samedi 27 avril 2013

Jaune, la couleur et la photo de la semaine

Il me fallait essayer de réaliser la recette  de la cramaillotte, car elle m’avait déjà incitée à faire la gelée de fleurs de sureau. Je me suis dit pourquoi pas et ce fut un vrai plaisir de cueillir toutes ces petites fleurs jaunes qui s’éparpillent par centaine, en saison, dans les prés… La recette se trouve ici.

Avec mon panier j'entre dans la farandole d'Amartia et ses aminautes




                                                                J'anime la rubrique


Je n’ai pas lavé les fleurs puisque la pluie l’avait fait dans la nuit et le soleil les avait séchées.
Et je me suis rendu compte que c’était plus facile de tirer les pétales des parties vertes qu’avec la première série !
Comme vous le remarquerez, je n’ai pu faire que deux pots de ce nectar doré, n’ayant récolté que 420g de pétales (deux petits paniers de têtes jaunes)  Et un fond de petit bocal, juste pour y goûter sans attendre… C’est délicieux avec un goût venu d’ailleurs, très subtil avec des petits toasts grillés, pour le thé de 17 h ! Essayer, c’est l’adopter !!!!!







Bien, on reprend notre chemin à travers prés et je vous emmène au pied de mon vieux frêne que je vous avais présenté il y a quelques temps, en hiver, je crois bien que vous ne l’avez pas encore vu à ce stade printanier.









« Je me rappelle les géants nés à l'aube des temps,
et ceux qui m'ont donné naissance.
Je connais les neuf mondes, les neuf sphères couvertes par l'arbre du
monde.
L'arbre planté dans la sagesse qui s'enfonce dans le sein de la mère terre.
Un frêne m'est connu. Son nom est Hyggdrasil.
Grand arbre ruisselant d'une eau blanche d'écume qui retombe en rosée
dans les vallons.
Tel il se dresse, toujours vert auprès du puits d'Urd »

Légende scandinave






Le vent m’a apporté
Des milliers de poèmes
Il avait pris sur un étang
Les reflets de la lune
Était
passé entre les plumes
De douze cygnes blancs





Dans les mâts de misaine
Et les feuilles de chêne
Et les feuilles de frêne
Et dans les chevelures
De tous les gens que j’aime




Le vent m’a apporté
Tant et tant de poèmes
Que je les écris en marchant
Je les écris même en parlant
J’en mets sous les fleurs en passant
Je les retrouverai demain
Quand je reprendrai ce chemin
Le vent. Renée-Lise Jonin






Majestueux rival du chêne altier, le frêne
Étale fièrement sa force souveraine
Et son vert pavillon, providence des nids ;
Mais pour le terrasser les bûcherons unis
Viendront un beau matin le frapper en cadence,
Car, si son bois manquait, on pourrait voir en France
Ce que, plaise au destin, jamais nous ne verrons,
Les charpentiers pleurer clans les bras des charrons.

Victor Nadal



 Le printemps éclate enfin sur les branches du frêne



 Dans l'azur le printemps s'envole....



Et c'est par le chemin creux couvert de boutons d'or que nous nous en irons par les prés, écouter le coucou, avez-vous un sou dans votre poche ?

mercredi 24 avril 2013

Scènes à la campagne


Prenons le premier chemin...





C'est elle qui me suit ou c'est moi qui la suis ?
 Bon, tu viens, toujours en train de prendre des photos, ah, la, la, la...



 Un petit clin d’œil pour Marie- Paule



 Hé les gars, il est temps, les feuilles arrivent, je sais, tout est encore en retard cette année...



 Et là je m'arrête et je pense au billet de à "mi-voix" 




Et me revient le poème de Yves Bonnefoy :


Mais ces chênes là-bas sont immobiles,
Même leur ombre ne bouge pas, dans la lumière,
Ce sont les rives du temps qui coule ici où nous sommes,
Et leur sol est inabordable, tant est rapide
Le courant de l'espoir gros de la mort.




