mardi 30 novembre 2010

Les fleurs ont revêtu leurs habits de givre


Soudain plane en voltigeant


                                                             Comme un papillon d'argent ...





 Après lui d'autres, lents, lourds


                                                            Au corset de blanc velours

Aux ailes d'hermine blanche





 
 
 Un, cent, mille, millions

Tourbillon de papillons,





 
 Papillons en avalanche.


 C'est la neige, doucement

Qui croule du firmament.



La neige - Jean Richepin 



                                                                  

     



Et les fleurs dans la maison, comme sous les tropiques, s'épanouissent à qui mieux mieux!

samedi 27 novembre 2010

Première neige


Après les pluies qui se sont suivies les unes après les autres depuis au moins trois semaines (non pas en continu car c'est bien connu, il y a toujours un brin de soleil dans une journée normande, entre deux jours gris aussi!), la première neige a fait son apparition.






Et c'est ainsi que je me suis installée confortablement auprès de la cheminée pour terminer le livre de Tahmina Anan, "une vie de choix".




 
 

Pendant que les rosiers du jardin attendaient patiemment la fonte de cette neige précoce, je rêvais à Venise (tiens donc me diriez-vous! Je crois bien qu'elle va m'ensorceler encore longtemps!)






Et ses reflets qui gondolent sur les "rii", qui m'ont enchantée lors de ce trop court séjour vénitien.







Il aurait été dommage de ne pas photographier tous ces clins d'oeil de la lumière de Venise...






En marchant d'une ruelle à l'autre, je passais les ponts pour retrouver à chaque fois ces merveilles. 




Le soleil était au rendez-vous en ce début d'octobre et ce fut pour moi un vrai régal de prendre ces différents reflets pour les redécouvrir avec vous aujourd'hui! Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end. A bientôt

mardi 23 novembre 2010

Les marais sont blancs!

 En cette période de pluie, les marais "blanchissent", se couvrent d'eau. Une autre "acqua alta"



 Dans le marais de Carentan, la montée des eaux en automne nous offre un spectacle magnifique surtout quand le soleil perce entre les nuages!




 Un silence incroyable plonge les marais dans une atmosphère quelque peu féerique. De temps en temps on entend le cri des mouettes ou autres oiseaux, ou bien un coup de fusil de quelques chasseurs...






 Le dénivellement par ici, par rapport à la mer est presque nul. Les marais se trouvent à un ou deux mètres du niveau marin. C'est la presqu'île du Cotentin!  




 L'eau devient poésie




Lorsqu'on se promène dans les marais, entre ciel et eau, on ne peut oublier que la mer est proche et qu'il ne faut pas oublier de fermer les portes à flot quand la marée monte...

samedi 20 novembre 2010

Quand la mer monte

 Quand la mer monte, à Venise.


C'était au mois d'octobre et nous étions à ce moment-là, sur la place Saint Marc quand l'eau arriva d'un seul coup, commença à monter et à envahir petit à petit la place. Quelques temps après, des bancs furent installés pour pouvoir circuler au sec!









 Même dans la basilique San Marco, l'eau montait...




 Des miroirs s'installèrent aux quatre coins de la place.
Venise, pour aujourd'hui, je m'arrête là! A suivre!





Je voulais aussi vous parler d'"Amore", un film de Luca Guadagnino que j'ai vu la semaine dernière.


Ce film est l'expression exacerbée des sentiments, comme dans un opéra. L'histoire est transposée dans la vie courante d'une famille particulière. Tout dans le film concourt à cette expression extrême des sentiments, des plaisirs de la chair, de la nature, de l'amour au travers de cette femme Emma, interprétée magnifiquement par Tilda Swinton, qui se retrouve l'héroïne du film et du réalisateur! C'est un éloge à la sensualité qui passe par la beauté et les plaisirs. Lisez, si vous voulez, la critique de Thomas Sotinel dans le Monde, ici.


