mercredi 1 juillet 2015

Digitales et surprise du soir

Lors d'une sortie en forêt, nous avons pu découvrir une armada de digitales qui attendaient le soleil du matin, caché depuis quelques heures...




D’un gradin d’or, - parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, - je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures.
Arthur Rimbaud





Dans la lumière du soir, une dame, habituée des lieux, m'attendait sur le toit de la remise à bois... Prête pour les photos ?


samedi 27 juin 2015

Scène de saison pour la photo de la semaine

Coucou Amartia et tous les participants et participantes à la photo de la semaine !!!. Aujourd'hui, samedi, je vous propose une mosaïque de photos prises autour de mon frêne. Et vous ?


samedi 20 juin 2015

Les rosiers en fête au jardin ou la photo de la semaine

 Avec Amartia et tous les autres participants et il y en a de plus en plus !!! Bravo !

samedi 13 juin 2015

Une merveille pour la photo de la semaine



Bien sûr vous le connaissez tous ! Je l'ai surpris dans le beau jardin de Castillon, celui dont je vous parle régulièrement... Madame Saint-Beuve est une vraie fée car il est difficile de cultiver ce prince bleu de l'Himalaya, le Meconopsis Betonifolia. Il est donc là rien que pour vous au rendez-vous d'Amartia et des autres blogs qui proposent de semaine en semaine une photo du samedi !

samedi 6 juin 2015

Photo de la semaine à Paris

Il faisait un temps à ne pas mettre le nez dehors dans la pollution d'hier après-midi, sous 33° à l'ombre ! Nous avons choisi de nous arrêter au parc floral de Paris, au château de Vincennes, sous les grands pins parasols... Nous y avons découvert une flore exceptionnelle !


samedi 30 mai 2015

Les Madrigaux à Caen- photo de la semaine

Jeudi et vendredi soir nous étions au rendez-vous du dernier livre des Madrigaux de Monteverdi au théâtre de Caen.
Paul Agnew dirigeait les deux parties du dernier livre, le VIIIe livre avec le sourire qu'on lui connaît depuis 4 ans qu'il nous a présenté ces premières prémices d'opéra...
Inutile de vous dire que ces deux soirées furent un bonheur ! Ayant voulu mêler les deux moments de ce livre (la deuxième partie des madrigaux "Guerrieri" rejoignait la première partie des madrigaux "Amorosi"). Ce choix était dû, nous a-t-il annoncé au début du concert du premier soir, à sa voix quelque peu enrouée ! Enfin de compte, je trouvai ce choix judicieux !! Ainsi, il put nous interpréter le "Combattimento di Tancredi e Clorinda" magistralement !!!
Les voix étaient somptueusement accordées et en harmonie parfaite, à se pâmer !!! Et que dire des musiciens ? Que du beau et du bien !!!
Bravo les Arts Florissants ! On vous aime même si vous devez quitter Caen après tant d'années ! Heureusement Paul Agnew nous a chuchoté qu'ils reviendraient jouer et chanter ici...
Si vous voulez avoir des informations sur les Madrigaux je vous propose d'aller ici et et encore .

Une photo de la fin du concert sera donc ma photo de la semaine et ne manquez pas d'aller voir lesautres blogs qui participent régulièrement avec Amartia ! 



mercredi 27 mai 2015

Etonnants Voyageurs en escale à Saint Malo

Emportés vers Saint Malo, sur le Sillon, au palais du grand large depuis de nombreuses années, cette fois pour fêter la 25e édition du Festival des Étonnants Voyageurs, nous avons galopé d'une rencontre d'auteur à une table ronde, à un débat ou une dédicace...

Les trois jours ont passé à la vitesse d'un cheval au galop dans la baie du Mont Saint Michel !

De ces moments intenses, je vous en ferai voir quelques uns en images mais ne manquer pas d'aller consulter leur site et peut-être écouter quelques retransmissions. Ce Festival sait le faire !

Avoir le temps de déjeuner d'une très bonne galette du "Petit Bey" et pourquoi pas d'une crêpe "Suzette" et un soir s'offrir un petit dîner au "Palais d'Asie", une cuisine thaïlandaise délicieuse, Intra-muros.