Nous regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil attendait, parmi les pierres,
Puis il eut compassion, il étendit
Vers eux, en contrebas dans le ravin
Nos ombres qui parurent les atteindre
Comme, avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans la distance entre deux êtres,
Un instant du rêve de l'autre, qui va sans fin.

Yves Bonnefoy. Les arbres
Ce qui fut sans lumière
Gallimard







 Le soleil se couche derrière la haie et Horrus commence déjà sa nuit sur mon bureau...




Tout est calme, silence et beauté...

samedi 20 avril 2013

Sans parole et photo de la semaine

Youpi les vaches sont à l'herbe!!!! Ce sera ma participation à la photo de la semaine derrière la joyeuse farandole conduite par Amartia.





                                                               J'anime la rubrique

























 C'est quoi ????










                        Les tulipes sont enfin là avec les hirondelles... Avez-vous reconnu toutes ces fleurs et les autres, à vous de jouer ?




Très bonne fin de semaine à vous qui passez par mon chemin creux....

mercredi 17 avril 2013

Histoire d’un savon






" Objets inanimés avez-vous donc une âme
   Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? "

 Lamartine

C’est en pensant à cette citation que j’ai lu le titre du dernier opus de Françoise Cloarec," l’Ame du savon d’Alep" (les éditions Noir sur Blanc), vous savez, mon amie du lycée dont je vous avais présenté modestement ses précédents ouvrages sur Séraphine et Storr…
Avec le savon d’Alep, dont elle décrit avec chaleur et poésie, tout au long de ce livre, les propriétés physiques (composition, odeur, couleur, bienfaits), la fabrication  en détail, elle écrit là l’histoire de ce savon qui est quelque peu à la mode mais dont on ne connaît point ses origines.

Je ne vous raconterai pas l’huile d’olive, le laurier, la salicorne qui font partie de sa composition, ni les lieux de fabrication du savon, ni la traversée du souk d’Alep, tellement je l’ai vécue intensément comme la première fois que j’ai visité Alep par livre interposé (« Les désorientées » récit de Françoise et je venais de visiter la Turquie à ce moment là) ni les personnes qui élaborent le savon et  qui habitent celui-ci !
Une nouvelle fois elle m’a emportée dans ce pays que je ne connais pas et sa ville dont elle est toujours passionnée.

Elle fait mention du drame actuel que traverse ce pays mais son propos n’est pas politique et est une réponse à l’appel aussi d’un savonnier d’Alep qui lui a proposé d’écrire un texte sur le savon de sa ville. « De ce pain de laurier qui est au cœur du patrimoine » Dit-elle.

Au travers de ses mots on perçoit la psychanalyste d’une part et son regard de peintre d’autre part quand elle nous conte les couleurs de la ville aimée .J’ai retrouvé  toute sa sensibilité à décrire ses sensations dans ce monde de l’ailleurs, ce carrefour des routes commerciales et pistes caravanières depuis l’antiquité… Alep, la cité la plus ancienne du monde. Elle se devait d’écrire ce livre dans lequel vous découvrirez tout, tout sur le savon d’Alep mais bien autre chose, son âme peut-être…
 Oh, j’allais oublier… les très belles photos de Marc Lavaud qui nous donnent vraiment l’impression d’ouvrir les portes de lieux de travail, de silence et de beauté et découvrir ces hommes et femmes qui font perdurer ces belles traditions.






     Et mes fleurs, n'ont- elles pas une âme certains jours ???

samedi 13 avril 2013

Pluie de printemps et ode à l’un de mes messagers du printemps



Jeudi, le soleil jouait à cache-cache avec de gros nuages gris anthracite et pourtant on sentait dans l’air comme un goût de printemps.

