samedi 31 mars 2012

Photo de la semaine

Sans commentaire, découverte dans le jardin....

Toujours dans le sillage d'Amartia qui a joyeusement initié cette chronique !!!!
Si vous voulez participer, c'est ici


 Bon week-end



mardi 27 mars 2012

Continuons la balade dans la baie…

J'ai cherché quelques citations qui pourraient illustrer les photos que j'ai prises la semaine passée au Mont. J'en ai trouvé de Victor Hugo, de Colette, de Madame de Sévigné, de Guy de Maupassant mais j'ai préféré un petit texte de Flaubert :



"Nous allâmes prendre l'air sur le quai où luisait un beau soleil ; la grève découverte était toute grise à cause de la vase qui la recouvrait et, sur sa couche lisse, glacée comme une crème, les barques vides, échouées dans toutes les postures du monde, avaient leurs filets suspendus qui séchaient au haut des mâts. Sur le bois des canots le goudron suintait en gouttelettes noires.



  Dans la brume pénétrée de soleil, seul au milieu de la mer, se levait le Mont-Saint-Michel, dôme bleuâtre aux sommets découpés ; à droite, les côtes de Normandie continuant, de leur ligne mamelonneuse, la coupe immense de la baie, allaient graduellement s'abaissant et confondaient à l'horizon la vague de leurs contours dans la blancheur des nuées légères




  
De place en place, dans les flaques d'eau encloses de carrés de galets, quelques huîtres dormaient dans leurs vertes coquilles comme des gens qui font la sieste, les jalousies fermées.
Couché par terre à plat dos sur le sable, le chapeau sur les yeux, les bras étendus en croix, je suis resté une grande heure et demie à chauffer ma guenille au soleil et à faire le lézard. On se sent le corps inerte, engourdi, inanimé, inhérent presque à la terre sur laquelle il se vautre, tandis que l'âme, au contraire, partie bien loin, voltige dans les espaces comme une plume égarée. Lorsque j'ai relevé la tête, la grève avait disparu, la marée presque subitement était venue la recouvrir, et les barques tout à l'heure immobiles se relevaient maintenant et se remettaient à flot. 




 Sous le roulis des lames longues qui, arrivant l'une par dessus l'autre comme des inondations successives, accouraient de toute leur vitesse sur cette plage unie où largement elles se développaient sans en finir, les canots pleins de monde se croisaient, se vidaient, revenaient au quai. On allait partir pour la pêche."









Et je ne sais pas si tout ce paysage embrumé m'a inspiré ce petit modèle tout gris mais je lui ai fait le soir même....



samedi 24 mars 2012

La photo de la semaine

  Du Mont à Jullouville, ce fut mon marathon d'hier pour trouver le restaurant  qui offre la meilleure vue sur la baie et le Mont pour fêter dans quelques mois un anniversaire....
Clin d'oeil à Oxy et ses moutons....
Voilà ma participation photographique pour la chronique d'Amartia si vous voulez participer, c'est ici , Amartia se fera un plaisir de vous expliquer !

 L'air était printanier, il faisait même chaud au soleil de mars, les moutons broutaient à qui mieux mieux, les agneaux gambadaient comme des petits fous sur l'herbe vert tendre...Et au loin... La merveille......

mardi 20 mars 2012

Aujourd'hui c'est le printemps !

C'était la semaine dernière à Caen, une belle soirée.... Et c'est bien aujourd'hui le printemps !!!!


 Souvenir d'une balade en bonne compagnie le long de la Vire...


 L'hôtel de ville se reflète dans la mare...


 La Vire


 Un petit pont sur l'eau, enfin ce qu'il en reste...


 Ma première fleur du magnolia  "étoile des neiges"


 Les petites fleurs jaunes qui annoncent le printemps et un bourgeon de lilas....


 Muscaris, jacinthe, crocus et anémones se partagent la vedette...



Et pendant que les chatons et bougeons s'épanouissent au soleil, Jafran coule une retraite tranquille...
Je vous souhaite un joyeux printemps !

samedi 17 mars 2012

La photo de la semaine

Ma participation à la photo de la semaine, chronique animée par notre chère Amartia, sera celle-là et pas une autre !!!!


