mardi 27 novembre 2012

Ciel bleu !

Quand il fait gris,  comme hier et aujourd'hui, que le ciel pleure ses feuilles envolées, je rêve d'un ciel d'Italie qui m'a réjouie pendant tout mon voyage d'Amalfi à Ostuni en passant pas Pompéi… Et je vous propose ici, de vous promener avec moi le nez en l'air  en compagnie de Verlaine.



 D'où m'est venue cette drôle d'idée de ciel d'Italie, me direz-vous ? De la si jolie voix d'une petite fille qui tout près de moi, dimanche, chantait " Bella note, sous le ciel d'Italie…", je pense savoir que c'est une réminiscence d'un extrait de "Belle et le clochard" vous savez, quand les deux amoureux dégustent des spaghetti chez l'Italien !!!!


Bien, vous êtes prêts,  partons voir si

"Le ciel est par-dessus le toit "est toujours bleu…



Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.



La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte

Pompéi

 Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là

Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville



 Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,

Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?


Paul Verlaine

 Paestum





Un très vieux "trullo" qui n'a pas encore été restauré...
A bientôt

samedi 24 novembre 2012

Photo de la semaine

Petit retour en arrière pour le choix de la photo de la semaine dans la farandole du samedi avec Amartia et toutes les copinautes qui participent de semaine en semaine depuis.... :




A l'est du "Petit Château", dans un bassin octogonal, se dresse une statue-fontaine contemporaine nommée "l’Olympe".
C'est une œuvre de Claude Lalanne. Elle évoque les automates qui se trouvaient autrefois dans ce jardin.
Réalisée en 1988, elle représente un enfant. Elle est en bronze et cuivre. Dimensions: 146 x 62 x 33 cm.
Elle rappelle l'époque où Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine, avait réservé le "Petit Château" à ses enfants."


 L'Olympe dans le petit bassin octogonal


 Couleurs de l'automne autour du bassin


 Derrière les frondaisons on aperçoit le "petit château" qui fait partie du domaine de Sceaux et son parc


 En arrivant du parc...


 Le Petit château de Sceaux qui abrite maintenant un musée

Le portail monumental qui mène au musée maintenant
"Le portail monumental en pierre de taille, encadré de pilastres et surmonté d’un fronton triangulaire, constitue un accès prestigieux, classé à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, en 1931."

lundi 19 novembre 2012

Dimanche en musique

Avant d'aller écouter Monteverdi, je suis passée par mon jardin photographier les derniers glaïeuls de Byzance qui fleurissent encore (beaucoup d'entre vous ont été surpris, alors…) et j'en profite pour partager quelques photos des derniers fleurissements…

Vous voyez, c'est vraiment la fin, mais ils m'ont attendue !!!!!!


What is't ?


Et celles-là ?


Les roses toujours fidèles...


Et celle-ci si belle ?


Les hortensias ont pris leurs dernières teintes d'automne...



En traversant la forêt, je me serais presque arrêtée, tellement c'était agréable de voir le soleil jouer entre les feuillages…Mais il ne fallait pas rater l'heure du concert…





"Les Arts Florissants, dirigés par Paul Agnew, poursuivent leur aventure musicale en interprétant l’intégrale des madrigaux de Claudio Monteverdi. Après les Livres I, II et III donnés la saison passée au théâtre de Caen, place aux premières mutations qui annoncent une véritable révolution musicale.
Dédié à l’académie des Intrepidi de Ferrare, le Livre IV compte vingt madrigaux, écrits sur le modèle traditionnel polyphonique à cinq voix. Monteverdi puise son inspiration dans l’oeuvre de Guarini, notamment dans Il Pastor fido qui a connu un grand succès dans toute l’Europe. Le Tasse et Rinuccini – le librettiste d’Euridice de Peri, premier essai de drame lyrique – sont également représentés."
Théâtre de Caen




