mercredi 27 février 2013

Le coeur givré


Découvrir un paysage que l'on croit connaître et qui vous surprend encore une fois, habillé d'une parure inconnue, vue pour la première fois, dans cet écrin de collines…





En prenant cette série de photos, je pensais fortement au dernier opus de Christian Bobin et j'essayais de m'imprégner de cette immobilité, cette paix et cet émerveillement d'une nature endormie par le givre qui l'a recouvrait de son manteau…
Et c'est avec ce poète que nous ferons cette balade hivernale si vous le voulez !





"Nos pensées montent au ciel comme des fumées. Elles l'obscurcissent. Je n'ai rien fait aujourd'hui et je n'ai rien pensé. Le ciel est venu manger dans ma main.
 Maintenant c'est le soir mais je ne veux pas laisser filer ce jour sans vous en donner le plus beau. Vous voyez le monde. Vous le voyez comme moi. Ce n'est qu'un champ de bataille. Des cavaliers noirs partout. Un bruit d'épées au fond des âmes. Eh bien, ça n'a aucune importance. Je suis passé devant un étang. Il était couvert de lentilles d'eau - ça oui, c'était important. 







Nous massacrons toute la douceur de la vie et elle revient encore plus abondante. La guerre n'a rien d'énigmatique - mais l'oiseau que j'ai vu s'enfuir dans le sous-bois, volant entre les troncs serrés, m'a ébloui. 






J'essaie de vous dire une chose si petite que je crains de la blesser en la disant. Il y a des papillons dont on ne peut effleurer les ailes sans qu'elles cassent comme du verre.






 L'oiseau allait entre les arbres comme un serviteur glissant entre les colonnes d'un palais. Il ne faisait aucun bruit. Il était aussi simplement vêtu d'or qu'un poème. 






Voici, je me rapproche de ce que je voulais vous dire, de ce presque rien que j'ai vu aujourd'hui et qui a ouvert toutes les portes de la mort : il y a une vie qui ne s'arrête jamais. Elle est impossible à saisir. 




Elle fuit devant nous comme l'oiseau entre les piliers qui sont dans notre coeur. Nous ne sommes que rarement à la hauteur de cette vie. Elle ne s'en soucie pas. Elle ne cesse pas une seconde de combler de ses bienfaits les assassins que nous sommes."
Christian Bobin
L'homme-joie 



samedi 23 février 2013

Un petit air printanier avant le printemps


Tout d'abord, la photo de la semaine avec Amartia, comme la semaine a passé vite…




                                                              J'anime la rubrique
Un petit air printanier avant le printemps, la chaleur en moins !!! Il ne faut pas tout vouloir, me direz-vous !!! Et pour moi cette semaine fut un vrai bonheur car j'ai pu voir mes deux fils, avec l'un ce fut une jolie balade jusqu'au petit square ensoleillé  puisque sa petite famille est devenue citadine 




















et un récital avec mon deuxième et sa moitié, pour moi à cause des fourmis rouges, entre autres!!!

"Tu t´rappelles on s´était couché
Sur un millier de fourmis rouges.
Aucun de nous deux n´a bougé.
Les fourmis rouges.
Est-ce que quelque chose a changé?
Couchons-nous sur les fourmis rouges
Pour voir si l´amour est resté
Et voir si l´un de nous deux bouge,
Couchés sur les fourmis rouges."

Vous avez deviné, Michel Jonasz dont mon fils comme son père sont des fans de la première heure… 



                             Et son pianiste talentueux  Jean Yves d'Angelo





Ces quelques photos résumeront cette semaine bien remplie, avec pour terminer, un ballet par La Compagnie Fêtes Galantes, qui m'a laissé malgré  des couleurs printanières, sur ma faim, trop répétitif du début à la fin (c'est le seul de la saison que nous avions choisi) mais je fus complètement emportée par la musique de Jean-Féry Rebel (que j'ai découverte ici) et Gf Haendel, interprétée par "les Talents Lyriques" et leur chef Christophe Rousset  sans oublier les quatre chanteurs.





Terpsichore, un ballet-concert-lyrique, en fait, un spectacle dansé (par 6 danseurs), musical (22 musiciens) et chanté par quatre solistes, est un clin d'œil à Marie Salé, danseuse de renom dont le talent et la grâce inspirèrent Rebel et Haendel (ici)
Ainsi à la Terspsichore de Rebel succède une Terspsichore de Haendel  dans ce même spectacle ! Les premières figures du ballet, dans la pénombre comme des silhouettes fantasmagoriques, les danseurs vêtus de blanc, puis vinrent la lumière et les couleurs des tenues des danseurs… Mais je n'avais d'yeux et d'oreilles que pour l'orchestre et les chanteurs dans la fosse car au-dessus se déroulait une danse baroque que j'abandonnais souvent du regard pour les autres interprètes de ce ballet-concert !