 Photo prise mercredi lors d'une bonne marche le long de la Vire avec quatre amies, il faisait beau un vrai temps de printemps ! Un beau modèle, ne trouvez-vous pas ? J'ai trouvé cette fable de notre grand poète pour l'accompagner :                  
                                                  Les Poissons et le Cormoran

Il n'était point d'étang dans tout le voisinage
Qu'un Cormoran n'eût mis à contribution.
Viviers et réservoirs lui payaient pension.
Sa cuisine allait bien : mais, lorsque le long âge
Eut glacé le pauvre animal,
La même cuisine alla mal.
Tout Cormoran se sert de pourvoyeur lui-même.
Le nôtre, un peu trop vieux pour voir au fond des eaux,
N'ayant ni filets ni réseaux,
Souffrait une disette extrême.
Que fit-il ? Le besoin, docteur en stratagème,
Lui fournit celui-ci. Sur le bord d'un Etang
Cormoran vit une Ecrevisse.
Ma commère, dit-il, allez tout à l'instant
Porter un avis important
À ce peuple. Il faut qu'il périsse :
Le maître de ce lieu dans huit jours pêchera.
L'Ecrevisse en hâte s'en va
Conter le cas : grande est l'émute.
On court, on s'assemble, on députe
À l'Oiseau : Seigneur Cormoran,
D'où vous vient cet avis ? Quel est votre garant ?
Etes-vous sûr de cette affaire ?
N'y savez-vous remède ? Et qu'est-il bon de faire ?
- Changer de lieu, dit-il. - Comment le ferons-nous ?
- N'en soyez point en soin : je vous porterai tous,
L'un après l'autre, en ma retraite.
Nul que Dieu seul et moi n'en connaît les chemins :
Il n'est demeure plus secrète.
Un Vivier que nature y creusa de ses mains,
Inconnu des traîtres humains,
Sauvera votre république.
On le crut. Le peuple aquatique
L'un après l'autre fut porté
Sous ce rocher peu fréquenté.
Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit
Transparent, peu creux, fort étroit,
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.
Ils y perdirent peu, puisque l'humaine engeance
En aurait aussi bien croqué sa bonne part ;
Qu'importe qui vous mange ? homme ou loup ; toute panse
Me paraît une à cet égard ;
Un jour plus tôt, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande différence.

Jean de La Fontaine




lundi 12 mars 2012

Caro Lucio

Lucio Dalla est parti
Trop vite…
L'Italie pleure…
Et moi je vous propose de l'écouter, c'est la première chanson que j'ai entendue de lui qui a été reprise par une multitude de chanteurs…


Au revoir


Paroles de la chanson Caruso : 

Qui dove il mare e lucido E tira forte il vento Su una vecchia terrazza davanti al golfo di surriente Un uomo abbraccia una ragazza dopo che aveva pianto Poi si schiarisce la voce e ricomincia il canto Te voglio bene assai Ma tanto bene sai E una catena ormai Che scioglie il sangue dint'e vene sai Vide le luci in mezzo al mare penso alle notti la in America Ma erano solo lampare e la bianca scia di un elica Senti il dolore nella musica Si alzo dal pianoforte Ma quando vide la luna uscire da una nuvola gli sembra piu dolce anche la morte Guardo negli occhi la ragazza quegli occhi verdi come il mare Poi all'improvviso usci una lacrima e lui credette di affogare Te voglio bene assai Ma tanto tanto bene sai E una catena ormai Che scioglie il sangue dint'e vene sai Potenza della lirica dove ogni dramma é un falso Che con un po'ditrucco e con la mimica puoi diventare un altro Ma due occhi che ti guardano cosi vicini e veri Ti fan scordarele parole confondonoi pensieri Cosi diventa tutto piccolo anche le notti la in America Ti volti e vedi la tua vita come la scia di un'elica Ma si é la vita che finisce ma lui non ci penso poi tanto Anzi si sentiva gia felice e ricomincio il suo canto Te voglio bene assai Ma tanto bene sai E una catena ormai Che scioglie il sangue dint'e vene sai Te voglio bene assai Ma tanto bene sai E una catena ormai Che scioglie il sangue dint'e vene sai

En français :


 Ici où il y a la mer et un vent si fort Sur une vieille terrasse donnant sur le golfe de Sorrente Un homme embrasse une fille après qu'elle eût pleurée Puis il s'éclairci la voix et recommence son chant   [Refrain] Je t'aime tant Mais tant tu sais C'est devenue une réaction en chaîne désormais Qui dissous le sang dans les veines, tu sais   Je vois ces lumières au milieu de la mer, et je pense aux nuits là-bas en Amérique Mais ce ne sont que les lampions des pécheurs et le sillage blanc d'une hélice Il ressenti une douleur dans la musique, et il se leva du piano Mais lorqu'il vit la lune sortir d'un nuage Même la mort lui sembla plus douce Il regarda la fille dans les yeux, ces yeux verts comme la mer Puis à l'improviste une larme surgie, et lui il crut qu'il se noyait   [Refrain]   Puissance du lyrisme où chaque drame est une supercherie Où avec un peu de maquillage et quelques mimiques tu peux devenir un autre Mes deux yeux qui te regarde de si prêt et si vrais Te fond oublier les paroles et s'emmêler tes pensées Comme ça tout devient petit, tout comme ces nuits en Amérique Tu te retournes et tu vois ta vie comme le sillage d'une hélice Même si c'est la vie qui fini lui il y pense à peine D'ailleurs il se sentait déjà réconforté et il reprit son chant  

samedi 10 mars 2012

Photo de la semaine

 Maintenant vous connaissez bien la chronique d'Amartia et son équipe de copinautes !!! Voilà ma participation du jour, prise dans mon jardin ! A bientôt et très bon week-end à vous !