"C’est la première fois que « Les Arts Florissants » présentent en concert une intégrale du Quatrième Livre de madrigaux de Monteverdi (1567-1643). Ils se lancent dans l’interprétation de l’un des monuments fondateurs de la musique occidentale : les huit Livres de madrigaux de Claudio Monteverdi.
Cette aventure musicale inédite à travers l’Europe se prolongera sur trois saisons. Chaque concert sera présenté par Paul Agnew, qui proposera en guise d’illustration musicale vivante et en contrepoint aux madrigaux de Monteverdi, une sélection d’œuvres de la même époque.
À propos des madrigaux de Monteverdi, le chef de chœur Paul Agnew explique que « l’idée d’interpréter l’ensemble des livres m’est venue dans le but d’explorer le développement artistique de Monteverdi, et à travers lui, la révolution musicale qui, note après note, mot après mot, s’est produite en Italie au tournant du XVIIe siècle ». Cette musique qui intègre le potentiel dramatique du texte conduira peu après vers les débuts de l’opéra."
Le pays.fr


Que vous dirai-je de ce magnifique concert à cinq voix ? Ce fut encore un bonheur intense d'écouter ces voix qui s'harmonisaient si bien en un chant qui parlait pourtant de la mort mais aussi de l'amour…

Six voix, six voix superbes car en vérité ils sont six :

Francesca Boncompagni et Maud Gnidzaz, soprane, Lucile Richardot, contralto, Paul Agnew et Sean Clayton, ténors, Lisandro Abadie, basse.

Prochain concert le 11 juin avec la même formation.

Si vous voulez en savoir plus, c'est ici et  (avec un petit reportage vidéo, qui vous donnera une idée du concert)



samedi 17 novembre 2012

Photo de la semaine

                                                       Glaïeuls de Byzance qui fleurissent en ce moment dans mon jardin...

Ils seront les vedettes de cette fameuse rubrique de la semaine avec Amartia. Voir ici les autres vedettes choisies par les participants







"Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid."

Qui est l'auteur de ces vers qui me sont venus instantanément ?




Je n'aime pas les glaïeuls mais ceux de Byzance m'émerveillent chaque année !
Bon week-end !

mardi 13 novembre 2012

En regardant la mer à Fécamp

Quand la mer et le ciel se sont donnés le mot pour changer de couleurs à la vitesse grand V !!!!



 Oui, je reviens encore au spectacle des flots.
Un charme douloureux m'attache à ces tableaux;
Leur sombre majesté dans mon âme oppressée
Attendrit les regrets, élève la pensée,
Mobile comme l'onde au sein des vastes mers.
Que de fois, du sommet de ces rocs entrouverts,
Dont les flancs caverneux semblent vomir l'orage,
Contemplant à mes pieds les débris du naufrage,
Sur un tronc dépouillé de ses rameaux mouvants,
Au cri des alcyons, au murmure des vents,
Pleurant de mes beaux jours l'illusion ravie,
La tempête m'offrit l'image de ma vie!
Et quand des flots calmés, le miroir onduleux
D'un soleil bienfaisant réfléchissait les feux,
Quand l'onde était sans trouble et l'auster sans haleine,
Le fragile canot, qui sur l'humide plaine,
Dans ce calme trompeur, élancé loin du port,
A la foi du zéphire abandonnait son sort,
Errant sur mille écueils sans crainte et sans défense,
A mon cœur agité rappelait mon enfance.

 J P Esmenard  le spectacle des flots.







Balade en bord de mer à Fécamp, si vous voulez en savoir plus sur ce port très ancien de Haute-Normandie, c'est ici

samedi 10 novembre 2012

Photo de la semaine




Et pour rassurer Oxy, je vous présente les plats que j'ai concoctés avec amour !!!!

 L'omelette aux chanterelles, un pur régal !!!


 Et les mini-citrouilles (rapportées du Gers), farcies aux pieds de moutons....


A bientôt dans les bois !!!!

mercredi 7 novembre 2012

"Temples grecs, maisons des dieux"

      

Aujourd'hui, je vous propose une visite à Paestum, en Campanie, au sud de Naples et Salerne.
Encore un lieu magique pour ne penser à rien, sinon, relire des extraits du livre d'André Suarès "temples grecs, maisons des dieux"




Le temple d'Héra ou "La Basilique" construit 550 av J.C, en style dorique archaïque. C'est le premier temple que nous avons aperçu de la route.
   
