mardi 31 juillet 2012

Entre Castillon et Lessay, deux jardins. Celui des plantes et celui des voix

   Il est un jardin qui, à chaque fois, m'enchante, d'autant que je profite de la venue d'une copinaute en Basse Normandie pour l'entraîner (cette fois-ci c'était "les Cerisiers de l'aube", après "Autourdupuits" et Oxygène)  en cet endroit merveilleux. La maîtresse des lieux, Madame Colette Sainte Beuve est une passionnée de jardins comme vous auriez pu vous en douter. Allez voir son site, ici, elle vous contera mieux que moi son univers ! Aujourd'hui je me suis concentrée sur les plantes et fleurs…



Je vous convie à cette promenade avec un poème de George Sand...



A Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même





Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.







Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand





Et maintenant avec Théophile Gautier :



Quand à peine un nuage (Balade)

Quand à peine un nuage,
Flocon de laine, nage
Dans les champs du ciel bleu,
Et que la moisson mûre,
Sans vagues ni murmure,
Dort sous le ciel en feu ;
Quand les couleuvres souples
Se promènent par couples
Dans les fossés taris ;
Quand les grenouilles vertes,
Par les roseaux couvertes,
Troublent l’air de leurs cris ;





Aux fentes des murailles
Quand luisent les écailles
Et les yeux du lézard,
Et que les taupes fouillent
Les prés, où s’agenouillent
Les grands bœufs à l’écart,
Qu’il fait bon ne rien faire,
Libre de toute affaire,
Libre de tous soucis,
Et sur la mousse tendre
Nonchalamment s’étendre,
Ou demeurer assis ;
Et suivre l’araignée,
De lumière baignée,
Allant au bout d’un fil
À la branche d’un chêne
Nouer la double chaîne
De son réseau subtil,
Ou le duvet qui flotte,
Et qu’un souffle ballotte
Comme un grand ouragan,
Et la fourmi qui passe
Dans l’herbe, et se ramasse
Des vivres pour un an,




Le papillon frivole,
Qui de fleurs en fleurs vole
Tel qu’un page galant,
Le puceron qui grimpe
À l’odorant olympe
D’un brin d’herbe tremblant ;
Et puis s’écouter vivre,
Et feuilleter un livre,
Et rêver au passé
En évoquant les ombres,
Ou riantes ou sombres,
D’un long rêve effacé…




…Et lorsque de ce rêve
Qui jamais ne s’achève
Mon esprit est lassé,
J’écoute de la source
Arrêtée en sa course
Gémir le flot glacé,
Gazouiller la fauvette
Et chanter l’alouette
Au milieu d’un ciel pur ;
Puis je m’endors tranquille
Sous l’ondoyant asile
De quelque ombrage obscur.


le Thalictrum delavayi hewitt's double

 Et j'ai retrouvé ma préférée... Toujours au bord d'un bassin, un livre entre les mains...




Et après les jardins de Castillon (on ne prononce pas le "s") place à la musique, en soirée !
"La Tragédie lyrique en cinq actes, de Cambert à Rameau", un programme dirigé à Lessay  par Paul Agnew. Vous savez, dans l'abbatiale où nous aimons nous rendre chaque été…





 L'orchestre et les solistes Élodie Fonnard, Rachel Redmond, Reinoud Van Mechelen et Pierre Bessière furent donc dirigés par le chef associé des  Arts Florissants.

Je vous avais déjà parlé de Paul Agnew, toujours souriant, ténor, contre-ténor et chef d'orchestre, lorsque nous l'avions vu à Caen, cet hiver. Il s'était lancé dans l'intégrale des madrigaux de Monteverdi, avec les Arts Florissants. Aujourd'hui à Lessay, "il nous fait faire un voyage de soixante et quelques années depuis la naissance de l'opéra en France sous la direction du cardinal de Mazarin en passant par la constitution d'un style français sous le règne de Louis XIV, et jusqu'au crépuscule de l'opéra baroque avec la maturité stylistique de Jean Philippe Rameau