jeudi 8 mars 2012

Sous le signe de la lune, de la femme et d'Idoménée


Parce que c'est en ce moment la pleine lune,  je me suis amusée à l'enfermer dans la boîte…


 Derrière le noyer, elle joue à cache cache...


 Le soir il fait bon  lire au coin du feu plutôt que de la surprendre justement derrière les arbres...


Et , il paraît que c'est aussi la journée de la femme ! Et si c'était toute l'année qu'elle pouvait être considérée à sa juste valeur et vivre en bonne harmonie avec l'homme dans tous les domaines…. Vaste sujet international…





 Le premier mars, nous commencions bien ce mois du printemps, en allant voir l'opéra seria  "Idoménée" de Mozart, au théâtre deCaen.

Les Siècles et 
François-Xavier Roth direction musicale
Yannis Kokkos mise en scène, décors, costumes

avec
Chad Shelton Idoménée, roi de Crète
Terry Wey Idamante, fils d'Idoménée
Judith Van Wanroij Ilia, princesse troyenne
Cécile Perrin Electre, princesse grecque en exil
Jésus Garcia Arbace, confident d'Idoménée
Alexandre Swan le Grand prêtre


 "Créé en 1781, trois jours après le vingt-cinquième anniversaire de Mozart, Idoménée, roi de Crète est le premier « grand opéra » de la maturité d'un compositeur auquel il ne reste que dix ans à vivre. Empreint à la fois des conventions rigides de l'opera seria et de la solennité de la tragédie lyrique à la française, Idoménée, roi de Crète apporte cependant son lot d'innovations et de développements musicaux qui rendent cette oeuvre émouvante et attachante par bien des aspects. Revenant de la guerre de Troie après plusieurs années d'absence, Idoménée, roi de Crète, est pris dans une tempête. Afin de survivre il fait le voeu de sacrifier le premier homme qu'il rencontrera. Son fils, averti de son arrivée, est le premier à paraître devant lui. En reprenant l'histoire du vieux roi crétois, c'est le rapport au père et à l'autorité que Mozart remet en question, franchissant ainsi un dernier pas vers la liberté. C'est le grand metteur en scène Yannis Kokkos, dont on a pu voir au théâtre de Caen Hänsel und Gretel et Iphigénie en Tauride (2005), La Clémence de Titus (2006) ou encore Jules César en Égypte (2008), qui réalise la mise en scène. Dans un entretien, il confiait : « Les oeuvres du passé ne sont pas à dépoussiérer, elles sont juste là devant nous. » Dans un décor unique symbolisant l'espace mental d'Idoménée, avec la sobriété et l'élégance que l'on connaît à Yannis Kokkos, évoluent de talentueux solistes : Chad Shelton, Terry Wey (découvert dans Il Sant'Alessio), Judith Van Wanroij, Cécile Perrin pour ne citer qu'eux." (id2sorties)






J'ai beaucoup apprécié la mise en scène et les très belles voix de Chad Shelton dans le rôle-titre,  de Cécile Perrin, Electre et  de Judith van Wanroii, Ilia, avec un petit bémol pour  la prononciation italienne, j'ai eu quelques difficultés à comprendre ce soir là mais heureusement  il y avait les surtitres… Les différentes interventions du chœur furent éblouissantes
L'interprétation du conflit qui se jouait entre le père et le fils garda sa force jusqu'au dénouement dans un décor épuré qui correspondait bien au propos.

Comme vous pouvez le penser ce fut pour nous, une belle soirée ! Si vous voulez en savoir plus, c'est ici et là.

samedi 3 mars 2012

La photo de la semaine


La photo de la semaine avec Amartia
Comment est née cette photo de la semaine  ?


Mars est arrivé dans le jardin et déjà il lui donne un petit air de printemps. Après un mois de février assez rigoureux c'est un vrai bonheur de découvrir les premières fleurs ! Et le soleil un brin blafard éclaire notre balade derrière la haie de chênes…


                                    Les perce-neiges ont envahi la pelouse près du potager.





                                             Les crocus ont sonné le premier rassemblement

                                
                                
                              Les jonquilles s'épanouissent au bord de la remise à bois


   
    Et les primevères n'ont pas dit leur dernier mot à une petite fille qui s'émerveille devant le réveil de la nature…