 Inutile de vous dire que ce film m'a enthousiasmée et que je le conseille fortement à ceux et celles qui aiment le cinéma, l'opéra des sentiments quand il nous fait rêver, la musique, les images, les mets joliment présentés et dégustés, la nature, l'amour... Mais n'oublier pas, c'est aussi une tragédie  mais je ne vous en parlerai pas plus. Il faut le voir!

mercredi 17 novembre 2010

Une nuit



 C'était la deuxième nuit à Venise, nous voulions aller voir la place San Marco, comme il se doit! En revenant des îles, le premier jour, nous avions aperçu la foule sur cette même place. Il nous fallait revenir de nuit pour éviter le flot des visiteurs qui envahit cette très belle place, c'est ce que nous fîmes.





 Il suffit de regarder...



 La porte de la basilique nous sembla réservée rien que pour nous, incroyable!




 Ce soir là trois orchestres rivalisaient sur la place...





 Il n'y avait personne au Florian!





 Nous quittions la place avec un certain regret, j'aurais voulu faire d'autres clichés mais une longue marche nous attendais le lendemain!



Retour à l'appartement par le vaporetto n°1

dimanche 14 novembre 2010

Un mercredi d'automne

 Entre deux ondées, il était temps d'aller se promener du côté des sources d'Elle, lieu où je vous avais emmenés en été. En automne les étangs ont pris un aspect plus mélancolique mais tellement beau!
 Les feuilles ont mené une ronde infernale dans la nuit et voilà le résultat aujourd'hui. A vous de trouver la grosse bête qui se promène au fil de l'eau. Je vous jure je ne fais pas (encore) du Land Art!
 Je vous laisse tranquillement admirer cette véritable toile de madame Nature!
 Que ce soit en été ou en automne, les arbres se reflètent toujours à la surface des étangs, ils ont simplement changé de tenue...
 Il suffit de regarder et se laisser porter par les ondes. 
 Le monde à l'envers.
 A l'heure du thé , comme il est bon de faire griller quelques châtaignes ramassées dans les chemins creux. Et ce soir là, c'était  : Théâtre, grâce à une copinaute, MissYves!

"L'histoire, écrite par Marcel Aymé, restée dans la mémoire collective à travers le film de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin et Bourvil, tout le monde la connaît : Sous l'Occupation, Martin, chauffeur de taxi réduit au chômage par la pénurie d'essence, doit convoyer chez un boucher à l'autre bout de Paris quatre valises pleines de viande de porc découpée. Son acolyte habituel ayant été arrêté, il fait appel à un inconnu, Grandgil, rencontré dans un bistrot. Tous deux prennent tous les risques. Au terme de leur périple nocturne, Martin découvre que Grandgil est un peintre connu qui s'est offert le luxe d'une petite aventure. Ils finiront par se faire arrêter et Martin paiera seul le prix de cette traversée." Sud-Ouest (En fait, Martin tuera Grandgil et il se fera arrêter.)


"Francis Huster,



Acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste.


Êtes-vous seul en scène ?


Oui, pendant une heure et quart, avec un mirador. Tout est en noir et blanc, je porte un smoking. Ensuite s'ouvre un débat avec le public. Parfois, on me pose des questions.


Vous jouez beaucoup de personnages, qu'est-ce qui est le plus difficile ?


Pour moi, Grandgil et Martin sont des personnages identiques. C'est un peu comme Docteur Jekyll et Mister Hyde. C'est très éprouvant physiquement d'incarner douze personnages. Mais j'aime jouer à nu et en simultané avec le public. Finalement c'est comme si on était dans un lieu de culte où on est tous réunis, pour une même cause.


Pourquoi avez-vous choisi cette pièce de Marcel Aymé, La traversée de Paris ?


C'est un devoir d'interpréter ce texte. Surtout par rapport à ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre a été écrit en 1942 et publié en 1947. Il est important aussi que les plus jeunes connaissent Marcel Aymé. Il est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Et à la différence du film avec Bourvil et Gabin (NDLR : réalisé en 1956 par Claude Autant-Lara), rien n'est censuré. Il s'agissait d'un chef-d'œuvre comique. Or, Marcel Aymé a écrit un texte de dénonciation politique.


Quel est le message essentiel de la pièce ?


