les hommes sont des fous et pour l'éternité.

L'écureuil du printemps. Paul Fort. Ballades françaises, en 1917