mercredi 30 mai 2012

En attendant un billet concernant les voyageurs-écrivains ou les écrivains-voyageurs qui nous ont encore étonnés à Saint Malo …


Je vous invite à faire un petit tour de jardin où les habitantes en corolles légères nous ont  fait la fête à notre retour…




D'abord les aubépines qui ont blanchi les haies …




Plusieurs fleurs blanches qui se sont donné rendez-vous dans le jardin blanc…





Puis les iris orangés qui ont discrètement parfumé les massifs…











Les iris bleus et mauves…






Et les roses qui pointent enfin leurs bouts de nez!!!!








Au potager, ce sont les salades, les radis et la rhubarbe qui nous ont redonné espoir  pour des cueillettes à venir…




A bientôt, on embarque pour la cité des corsaires !

mercredi 23 mai 2012

Enfin voilà le mois de mai tout blanc !

 Le joli mois de mai où les lilas blancs s'épanouissent



  Les " boules de neige" sont blanches comme neige!!! (Clin d'œil)






Quand le temps s'arrête au bout du chemin d'un côté et de l'autre… trouver et accueillir enfin l'espoir dans les fleurs des pommiers…







Chaque pommier à son rythme...






 Nous réjouir de la nature toujours recommencée...



 Lever toujours le nez au ciel....




Mais rester les deux pieds sur terre ou les quatre...

Les aubépines sont aussi en pleine floraison avec ce merveilleux soleil qui cette fois nous amène la chaleur tant attendue et nous redonne l'énergie nécessaire  à toute vie sur terre….

Mais j'ai perdu la photo des aubépines, elle ne doit pas être loin... Ce sera pour la prochaine fois! 
Bonne fin de semaine à vous qui passez !

samedi 19 mai 2012

Vert, vert, tout est vert au jardin !


Dans la farandole des photos de la semaine, menée par Amartia, me voilà de nouveau  parmi vous dans  ce tourbillon joyeux !!!

 Quand des plantes s'invitent au jardin  à côté des habituées...
Je crois bien que c'est une Euphorbe mais je n'ai pas encore trouvé son nom.
Et vous la connaissez-vous ?

Tout ce vert au jardin, m'a fait me souvenir une poésie de Louise de Vilmorin :

La solitude est verte.

Chasseresse ou dévote ou porteuse de dons
La solitude est verte en des landes hantées,
Comme chansons du vent aux provinces chantées
Comme le souvenir lié à l’abandon.


 Mon inconnue

La solitude est verte.
Verte comme verveine au parfum jardinier
Comme mousse crépue au bord de la fontaine
Et comme le poisson messager des sirènes,
Verte comme la science au front de l’écolier.




La solitude est verte.
Verte comme la pomme en sa simplicité,
Comme la grenouille, cœur glacé des vacances,
Verte comme tes yeux de désobéissance,
Verte comme l’exil où l’amour m’a jeté.
La solitude est verte.


Elles seront bientôt blanches, ouf!

Un autre extrait d'un poème de Louise de Vilmorin :

Dans les jardins, le vent sauvage
Berce des fleurs aux noms latins.
Dans les jardins, sous les ombrages,
La nuit est verte le matin.



Heureusement des taches de couleurs apparaissent de-ci de-là...

mercredi 16 mai 2012

Une bonne séance de désherbage avant un concert bien mérité!!!

 En matinée je désherbais entre les iris,


 Sous les genêts roses et sous les lilas,


 entre les anémones...

Et entre-deux, je filais au salon du livre de Caen pour y rencontrer Adrien Goetz, par hasard, mais son "Intrigue à Venise" m'a bien tentée quand il m'en a fait un résumé tout à fait séduisant. Après avoir lu celui-ci je crois que j'irais rejoindre son héroïne dans une "Intrigue à Bayeux" et qui sait à Versailles? En effet, cette Pénélope est conservatrice et M Goetz la suit dans ses mutations successives,  trois livres, trois intrigues, Bayeux, Versailles et Venise… A suivre!




Je voulais voir aussi Dominique Bona dont le livre "Berthe Morisot" m'avait bien plu pour comprendre ces familles Morisot, Manet, Rouard et Lerolle au centre du mouvement impressionnisme… Elle me dédicaça donc "les deux sœurs", son dernier opus.
L'entrevue fut courte car elle devait se préparer pour son intervention, "Etat d'art" justement avec Adrien Goetz au café littéraire où j'ai eu grand plaisir à les entendre tous les deux!







Après avoir avalé un petit sandwich et un café  nous nous rendions au théâtre pour assister au concert  du troisième livre des madrigaux de Claudio Monteverdi.

"Paul Agnew (photo) poursuit avec des jeunes chanteurs des Arts Florissants son intégrale des madrigaux de Claudio Monteverdi, considéré comme le créateur de l'opéra. Ses madrigaux témoignent de l'évolution de son écriture. On en arrive au troisième livre publié en 1592, alors que le compositeur vient de s'installer à la cour de Mantoue qui rassemble les plus grands artistes et savants de l'époque.
Monteverdi restera près de vingt ans à la cour des Gonzague, avant de partir pour la prestigieuse Venise où il jouira d'une grande renommée. On retrouve dans ce livre écrit sur le modèle traditionnel à cinq voix, le poète italien Le Tasse, avec notamment des extraits de La Jérusalem délivrée, long poème épique.