Et il neige, l'hiver n'est pas fini…Et à l'instant le soleil brille !!!!!



Chut, ça pousse....

samedi 16 février 2013

Un mercredi à la campagne

La première photo sera ma participation à la photo de la semaine avec Amartia et tous les participants


                                                          J'anime la rubrique


Mercredi, nous passions la fin de l'après-midi et la soirée au cinéma le cinémoviking de Saint Lô  où nous avons pu revoir "Un dimanche à la campagne" et "la vie et rien d'autre" deux films présentés par Bertrand Tavernier lui-même.
Inutile de vous dire que ce fut passionnant et pour la deuxième fois (la première fois au festival  du cinéma de Compiègne) nous avions la joie de rencontrer cet homme enthousiaste et simple qui parle de son cinéma comme personne, Monsieur Bertand Tavernier …
En premier lieu, Il nous a présenté ce "dimanche à la campagne" si mélancolique, presque ennuyeux avant que n'arrive Sabine Azena, l'enfant préféré du père, si élégante, si joyeuse, si extravagante aux côtés de son frère si terne, si réservé…Le père est ébloui par sa fille qui reste pour lui un véritable bouquet de bonheur !!!! Voir un extrait ici
Ce qu'en dit Ouest-FRANCE : "Comme chaque dimanche de cette année 1912, un vieux peintre au crépuscule de sa vie accueille ses enfants dans sa maison de campagne. Le sérieux de son fils contraste fortement avec l'anticonformisme de sa fille."






Puis ce fut la présentation du deuxième film, "la vie et rien d'autre" Extrait ici
En 1920, un commandant de l'armée française (Philippe Noiret) est chargé d'identifier et de recenser les soldats disparus de la Grande Guerre. Sur son chemin il rencontre une femme (Sabine Azema) qui recherche son mari et en tombe amoureux.
Présentation du film suivie après le film d'un moment de questions-réponses où B. Tavernier ne fut pas avare de renseignements sur cette période de 1920 où 350 000 disparus furent recherchés. Philippe Noiret et Sabine Azema y jouent merveilleusement bien avec une belle authenticité et beaucoup d'émotion 

et je me souviendrais encore longtemps de cette lettre que Noiret (le commandant Dellaplane), de sa belle campagne, envoie à Sabine, partie aux Etats Unis… Lettre que toute femme aimerait bien recevoir un jour, et c'est Jean Cosmos le coscénariste  et dialoguiste du film qui l'a écrite nous dit B. Tavernier. 






Comment ne pas resté insensible, à la fin du film, à cette avalanche de beauté, les collines, le cheval et son cavalier, la mer et en contraste, les immeubles de New-York, dans les beaux quartiers, ce bel appartement habité par une femme très élégante qui lit une lettre…





Voilà :


Bédarieux, 6 janvier 1922
Irène, très chère Irène,
Votre lettre m'a donné une très grande joie parce qu'elle m'apportait un grand espoir. Enfin vous ! Enfin quelques mots me rendaient votre voix, votre regard, l'émouvante silhouette de mes jours et de mes nuits de solitude! Dieu veuille que mon message vous atteigne à New York avant ce grand départ que vous m'annoncez pour le Wisconsin. J'ai eu du mal à le découvrir sur mon globe. Comment vous y retrouverais-je si vous aviez l'imprudence d'aller vous y perdre?
"Nouvelle vie" dites-vous, "nouvelles têtes, nouveau départ". Qu'avez-vous besoin de toute cette nouveauté, vous qui renouvelez si bien toutes choses et notamment le vieux cœur des vieux hommes?
Vous n'avez compris ni mon trouble ni mon silence. Ai-je compris moi-même? J'étais, je suis encore tremblant de mon immense tendresse, et votre véhémence, votre flamme me paralysaient... nuit effrayante dans mon souvenir. Il suffisait que je murmure les trois mots dont vous me lanciez le défi et je me suis tû. Aujourd'hui, je les crie cent fois par jour, de toutes les forces qui me restent, souhaitant qu'ils passent la formidable étendue qui nous sépare: je vous aime, oui je vous aime, à jamais.
Cet aveu vous donnera peut-être à rire après tant de mois de séparation. Il me soulage. Il m'assure que je suis vivant, en paix avec moi-même. Le reste n'est que broutilles.
J'ai pris de grandes résolutions. Par exemple celle de me séparer de l'armée, laquelle d'ailleurs n'a fait aucune difficulté pour me libérer. Et comme je n'ai de goût ni pour les villes, ni pour les cravates, j'ai regagné la terre de mon enfance où je dispose d'une maison de famille entourée de quelques hectares de rocaille et de vignoble.
Je vous offre, sans trop d'illusion, cette royauté dérisoire.