Bref, je vous le dis, trois jours qui passèrent trop vite...

Soyez indulgents car je mets seulement quelques notes que je n'ai pas pris le temps de rédiger !




Avec Lire, qui fêtait ses 40 ans et François Busnel nous parcourions de notre fauteuil les grands espaces américains (Carnets de route un documentaire de 52' de 2012) pour suivre à la suite, une rencontre autour de "Le grand roman américain" avec comme intervenants Dan O'Brien (l'éleveur de bisons-écrivain) "Wild idea", Anthony Doerr "Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir", Philipp Meyer "Le fils", Kim Zupan "Les arpenteurs" et bien sûr François Busnel. L'Amérique et surtout l'Ouest reste une légende et pourtant les jeunes écrivains, comme Philipp Meyer, revisitent son histoire et nous offrent des romans forts tandis qu'O'Brien nous fait vivre au travers de ses écrits l'espace de ces grandes plaines de l'Ouest où il vit...

Trois romans qui ont un grand succès cette année !




L'invention du paysage. Du jardin au grand dehors.

{Vous connaissez ma grande passion pour la nature, la campagne, mon jardin, mon potager, mes fleurs, mes arbres, à la maison ce ne sont pas les bisons mais les chevaux depuis un quart de siècle... C'est ainsi que j'ai choisi ce thème.}

Intervenants Dan O'Brien, Pierre Schoentjes, Claude Eveno.

Ici, il était question de contrastes, de différents environnements urbains,  entre jardins et parcs, et le grand dehors, les plaines immenses du grand ouest américain sans oublier les terres de Hollande. Chacun avec sa propre culture, ses souvenirs d'enfance, sa façon d'habiter les lieux.

O'Brien "Wild idea", dit-il, fait partie humblement de la nature qui l'entoure, il élève des bisons dans de grands espaces qui règlent sa vie après avoir créé une entreprise, un ensemble d'écosystème qui lui permet de lutter contre le grand capitalisme et la destruction de ces espaces grandioses.
Les bisons, icônes de l'Ouest où il existe encore une parenté entre les indiens et ces gros mammifères. Mais O'Brien nous rappelle aussi la rudesse, la puissance de la nature...

Ses livres racontent sa vie et son lieu de vie ("Wild idea").



Claude Eveno "L'humeur paysagère" nous raconte les jardins, lieux de rêverie, de méditation de promenade solitaire... Le grand dehors pour les urbains actuels (sic) !
Le passé culturel, le monde qui avance, qui change. Le sauvage dans les herbes qui bordent nos grandes routes et autres périphériques... Les espaces verts urbains source de beauté face à l'immense, les lignes, les perspectives comme déjà Le Nôtre savait l'orchestrer, le land-art...
Comme les places publiques ont souvent disparues ou ont été réduites par un urbanisme galopant, il faut trouver d'autres endroits de rencontre, de sociabilité et ce choix ne peut être que politique... La sauvegarde des jardins historiques,  la conception des espaces publics...

Pierre Schoentjes "Ce qui a lieu, essai d'écopoétique", lui, ne se définissant pas avec la nature, parle plutôt du rapport de l'homme au lieu où il vit, où il travaille. Comment habiter son environnement ? Un passé humaniste qui n'est pas du tout le même en Amérique. Le rapport à la campagne ne peut pas être le même en Europe où l'on parle plus de ruralité, utilisation des sols, de rendement, dans des espaces mesurés, calculés et d'espace de vie dans la ville... Les mesures nationales ne suffiront pas pour régler les problèmes de l'environnement. Comment garder le sentiment de la nature ? C'est souvent à travers notre culture que nous regardons notre environnement.
Deux mondes différents. Dans l'un, on fait avec, dans l'autre on invente, on crée des lieux qui nous raccordent à la nature...

Dommage, Kathleen Jamie "L'œil du faucon" n'a pas pu assister au débat !