Avec comme interprètes : Miriam Allan, Hannah Morrison, sopranos ; Stéphanie Leclercq, contralto ; Paul Agnew (direction musicale), Sean Clayton ténors ; Lisandro Abadie, basse"



L'amour est au centre du troisième livre des madrigaux, interprété ce soir à Caen par Paul Agnew avec cinq autres chanteurs, des Arts Florissants, chœur et orchestre créés par William Christie dont je vous ai parlé à plusieurs reprises. Ici, on a la chance d'avoir ce chef en résidence à Caen depuis plusieurs années qui nous a fait mieux connaître la musique baroque.

Dans ce livre, le troisième,  c'est l'histoire pastorale d'un amour perdu qui se joue dans un  décor bucolique que nous percevons rien qu'à la lecture des titres  des différentes parties du livre III : Pianta (plante), erbette (herbes), rossignol, verdi fronde (vertes frondaisons), bianchi fiori (fleurs blanches, Primavera (printemps)…

Des moments de grande liesse alternent avec des instants de très profonde tristesse à la limite d'un romantisme exacerbé…
Et comme on peut le constater, la mélodie des voix s'harmonise avec bonheur aux paroles et sait traduire les sentiments des deux amants.

Les voix s'entremêlent harmonieusement puis c'est un solo d'une soprano ou d'un ténor ou d'un duo puis un trio et les cinq voix qui terminent  chaque partie…

Paul Agnew nous avait avertis que ces madrigaux nous emmèneraient sur les premières marches de l'opéra, que Claudio Monteverdi a composé aussi ces madrigaux pour mettre les voix féminines en valeur, voix qu'on n'avait pas l'habitude d'entendre dans les chapelles, à cette époque puisque réservées aux chanteurs et instruments…

"Oh Printemps, de la jeunesse de l'année…", j'ai bien aimé ce passage où la joie de vivre et d'aimer s'exprimait dans une nature printanière qui contrastait ensuite avec une souffrance terrible de l'amour perdu, à jamais…
La passion tue et on se trouve complètement dans un contexte baroque porté par les voix qui se chevauchent avec insistance pour décrire la contradiction de l'amour !

Si vous voulez, je vous donne à écouter cet extrait du deuxième livre des Madrigaux :

 Bonne écoute!
Plus d'info ici 

samedi 12 mai 2012

Photo de la semaine


Quand les arbres prennent le temps qu'il faut pour nous offrir leur parure printanière...

 Voilà ma participation de la semaine, derrière le sillage d'Amartia.

Vous l'avez bien sûr reconnu !
Bonne journée !

mercredi 9 mai 2012

Promenade en forêt

   

 On quitte le grand'route et l'on prend le sentier
Où flotte un bon parfum d'arôme forestier.    



 Dans le gazon taché du rose des bruyères,
Surgissent, ça et là, des ajoncs et des pierres.




 Nul horizon. Le long de cette sente étroite,
Une futaie à gauche, un haut taillis à droite. 


Rien ne trouble la paix et le repos du lieu ;
Au-dessus, un ruban très mince de ciel bleu 


 Que traverse parfois, dérangé dans son gîte,
Un oiseau voletant, qui siffle dans sa fuite. 


 Puis, c'est, plus loin, une clairière à l'abandon,
Où noircissent encor des places à charbon ;

Des hêtres chevelus se dressent, en un groupe,
Des arbres épargnés à la dernière coupe. 



De grands troncs débités s'étagent en monceau.
C'est tout auprès que prend sa source le ruisseau.


Henri de Régnier

samedi 5 mai 2012

Superposition florale ou la photo de la semaine


Juste une photo ! je participe et arrive enfin dans la farandole menée par Amartia  !


A bientôt !

jeudi 3 mai 2012

Encore dans le jardin !



Jusqu'au week-end dernier, mes protégées me voyaient peu dans le jardin, le froid, la pluie m'ont empêché de nettoyer, de désherber…


 Un bon feu qui crépite dans la cheminée,  les camélias qui pleurent, les chiliennes sorties trop tôt qui attendent et même Charlotte qui a la goutte au nez...



 Depuis deux jours je rattrape le temps perdu, la météo étant plus propice au jardinage... Avec un brin de chaleur, le prunus nous montre ce qu'il sait faire pour colorer le vert alentour...





 Les violettes commencent à faner sur les talus...


 Les tulipes-perroquets explosent...


 Qu'il est doux de revenir à la maison avec un bouquet de fleurs des champs...



La visite d'une petite princesse qui découvrit son nouveau toboggan nous enthousiasma jusqu'à la fin de l'après-midi,




et  avec quoi croyez-vous qu'elle joua aussi ?






Je ne peux pas être au jardin et devant mon ordinateur.. La vie, la vraie vie l'emporte et je m'en porte très bien mais je vois sur le côté droit de mon blog que les copinautes ont écrit des billets, des billets… Aurais-je le temps de mettre un petit commentaire à tous ?
Mais quel plaisir de voir toutes mes protégées en valeur sur l'écran et de les partager avec vous… Et  savez-vous ce que je lis en ce moment ? "je vois des jardins partout" de Didier Decoin ...
Dominique en a fait un magnifique billet et Aifelle aussi....



A bientôt