Ce sera ma participation à la photo de la semaine avec Armatia et sa ronde des copinautes





                                                                           
                                                            J'anime la rubrique

Tu commenças ta vie 
Tout au bord d'un ruisseau 
Tu vécus de ces bruits 
Qui courent dans les roseaux 
Qui montent des chemins 
Que filtrent les taillis 
Les ailes du moulin 
Les cloches de midi 
Soulignant d'un sourire 
La chanson d'un oiseau 
Tu prenais des plaisirs 
A faire des ronds dans l'eau 

Aujourd'hui tu ballottes 
Dans des eaux moins tranquilles 
Tu t'acharnes et tu flottes 
Mais l'amour, où est-il ? 
L'ambition a des lois 
L'ambition est un culte 
Tu voudrais que ta voix 
Domine le tumulte 
Tu voudrais que l'on t'aime 
Un peu comme un héros 
Mais qui saurait quand même 
Faire des ronds dans l'eau 

S'il y a tous ces témoins 
Que tu veux dans ton dos 
Dis-toi qu'ils pourraient bien 
Devant tes ronds dans l'eau 
Te prendre pour l'idiot 
L'idiot de ton village 
Qui lui est resté là 
Pour faire des ronds dans l'eau 
Pour faire des ronds dans l'eau

Francis Lai, des ronds dans l'eau
Grâce à François le niçois et justement au même instant je l'entendais sur les ondes.... Coïncidence....




Il est un petit arbuste dans mon jardin qui me sert aussi de baromètre !!! Il n’avait pas fleuri au mois de mars, époque où d’habitude il explosait de toutes ses étoiles et bien « ça y’est » !!! Il a fleuri !!!! Donc le printemps est bien là !!!! Les températures arrivent enfin vers la normale et je vais pouvoir peut-être enfin nettoyer mes massifs et m’occuper de mon potager !

Mais comme vous pouvez le voir sur ces quelques clichés, la pluie était de la partie ces jours derniers et je me demande aujourd’hui si nous aurons deux ou trois même quatre jours de beau temps sans pluie, sans vent de nord-est, ni neige, ni gelée…






En tout cas le beau magnolia étoilé est de retour dans toute sa splendeur au jardin et comme une star je lui dédie ce billet mi-figue mi-raisin !!!!
Avec ses fleurs blanches au parfum délicat, ses centaines d’étoiles qui jaillissent tous les jours de mars (normalement) à fin avril le magnolia stellata devient un enchantement au jardin…
« Je suis fier de vous aimer », c’est son message personnel !!!!







 Magnolia

      Regarde-le sans rougir
      Il est là pour te séduire,
              Un cadeau pour toi.

      Quand, bien avant de verdir,
      Monte en lui comme un désir,
              Il gonfle son bois.

     Tous ses rameaux nus se percent,
     Un flot de bourgeons se dressent,
              En boutons de soie.

     Puis s'ouvrent sous la poussée
     Gorgées de sève rosée
              Mille fleurs de joie.


Louise Duty












Le magnolia éclate au ralenti
Comme une bulle formée
Lentement dans un sirop
À la paroi épaisse
Qui tourne au caramel...
A son épanouissement total,
C’est un comble de satisfaction
Proportionnée à l’importante
Masse végétale qui
S’y exprime"


Extrait de : "Le magnolia", FRANCIS PONGE 






Une multitude de papillons d’un blanc immaculé s’éparpillent sur ce petit arbuste, j’espère qu’il saura vous êtes agréable rien que pour vous sur cette page...





dimanche 7 avril 2013

Pâques est déjà passé et la photo de la semaine aussi


J’ai fait une mauvaise manipulation (oui, je l’avoue, pas comme certains cavaliers, qui à la fin d’un parcours de CSO, mettent toute la responsabilité des fautes sur le dos du cheval !!!) qui m’a empêché de diffuser ma photo de la semaine, hier très tard…
Vous l’attendiez, la voilà, ah, ah, ah !!!!
Photo prise mercredi dernier, jour des cloches, qui s’est passé ici, dans le jardin, suivant la tradition, avec un vent à décoiffer les poules (à plumes) !!!!