Il est dix heures du soir. L'air sent bon le crottin, la menthe et le caramel parce que j'ai fait tomber du sucre sur ma cuisinière. Demain matin j'irai voir si les sangliers de mon petit bois sont partis pour l'Espagne et je commencerai d'attendre, de vous attendre. J'attends déjà. Je n'attendrai pas plus de cent ans. Mettons cent un ans.





Post-scriptum: C'est la dernière fois que je vous importune avec mes chiffres terribles. Mais par comparaison avec le temps mis par les troupes alliées à descendre les Champs Élysées lors du défilé de la Victoire, environ trois heures je crois, j'ai calculé que dans les mêmes conditions de vitesse de marche et de formation réglementaire, le défilé des pauvres morts de cette inexpiable folie n'aurait pas duré moins de onze jours et onze nuits. Pardonnez-moi cette précision accablante.
À vous, ma vie...



mardi 12 février 2013

Quand l'eau monte, monte...

Quand, l'eau monte, monte dans les marais on dit que les marais blanchissent. 
Une petite balade bien rafraîchissante et les bottes sont absolument nécessaires !!!!


 Et cette fois, nous la ferons en compagnie de Théophile Gautier, alors en route !!!!



Le marais.

C'est un marais dont l'eau dormante
Croupit, couverte d'une mante
Par les nénuphars et les joncs :
Chaque bruit sous leurs nappes glauques
Fait au chœur des grenouilles rauques
Exécuter mille plongeons ;




La bécassine noire et grise
Y vole quand souffle la bise
De novembre aux matins glacés ;
Souvent, du haut des sombres nues,
Pluviers, vanneaux, courlis et grues
Y tombent, d'un long vol lassé.





Sous les lentilles d'eau qui rampent,
Les canards sauvages y trempent
Leurs cous de saphir glacés d'or ;
La sarcelle à l'aube s'y baigne,
Et, quand le crépuscule règne,
S'y pose entre deux joncs, et dort.





La cigogne dont le bec claque,
L'œil tourné vers le ciel opaque,
Attend là l'instant du départ,
Et le héron aux jambes grêles,
Lustrant les plumes de ses ailes,
Y traîne sa vie à l'écart….

Théophile Gautier





Et le soir, toujours derrière la haie, seul, un rayon nous attendait



samedi 9 février 2013

Emotions



Voilà, ce sera elle ma photo de la semaine !!!! Avec Amartia !!!!!!!


Mardi soir, nous prenons le chemin du théâtre de Caen que nous avons quitté la veille pour un autre concert…
Ce soir-là, c'était la tragédie lyrique ou l'opéra tragique en cinq actes de Marc-Antoine Charpentier, compositeur français du 17 e siècle. Il s'était démarqué de Lully, son contemporain et vedette du moment.
Cet opéra fut donné pour la première fois sous sa forme scénique à Aix en Provence, l'été dernier. Sous la baguette de William Christie, accompagné par ses musiciens et  par une pléiade de jeunes talents, de son jardin des voix.




                                                              


Sans aucune prétention, je vais vous relater mon ressenti par rapport à cette œuvre de Charpentier, David et Jonathas . Si vous voulez en savoir plus de l'histoire c'est ici.

 J'ai été captivée par cette histoire revisitée qui date d'avant J.C. puisqu'elle est tirée de l'ancien testament. L e cinquième acte m'a carrément bouleversée, par la musique bien sûr mais aussi par le jeu et la qualité des voix des chanteurs : Jonathas (Ana Quintans ), David (Pascal Charbonneau) et Saûl (Neal Davies) et Joabel (Kresimir Spicer) la Pythonisse (Dominique Visse)





C'est bien la première fois, lors d'un opéra qu'une larme coula sur ma joue sans crier gare ! Je connaissais un peu la musique de Charpentier (Médée), j'avais écouté des extraits de ce David et Jonathas sur CD. Il faut dire que William Christie est un spécialiste de ce compositeur, d'ailleurs il a donné à son orchestre le nom d'un opéra de son auteur préféré, les Arts Florissants.