Peindre-Écrire...
L'imagination créatrice

Frankétienne "Chaophonie", le sage de 79 ans qui nous brossa le pouvoir des mots qui peuvent exprimer l'invisible mais aussi l'énergie du monde et son pari sur l'avenir. Il souligna en particulier la musique des mots en déclarant que le verbe c'est la vibration.
L'imaginaire comme l'insaisissable font partie de la totalité des êtres et des choses. Tout se rejoint... Les mots nous échappent au contraire des couleurs de la peinture. Le rêve a toujours un lien avec la réalité. A Tahiti, partout, la vie et la mort sont présents. L'imaginaire contient toutes les réalités. La peur d'écrire, d'assembler des mots en tenant compte des règles, des contraintes mais c'est pourtant dans l'écriture que l'on peut rencontrer le monde de tous les possibles.




Murielle Barbery "La vie des elfes", nous annonça que le livre est une mélodie avec un rythme, un souffle qui peut nous raconter des mondes invisibles...
J'écris et je ne sais faire que cela. Mes mots décrivent les autres arts surtout la peinture. Décrire le scintillement...
Le langage de la nature, un enchantement naturel, est un sas entre le réel et l'imaginaire...
Ses deux héroïnes, Clara et Maria que tout sépare, pourtant se retrouvent en contact avec le monde des elfes. Les elfes, symbole du monde de l'art et du mystère devraient avoir des temples japonais, dit-elle, influence de son séjour au Japon pendant deux années... Il y aura une suite à cet opus !

Breten Breytenbach "la femme dans le soleil", répond à Frankétienne en ajoutant que la vibration c'est la conscience, le mouvement de l'imagination est une éthique. La poésie assemble l'exorcisme, la danse des mots, la couleur des mots. Elle n'est pas littérature, elle bouge, elle vibre...
L'invisible ne s'invente pas, on le crée. L'imaginaire domine, est préexistant dans les rêves...
Le sens des mots pour l'auteur n'est pas obligatoirement celui du lecteur.
L'écrivain est un passeur. Écrire la poésie avec conscience et lucidité en soulignant les oppositions et les contradictions. Il faut se dissoudre derrière son écrit, devenir autre avec ses peurs, ses frontières et malgré tout percer l'écran...


Hubbert Addad "La condition magique" affirme qu'il est peintre avant tout, peinture qui lui a permis de parier sur l'infini et le néant. Mais poète, il est aussi et ses deux formes artistiques se mêlent et se complètent. C'est une expression de soi à partir d'incertitudes et d'inquiétudes.
Les champs de l'art sont des espaces de liberté. Il suggère l'image de la coque de noix de l'imagination sur l'océan sur lequel nous sommes tous. Soyons des coques de noix pour voguer avec notre imaginaire !





Après la projection du film "Le phare, un voyage immobile" tourné par Paolo Rumiz (et réalisé par Alessandro Scillitani) sur une île minuscule, au milieu de l'Adriatique, plantée d'un phare en son milieu,  le débat avait pour thème "L'esprit des lieux".

Paolo Rumiz avait déjà beaucoup voyagé, des frontières de l'Europe en remontant les Balkans, en suivant les traces d'Hannibal et le fleuve Le Pô.
Ayant envie d'ailleurs encore une fois, il s'évade sur une île, dans un phare et commence le voyage immobile !
Immobile, si l'on veut car il a arpenté l'île de long en large, pour suivre, les goélands en nombre avec leurs cris, le vent avec un chant différent à chaque apparition, le bruit assourdissant des tempêtes, le grésillement des voix, dans toutes les langues méditerranéennes sortant d'une radio dans le phare où habitent deux gardiens et bien sûr le bruit incessant de la machinerie du phare qui sans cesse avertit les bateaux avec sa petite lumière d'une ampoule de 20 watts. Il dira l'importance la voix du lieu, surtout celle du vent.
"J'avais besoin de me reposer, loin du monde et pourtant je n'ai pas arrêté de marcher, filmer, de méditer, d'observer, d'écrire et je me voyais dans ce phare au centre du monde !"

La Méditerranée est une mer plus sérieuse qu'on le pense, des changements soudains, le vent qui se lève sans prévenir et, vivre dans le phare comme dans une forteresse a été pour lui une singulière expérience.