 Ici, c'est une petite formation des "Arts Flo", fabuleuse dans une interprétation d'un programme composé de  cinq actes, extraits de : Pomone de Robert Cambert, Achille et Polyxène de JB Lully, Albion and Alabanius de Louis Grabu, Médée de Marc-Antoine Charpentier et Les Indes Galantes de Jean-Philippe Rameau dont ils nous ont gratifiés en bis !!!
Et quatre jeunes solistes  qui viennent directement du "jardin des voix", crée par William Christie  furent admirables de sensibilité et de vérité…




J'attends avec impatience de les rencontrer de nouveau en août dans les beaux jardins de Thiré !





Et ce que je retiens à chaque concert dirigé par Paul Agnew, c'est son côté pédagogique pour nous expliquer les musiques qu'il interprète, d'une façon tellement sympathique et simple non dénuée de hautes connaissances qui nous fascinent à chaque fois ! Merci à lui ! 



Il faut dire que j'avance quelque peu dans cette musique baroque grâce aux Art Flo que nous suivons depuis quelques années à Caen et Lessay ! 

samedi 28 juillet 2012

Photo de la semaine


Toujours sous la houlette d'Amartia, je vous emmène très haut dans les airs... Ce sera ma photo de la semaine !


Bonne semaine ! A bientôt

mercredi 25 juillet 2012

Une journée sous le signe de l’été



Sous un ciel bleu avec un peu de nuages, on arrivait à Granville, la température était seulement de 16°5 mais elle ne nous empêcha nullement de parcourir le jardin de Christian Dior avec le soleil comme compagnon des beaux jours !




Il n’en fallait pas moins pour apprécier cette grâce du ciel et prendre son temps pour se promener dans ce lieu enchanteur entre les jasmins qui envahissent les murets et les rosiers qui grimpent sur les pergolas ou autres treilles. Les chèvrefeuilles embaument les petites allées qui dominent la mer, juste au bord de la falaise.





Un peu plus loin une mamie assise avec un livre près de la poussette à deux places où babillent deux jumeaux… Je fais un brin de causette sur les joies d’être grand-mère et hop nous rejoignons le belvédère pour admirer cette fin de matinée et sa lumière caractéristique qui s’enfuit sur la mer en contrebas.





Quelle joie d’arriver près du bassin aux poissons rouges où s’épanouit au bord le seul, l’unique grenadier tout en fleurs !




A ce moment-là, la température est montée à 20° quand nous entrons dans la villa-musée de Christian Dior. L’été peut commencer !
Aujourd’hui, mardi il fait 27° et on s’est baignés deux fois !!!!

Une exposition consacrée aux stars du cinéma habillées en Dior …











Ces chaussures haute-couture plairaient à Norma !!!!








Quand on fait des galettes, à La Croustantine, on en commande aux coquilles St Jacques et  fondue de poireaux. Un régal suivi d’une succulente crêpe aux pommes, caramel et amandes.

Ensuite nous avons visité l'exposition "Colette" ou "Je vais écrire encore, il n'y a pas d'autre sort pour moi". La copinaute qui m'accompagnait saura mieux vous en parler, c'est une vraie "fan" de Colette, l'écrivain. J'attends son billet !






Le soir je rejoignais mon cher et tendre époux au concert à Lessay pour notre deuxième concert.




Une découverte pour nous, l’ensemble américain, Chanticleer, dirigé par Jace Wittig. Ensemble de 12 hommes  a été fondé en 1978 par le ténor Louis Botto. Ils interprètent un répertoire allant de la Renaissance au jazz en passant par le gospel.
Par moment ils deviennent un véritable orchestre de voix. Ils entreprennent une tournée européenne après avoir parcouru le monde…





Le programme ce soir, à l’abbatiale de Lessay, alla de Sébastien de Vivanco (1551-1622), le baroque sud-américain à Stephen Paulus (1949-) en passant par un morceau de Maurice Duruflé (1902-1986) que j’ai beaucoup aimé.





