samedi 28 janvier 2012

Arbres dépouillés


 Quand le temps est maussade, le ciel presque noir,  il me prend l'envie de vous emmener quand même dans ma campagne où des arbres nus grelottent silencieusement, où parfois un craquement sourd se fait entendre  et revenir au jardin où des roses nous attendent encore et qu'un simple bouquet de tulipes nous fait espérer les beaux jours…








Aux arbres il faut un ciel clair, 

L'espace, le soleil et l'air, 
L'eau dont leur feuillage se mouille. 
Il faut le calme en la forêt, 
La nuit, le vent tiède et discret 
Au rossignol, pour qu'il gazouille.






 Mais quand mauvaise est la saison, 
L'arbre perd fleurs et frondaison. 
Son bois seul reste, noir et grêle. 
Et sur cet arbre dépouillé, 
L'oiseau, grelottant et mouillé, 
Reste muet, tête sous l'aile.




  Ainsi ta splendeur, sur le fond 
Que les envieuses te font, 
Perd son nonchaloir et sa grâce. 
Chez les nuls, qui ne voient qu'hier, 
Le poète, interdit et fier, 
Rêvant l'art de demain, s'efface.







Arbres, oiseaux, femmes, rêveurs 
Perdent dans les milieux railleurs 
Feuillage, chant, beauté, puissance. 
Dans la cohue où tu te plais, 
Regarde-moi, regarde-les, 
Et tu comprendras mon silence.



L'excuse .charles Cros














Belle semaine à vous qui passez

mardi 24 janvier 2012

Un centième membre ?


 Juste pour bien fêter l'inscription du 100ième membre de mon blog, bienvenue à lui,  je vous laisse (re)découvrir en vrac quelques photos de ces dernières années sur mon blog. Je ne peux malheureusement mettre un lien vers son blog, mais je pense que cela ne pourrait tarder...
























C'est tout pour aujourd'hui, à bientôt
Voilà le lien  : http://dieter759.blogspot.com/

samedi 21 janvier 2012

Avec les acrobates


 Depuis lundi, nous étions sans téléphone donc sans Internet oh que c'est "doure" !!!!!!!!! Bon, je reprends la barre et vogue la galère ! J'en ai bien profité pour m'occuper de ma petite fille que je n'avais pas vue depuis de longues semaines…
Un petit tour en arrière en compagnie des écureuils comme plusieurs de mes copinautes les adorent ! Je vous laisse aussi avec Maurice Rollinat, vous savez, l'ami de Georges Sand,( je pense aussi à toi, Alba… et à toi, Oxy, et à toi,Louise,)
A bientôt


 L’ÉCUREUIL

Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.
Les rayons du soleil, maintenant alanguis
Ont laissé le ravin dans un jour fantastique.


 Le paysage est plein de stupeur extatique ;
Tout s’ébauche indistinct comme dans un croquis.
Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.


Tout à l’heure, la nuit, la grande narcotique
Posera son pied noir sur le soleil conquis ;
Mais, d’ici là, tout seul, avec un charme exquis,
Acrobate furtif de la branche élastique,
Le petit écureuil fait de la gymnastique.
Maurice ROLLINAT
(1846 - 1903)




Bon dimanche à vous tous

lundi 16 janvier 2012

Doublement touchée,


Par un "Liebster blog", vous savez ce petit cœur, que Danielle du blog Album vénitien" et Nina Lou de "la bulle de Nina Lou" ont décerné à mon "cheminfaisant". Merci à vous deux, j'en suis très touchée et pour jouer le jeu je décerne le même prix à …. A tous et toutes celles qui ne l'ont pas eu encore car vous êtes tous et toutes mes copinautes, un grand réseau s'il en est !!!!!
Maintenant je vais faire un petit tour vers vos blogs qui m'apportent beaucoup ! Merci à vous et à bientôt


 Le brouillard 

Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton ; 


Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison. 


 Plus de fleur au jardin,
Plus d’arbre dans l’allée ; 



La serre du voisin
Semble s’être envolée. 


 Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier.

Maurice Carême 




Mais toujours le soleil revient, ouf !

lundi 9 janvier 2012

Rappel

 Ayant revu avec plaisir, quelques jours auparavant, le film réalisé par Bertrand Tavernier "la princesse de Montpensier", je me suis souvenue de notre rencontre-dédicace de novembre à Compiègne, au cours du festival du film.

 A l'occasion de ce festival,  je vous avais rapidement parlé du film "Laissez-passer" avec  Jacques Gamblain, vous vous souvenez, avec la séquence du parcours à vélo… Oui, vous me direz que la princesse dans cet univers d'un festival autour du 11 novembre se trouva quelque peu décalée mais il s'agit dans cette histoire aussi de l'absurdité des guerres et des  conséquences dans le quotidien des hommes et des rivalités de leurs sentiments. Je ne vous parlerai pas ici de la condition de la femme au XVIe siècle…




 Je m'étais procurée le livre lors de ce festival :

Et Il me l'avait gentiment signé : "Ah oui, ce beau film !" Certain que ce n'était pas l'à-propos du moment mais…



 Et après la lecture de ces dialogues et de la nouvelle de Madame Lafayette, j'ai beaucoup plus apprécié le film et fais plus attention aux dialogues  et à la beauté de certaines images… A ce sujet, je vous recommande de lire le très beau billet qu'en avaient fait les "Boggans", ici.


 Au fur à mesure que je lisais les dialogues, je revoyais les différentes scènes. La deuxième vision du film fut plus intense pour moi, je sentais mieux l'atmosphère du  XVIe  s  comme dans la nouvelle de Me de Lafayette… Merci Monsieur Tavernier. Quel sera votre prochain film ?

 Il passe en ce moment à la télévision, ne le ratez pas si vous ne l'avez pas encore vu et même si ….


Le temps est gris et je n'ai pas encore vu le soleil aujourd'hui !!!!
C'était hier !