Claude Eveno "L'humeur paysagère"  nous parla bien sûr des jardins, lieux qui peuvent aussi nous aider à vivre ensemble, proches du vivant, de la nature où la méditation est possible aussi. Malgré que les jardins fassent appel à tous nos sens (le vent dans les arbres, les oiseaux...), il en est un qui lui semble important,  la vue.

Cédric Gras, nous raconta en quelques mots "ses trois automnes en une seule année" en voyageant en Russie d'Extrème-Orient, poussé par "L'hiver aux trousses". Donc pour lui, l'esprit des lieux c'est en priorité l'importance de la lumière, la lumière caractéristique de l'automne. L'esprit des lieux est immatériel, c'est souvent l'esprit littéraire. On parle souvent des maisons qui ont une âme, l'atmosphère de certains hôtels qui gardent entre leurs murs encore la trace de personnages anciens...





Quelques prix décernés en cette année 2015 :

Simone Schwarz-Bart, auteure de "L’ancêtre en solitude", au Seuil, et l’Américain Philipp Meyer, auteur de "Le Fils" chez Albin Michel, ont reçu les prix Littérature Monde en langue française et étrangère.
Le discours de Me Simone Scharz-Bart fut un moment fort et parfois émouvant, émotion que la présidente, cette année Ananda Devi témoigna dès le début de la remise des prix et  à la suite.



Prix Nicolas-Bouvier à Paolo Rumiz, Le Phare: Voyage immobile (Hoebecke)

Prix Étonnants Voyageurs à Sylvain CoherNord-nord-ouest (Actes Sud)


Il y en eu d'autres mais je n'ai pas tout suivi !


Un week-end intense mais à chaque fois qui nous fait voyager avec jubilation...

mercredi 20 mai 2015

Pierres de lumières


Samedi 16 mai, a eu lieu la mise en lumière de l'abbatiale de Cerisy la Forêt vers 21 heures. Pour découvrir d'une autre façon notre patrimoine connu ou inconnu, a été organisé une retraite aux flambeaux autour de cette même abbaye.
 Alors, si vous le voulez bien, cheminons, cheminons sur les pas de ceux qui avaient une torche à la main...



 C'était la cinquième édition de "pierres en lumières", parallèlement à la nuit européenne des musées…


 Entre chien et loup (« L’heure où la lumière décline car on confond alors facilement chien et loup »), l'abbaye se découvrait petit à petit éclairée de l'intérieur, depuis l'étang aux moines…


Au plus noir de la nuit, le cortège découvrait au loin, l'abbaye éclairée uniquement de l'intérieur…






Puis de l'extérieur...




En arrivant près de l'étang, on apercevait sur la surface de l'eau les lumières des torches et bien sûr les reflets de cette belle abbatiale…



C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière !

Jean Rostand




..."La nuit vient nous ravir en ses puissants arcanes ; 
L'ombre avec des frissons envahit les platanes ; 
De légères vapeurs montent des chemins creux. 
Les vieillards sont assis, et les voix alternées 
Sous le feuillage obscur se perdent égrenées. 
C'est l'heure où l'esprit rêve, heureux ou malheureux..."
Anatole France


La marche nous avait bien réchauffés (n'est-ce pas Oxy ?) car il faisait un froid de canard !!!

samedi 16 mai 2015

Le temps des aubépines

Le temps des aubépines, au mois de mai, revient pour le plaisir des yeux, dans nos haies et chemins creux. Qui m'observe derrière la barrière ?
Allez voir les autres plaisirs du mois de mai chez les participants de la photo du samedi avec Amartia !



vendredi 8 mai 2015

Promenade champêtre et déjà la photo de la semaine



Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !



Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !


Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
cœur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !


S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !


Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !


Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…






Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…


Esther Granek (De la pensée aux mots, 1997. promenade)



Fin de la promenade du jour, avec toujours un petit bouquet pour la maison...



Le bouquet sera aussi la photo du samedi avec Amartia et les copinautes car je serai absente cette fin de semaine. A bientôt !