La mise en scène variée et étudiée pour une bonne répartition des voix, des chanteurs toujours souriants ont donné à ce concert une ambiance estivale et joyeuse !




Une journée qui s’est déroulée de belle façon et je ne vous ai pas raconté d’autres bons moments … Un prochain billet !  

dimanche 22 juillet 2012

La belle saison s'installe...


La belle saison s'est installée enfin !!!! Profitons-en !!!!!



Ce sera ma participation de la photo de la semaine avec notre amie AMARTIA ! Vous pouvez nous suivre ici et vous joindre à la farandole !!!!

mardi 17 juillet 2012

Premier concert


C'était le premier concert de la saison estivale de Lessay et nous y assistions avec un plaisir renouvelé qui nous étonne nous-mêmes à chaque ouverture du festival. Il est vrai qu'un concert en "live" est toujours plus agréable que l'écoute d'un CD ou même un DVD.




Je ne vous décrirai pas les lieux, l'abbaye et l'église de Canville-la Roque,  vous trouverez tout ce que vous voulez savoir sur le festival ici.




Nous n'irons pas cette année au manoir  (vous savez dans la grange où nous avions apprécié l'année passé le piano de Bertrand Chamayou ) de Madame Desmoulin disparue en fin d'année 2011 présente dès la création de ce beau festival, il y a quelques 19 années ! Je dédis mon billet à cette dame, qui avait préparé avec toute l'équipe des heures musicales de Lessay, cette programmation 2012 et dont la fille Hélène Desmoulin, grande pianiste, jouera pour nous le 3 août en l'église de Canville.




C'est l'Allemagne baroque qui ouvrait "les  heures musicales" à l'église abbatiale de Lessay avec le Concerto Köln et un très beau programme puisqu'il était question de : 


 Fabuleuse violoniste (je vais rechercher son nom !)


Bach et le concerto pour deux violons en ré mineur. Nous avons assisté à un très beau dialogue entre les deux violons.

Haendel et son concerto Grosso OP.6 N°1. Personne n'a applaudi avant la fin des quatre mouvements !

Telemann et le concerto pour flûte traversière, hautbois et viole d'amour en mi majeur.





Après l'entracte, au cours duquel nous divaguons dans les jardins, le temps de retrouver les parterres fleuris de toute beauté malgré la pluie de ces semaines passées…





Bach, de nouveau avec cette fois un fameux concerto brandebourgeois N°4 en sol majeur, tellement dansant !!!

Et pour terminer : Telemann et le concerto pour flûte traversière et flûte à bec en mi mineur, et extrait suite Tafelmusik.

Que veut dire Tafelmusik ? Je ne comprends pas l'allemand donc j'ai lu le programme et peux ainsi vous le traduire, c'est la musique de table, genre musical né au 16e siècle, qui était joué à l'occasion des fêtes et banquets et les trois noms de ce jour en furent les plus célèbres illustrateurs.





Après les applaudissements chaleureux du public, l'orchestre Köln  a repris un morceau de Telemann.




Et comme les autres années, nous prenons, après le concert, le chemin de la grange aux dîmes pour retrouver les musiciens autour d'un verre de cidre et les petits financiers normands. Une belle soirée malgré les 14° à l'extérieur !






Un petit extrait que j'ai trouvé sur YouTube :


L'ensemble Köln participe aussi au festival de La Vézère, ELLE nous en parle aussi !

samedi 14 juillet 2012

Juste pour les yeux !

Nous n'y croyions plus et pourtant en quittant le restaurant, que nous avions atteint sous des trombes d'eau,  les premiers pétards se firent entendre…
Un spectacle qu'on connaît bien et qui arrive toujours à nous émerveiller chaque fois !  
La première photo sera ma participation à "la photo de la semaine" avec Amartia et toute la farandole des copinautes. Un clic sur Amartia et vous découvrirez toute la ronde des photos !





Joyeuse fin de semaine à toutes et tous !






























Laquelle auriez-vous choisie pour la photo de la semaine ?