Je rejoins, essoufflée, la farandole des copinautes et Amartia




 En voilà un !!!! Dans les lavandes de Nonna!!!!

                                                             J'anime la rubrique

Est-ce que la maman d'un œuf de Pâques c'est une poule en chocolat ?




                                                    Encore dans les lavandes....




J'ai trouvé un bel œuf

J'ai trouvé un bel œuf bleu
bleu comme une rivière,
bleu comme le ciel
le lapin l'avait caché
dans l'herbe du pré.

J'ai trouvé un bel œuf jaune
jaune comme de l'or,
jaune comme un canari
le lapin l'avait caché
derrière un pommier.

J'ai trouvé un bel œuf blanc
Blanc comme la neige,
Blanc comme le muguet
Il était au poulailler,
alors moi, je l'ai mangé !

Maurice COYAUD (1934 - ) - "Fourmis sans ombre"



    Grand'mamie, regarde, tout ce que j'ai dans mon panier !!!!







jeudi 4 avril 2013

Un jour au musée pour revoir la lumière selon Caillebotte


Ce jour, je profitais de la réouverture du musée Baron Gérard, à Bayeux pour y faire un petit tour et surtout revoir le tableau de Caillebotte que j’avais eu l’occasion de voir à Paris lors de l’exposition consacrée à Gustave Caillebotte et bien d’autres fois ici, à Bayeux, dans l’ancien musée !

Le musée (ancien palais épiscopal), a été restauré et rénové et c’est avec plaisir que je faisais cette petite visite en me promettant d’y retourner plus longtemps.

La nouvelle présentation des dentelles de Bayeux est absolument réussie dans un écrin très XVIIIème,  tout à fait flatteur  et mérité. Il y a des dizaines de tiroirs à ouvrir pour découvrir une kyrielle de dentelles plus  belles les unes que les autres,  entièrement réalisées à la main, aux fuseaux ou à l'aiguille.

 … Quant aux porcelaines de Bayeux, elles sont mises en valeur dans un décor clair et simple. J’ai pu admirer  la richesse et la qualité extraordinaires de ces porcelaines. Malheureusement , à ce moment de ma visite j'étais interpellée gentiment par un jeune monsieur qui me conseilla de ranger mon APN, je ne peux donc vous montrer quelques spécimens que vous pouvez trouver ici.







                                                                    Affiches dans la ville




                                                           Nouvelles structures
                                              L'ancien porche du musée Baron Gérard




                                                 Les dentelles de Bayeux



Pourquoi, me direz-vous trouve-t-on ce tableau Portraits à la campagne, de Gustave
   Caillebotte ici ? Et bien tout simplement parce que M Caillebotte avait une cousine, installée dans la ville et qu’il lui avait offert ce tableau à l’occasion de son mariage…
Ce tableau a fait le tour du monde. Gustave Caillebotte a peint sa famille (de droite à gauche : sa mère, sa tante et une amie, toutes les trois en noir, et sa cousine Marie en bleu) dans le jardin de la propriété de Yerres dans l’Essonne. La ligne de fuite du tableau est assez remarquable entre autres,  ainsi que la lumière d’un rayon du soleil, entre les feuillages et l'allée, dans l’air d’un après midi d’été…


                                  Le tableau de Caillebotte que j'ai imaginé au milieu des dentelles



 Différents tableaux vus ce jour : Un petit tableau, par la taille, de Boudin fut une agréable surprise (en bas à gauche), avant que j’aille voir l’exposition à Paris…

François Gérard, l’Hylas et la nymphe » (en bas à droite) 

La Cage exécuté à Paris en 1763 par François Boucher. (en haut à gauche) 
Gros Antoine-Jean, Sappho at Leucate (en haut à droite)...


Ancienne salle du conseil municipal

                 De la fenêtre de cette salle on peut apercevoir la cathédrale et l'arbre de la liberté !!!