J'ai donc été subjuguée par la mise en scène et le jeu des chanteurs-comédiens qui nous ont fait vivre des moments intense d'émotion  et toujours cette musique qui souligne d'une façon magistrale cette tragédie humaine faite d'orgueil, de jalousie, de soif de pouvoir, d'inévitables conflits qui se finalisent toujours en guerre mais aussi de fidélité, d'authenticité et d'amour…
Les chœurs servaient à ravir la tragédie et la musique de Charpentier et vivaient les scènes avec tant de conviction que s'en était poignant. Quand la foule d'un seul élan pleure le destin cruel des héros…






La sobriété, c'est le moins que l'on puisse dire, du décor m'a intriguée au début puis, entrée dans l'histoire, il était là pour souligner, encadrer, amplifier ou au contraire enfermer le tragique qui se jouait sur la scène. Ce n'est plus du tout le grand siècle de Louis XIV !!!! Et pourquoi pas ? Derrière moi "on" disait qu'ils auraient pu au moins peindre les cloisons en blanc ou gris !!!
Un bel exemple de l'utilité de ce décor coulissant : La scène de la Pythonisse qui prédit à Saül un destin tragique est absolument édifiante de surréalisme. Le drame se joue ici par la multiplicité de ce personnage féminin (le seul de la tragédie) flanqué d'un tablier, palanquée de sorcières habillées de la même façon, déambulant d'une pièce à l'autre et se retrouvant à chaque fois face au roi Saül, qui ne sait plus où donner de la tête… Regardez les extraits avec le lien plus haut.











Enthousiasmée je fus par l'expressivité des deux amis et de ceux qui les entouraient, que ce soit dans les monologues de Jonathas ou David, de Saül, de Joabel sans oublier la sorcière (la Pythonisse, ) et les duetti entre les deux héros et entre Saül et son fils. Peut-être "un plus" pour Pascal Charbonneau, une voix de ténor (m'a-t-on dit) presque contre-ténor à mon avis mais bon je ne suis qu'une amateur,  et il a une diction parfaite, je n'ai pas eu besoin de lire le sur titrage !
Deux scènes m'ont particulièrement bouleversée; quand Jonathas doit choisir entre suivre son père ou son ami de cœur et, la dernière scène, lorsque David pleure Jonathas, blessé à mort, agonisant, étendu sur le sol…David a tout perdu, même son empire ne pourra jamais le consoler de la  perte de celui qu'il aimait et qui  l'aimait !
Bon, vous savez que j'aime l'opéra et je vous ai donné ici mes impressions.

Bon week-end à vous !




mercredi 6 février 2013

Quand le soleil se lève en soirée !


On se croirait au mois de mars ! Me glissa la boulangère comme si elle ne voulait pas prononcer son "ras le bol" de la pluie qui ne nous quitte pas depuis…
Mais regardez, le soleil vient de se lever en soirée !!!

Juste le temps d'attraper mon APN en rentrant à la maison et ma chienne me suivant, je partais à grands pas dans les champs pour voir le spectacle lumineux d'un soir d'hiver après une journée de pluie et de grêle… Prenez vos bottes car dans les herbages ça fait "ploc, ploc, ploc !!!!





Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !




Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son œil comme un cœur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !







Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons;







Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

Baudelaire






Deux concerts en ce début de semaine m'ont mis la joie au cœur, ce sera pour la prochaine fois !
En attendant je vous donne RV samedi, vous savez pour la photo de la semaine !





samedi 2 février 2013

Au bord de la Vire

 Ce sera ma participation à la photo de la semaine avec Amartia et ses aminautes


                                                             

Je n'aime pas les fêtes foraines mais la nuit, de loin, elles ont un côté mystérieux et  au bord de la Vire je me suis amusée à prendre quelques photos des lumières et leurs reflets et là j'étais à la fête!!!!







Heureux comme la truite remontant le torrent
Heureux le cœur du monde
Sur son jet d’eau de sang
Heureux le limonaire
Hurlant dans la poussière
De sa voix de citron
Un refrain populaire
Sans rime ni raison




Heureux les amoureux
Sur les montagnes russes
Heureuse la fille rousse
Sur son cheval blanc
Heureux le garçon brun
Qui l’attend en souriant




Heureux cet homme en deuil
Debout dans sa nacelle
Heureuse la grosse dame
Avec son cerf-volant
Heureux le vieil idiot
Qui fracasse la vaisselle






Heureux dans son carrosse
Un tout petit enfant
Malheureux les conscrits
Devant le stand de tir
Visant le cœur du monde
Visant leur propre cœur
Visant le cœur du monde

En éclatant de rire.

Fête foraine
Jacques PRÉVERT
Recueil : "Paroles"





Une "aminaute" a fait du plus grand stand sa bannière, c'est ici. En fait, elle l'a changée aujourd'hui ! Maintenant, c'est la fête foraine un jour de neige !








 Vue de sous la passerelle




De l'autre côté de la passerelle, le vieux pont de pierres