      

"Honneur au temple de Neptune, qui a nom Poseïdôn en grec, comme Paestum s'est appelé jadis Posidônia. Il est d'un goût et d'une majesté égale. Le génie qui l'a calculé est le même qui a fait les calculs du Parthénon. C'est l'exacte grandeur dans la juste mesure. Rien ne cherche le menu détail de la vie ; et l'ensemble est tout vivant. La beauté de cet art, qu'il n'y en a pas de plus étranger à l'anecdote. L'ordre éclate dans sa plénitude : il ne se montre pas, il se fait sentir ; il n'est pas la leçon de la beauté, mais le fait et l'exemple."


 Temple de Poséidon ou Neptune


"Ce temple de Neptune semble immense, tant il respire la haute majesté des œuvres éternelles. Je n'ai pas vu de ruine qui ait moins l'air de mendier. Ouvert de toutes parts à la lumière, jusqu'en ses ombres roses ou violettes, il montre tous ses membres et garde son secret. Dans l'harmonie, la beauté nue est toujours chaste."


 "Des pierres en ordre, restes de murs anciens ; deux ou trois tours démantelées ; des remparts abattus et décrépits : on marche à Paestum sur l'ombre d'une ville. "

"Je ne puis décrire un temple : que les archéologues s'en chargent ; qu'ils comptent les pierres et les colonnes ; qu'ils les mesurent et les cubent au millimètre près ; qu'ils les pèsent. Pour ma part, je ne sais rien du temple, à présent, si ce n'est que j'y pénètre et que je veux vivre avec lui. Quelle ambition plus enivrante, vivre avec le dieu, maître de la maison ?"





"Telle est la grandeur ou la vertu de l'ordre qu'il réduit à rien la matière, tant il la transcende. Le travertin, dont ce temple est fait, n'est rien après tout par lui-même ; mais il passe en beauté tous les marbres. Et je dirais, en luxe même, si ce mot a un sens pour la beauté. Ce qu'il y a de plus beau n'est-ce pas ce qu'il est de plus précieux ?"




Le temple de Poséidon (Neptune), temple consacré également à Héra, construit 450 av J.C., en même temps que le Parthénon d'Athènes, dans le même style dorique classique, divisé en trois nefs comme les églises chrétiennes.




"Ici, du moins, la terre d'Italie garde intacte une image de la beauté grecque. "



 La voie sacrée


"On peut emporter le souvenir de Paestum avec une piété heureuse : on y croit encore à la vie : et qu'est-ce donc, sinon croire à la joie de vivre ? A Paestum, on peut ensevelir dans la pourpre la mort de l'Olympe et rendre à la nuit du Nord la lumière de l'antique."




Le temple d'Athéna, construit500 av J.C., s'élève sur le point le plus haut de la ville, en  deux  styles, dorique archaïque et ionique, il fut transformé en église chrétienne au Moyen-Age puis abandonné…




"Trois temples, large et pure présence, écartent tout ce qui n'est plus : on ne voit qu'eux et leur vaste repos : ils sont debout, et toute la contrée est pleine de leur rythme. A l'opposé de la mer, les montagnes en vagues modérées, ondes paisibles, font une ronde harmonieuse, un chœur pensif sur l'horizon : il défend le tranquille recueillement des temples. Plus de toits, presque tous les frontons écroulés ; plus de statues, de frises ni d'acrotères ; l'intérieur n'est qu'un vide éclatant ; l'édifice est fait de trous béants, à travers la claire-voie des colonnes. Et pourtant, sans qu'on sache pourquoi, ce lieu n'exhale pas la désolation ; il ne chante pas un hymne funèbre. Cette ruine n'est pas triste. Ni décombres, ni débris amoncelés, ni la façon lugubre des musées : à Paestum, on ne respire pas la pourriture des pierres."





"A Paestum, la solitude est encore pleine de poésie. Dire que le silence est désormais le chant préféré des Immortels, et la voix qui va le mieux au cœur des poètes ! Faut-il, en vérité, que nous vivions dans un temps de chaos et de tumulte ! Il y a toujours des roses à Paestum, comme l'ont dit Virgile et Properce ; et même elles fleurissent deux fois. J'en ai trouvé au printemps et à l'automne."


Et le soir nous rêvions dans la montagne du Cilento à la ville antique visitée une bonne partie de l'après-midi...