Le message est double : des Français se sont conduits comme des « salauds » pendant la guerre. Ils ont été complices des nazis et ce n'est pas pardonnable. Le second message c'est qu'il faut choisir son camp. Aujourd'hui, aucun jeune ne peut vraiment savoir comment il aurait réagi. Est-ce qu'il aurait fait acte de courage en se sacrifiant au profit de l'intérêt général ? Il faut être maître de son destin."


Fatoumata TRAORÉ Ouest-France

Quelle performance! Quel acteur! Interpréter une dizaine de personnages sur la scène! Au début j'étais un peu perdue entre les deux principaux personnages, Martin et Grandgil puis je suis entrée dans l'histoire et j'en suis ressortie qu'à la fin! C'est prenant, étourdissant parfois. Le jeu de l'acteur est incroyable, il envahit toute la scène, fait des allers et retours dans l'avant scène. Le sujet est grave et on sort en se posant maintes questions.

vendredi 12 novembre 2010

Il pleut et je relaie le jeu des 8 questions

Je continue cette chaîne de l'amitié et je réponds aux huit questions, invitée par Danielle (VenetiaMicio)
Répondre à une série de questions :


- 1) Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ?"
J'ai d'abord voulu être fermière pour être près des animaux les soigner et surtout vivre à la campagne, puis être reporter-photographe animalier puis hôtesse de l'air pour découvrir le monde.

-2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?
Je n'aimais pas les BD car je trouvais les dessins pas trop porteurs de rêves et trop loin de la réalité. J'ai redécouvert le monde de la BD avec mes deux fils qui faisaient une véritable razzia à la FNAC et qui sont toujours "accros".

-3) Quels ont été vos jeux préférés ?
C'était de" jouer aux indiens", j'étais Perle de Rosée, je montais à cheval et je savais tirer à l'arc (et même en vrai!)

-4) Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?
Quand j'ai reçu ma première bicyclette, bleue, j'avais 10 ans.

-5) Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?
Je ne sais vraiment pas. Il faut que je réfléchisse à la question...

-6) Quel était votre premier sport préféré ?
Monter à cheval


-7) Quelle était votre première idole de musique ?
Chopin que nous jouait la mère de ma meilleure amie d'enfance, j'aurais pu l'écouter des heures, j'avais six ans. Et puis j'ai beaucoup aimé les idoles de mes parents qui chantaient souvent, Mouloudji, Trenet, Bécaud, Piaf, Isabelle Aubret... Moi c'était plutôt Adamo et les Beatles, j'avais 15 ans.

-8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ?
Mon setter irlandais que mon Amoureux m'a offert. Une vraie surprise

Pour terminer, il faut passer le relais à d'autres blogueurs de son choix. Qui veut me suive!!!!

mardi 9 novembre 2010

Pour passer le canal

Je reponds au jeu des 15 auteurs préférés, que m'a proposé Kenza :
George Sand


Balzac

Rainer Maria Rilke

Colette

Victor Hugo

Beaudelaire

Camus

Delerme Philippe

Frances Mayes

Pamuk Orhan

D'Ormesson Jean

Prévert

Pearl Buck

Leclézio JM Gustave

Gallay Claudie

Qui veut continuer ?




 Ce jour-là nous voulions traverser le canal par le pont du Rialto (il n'y a que trois ponts pour aller de l'autre côté du canal grande, celui-ci, le pont de l'Académie et le pont de la gare) après avoir vu la pescheria  de bon matin et bu un cappuccino au bord du canal.
 Comme vous pouvez le constater l'eau montait sur les berges, c'était le début de la marée... Et quand nous sommes arrivés au pied du pont du Rialto, oh! surprise, une manifestation d'étudiants arrivait...
 On nous a dit qu'ils manifestaient contre la réforme de leur université, même à Venise...
 Nous avons dû prendre les quais et rester dans "notre" quartier de San Polo... Impossible de passer le pont!
 Nous nous sommes perdus dans les ruelles mais ce fut un vrai bonheur. Le soleil était au rendez-vous, très peu de monde circulait par ici.
 Combien de petits ponts avons nous passer? Beaucoup!

Et nous avons retrouvé le campo San Polo pour déjeuner. Je ne sais plus ce que j'avais choisi comme plat mais je me souviens très bien d'une panna cotta aux trois parfums (café, caramel et fruits rouges)
Donc on passera le canal le lendemain...