jeudi 30 janvier 2014

Entre deux villages

Afin de reprendre notre marche de l'autre jour avant que ces trombes d'eau nous tombent sur la tête, je revois avec vous, si vous le voulez, notre chemin dans les collines autour du village de Saint Mézard (Gers).








Quand une éclaircie nous pousse pour une promenade hors des sentiers trempés, nous parcourons les villages aux alentours. Aujourd'hui c'est au village de Nomdieu que nous nous arrêtons :
 Comme vous pouvez le constater, le clocher est assez particulier et attire le regard, d'où notre arrêt sur la place de ce village…Le porche d'un style roman original…


 "Histoire du village de  Nomdieu, dans le Tarn et Garonne : 

Commanderie de Templiers fondée à la suite du don de Gaston V de Béarn et de sa tante Gilia de Beauville vers 1154.
 L'église est consacrée avant 1170. Des dons accroissent le capital dans la 2e moitié du 12e siècle. Au 13e siècle, Nomdieu comprend une communauté de frères et un hôpital. Le bâtiment sud-est avec baies géminées date du 13e siècle. Selon un état du 17e siècle, le logis possédait 5 niveaux desservis par un escalier en vis : l'habitation était aux 3e et 4e, au-dessus des chais, prison et greniers ;

 dans une cour ceinte de murs, se trouvaient château, chai, pressoir, écurie, four, puits, grange, église et cimetière. Jean Pol de Cardeilhac d'Ozan la restaure à la fin du 17e siècle. Elle est divisée et vendue à la Révolution. En 1851, la mairie-école est édifiée sur les plans de Menjoulet, architecte à Nérac, sur l'emplacement d'un bâtiment acquis en 1843 dont les fondations sont conservées.


 En 1860, la commune décide de restaurer et d'agrandir l'église. Le château adossé à l'église à l'ouest est démoli, et son emplacement employé pour la nouvelle construction. Les travaux sont achevés en 1877, par Dupin, entrepreneur, sur des plans de Verdier, architecte du 3e arrondissement : les murs de la nef sont exhaussés de plusieurs mètres et la voûte reprise, un mur de refend ménage une sacristie dans l'ancien choeur, un corps de bâtiment de plan centré est édifié à l'ouest, avec portique et clocher.

  En 1865, le bâtiment sud-est est approprié par Verdier en presbytère, et reçoit un escalier dans la tour d'angle.
En 1901, un affaissement apparaît : Gouget, architecte au Passage-d'Agen, place des tirants, remplace la voûte en brique par un lambris, pose des drains. Le clocher pignon étant lézardé a été récemment réparé par les habitants de Baulens."
 Si vous voulez en savoir plus c'est ici, par contre je n'ai pas trouvé d'autres renseignements sur le style du clocher et du porche...


Vestiges de la commanderie

A bientôt pour d'autres balades

lundi 27 janvier 2014

Quand les cours d'eau sortent de leurs lits

Nous voulions nous rendre à Nérac...


Quand la pluie se réveille dans le sud-ouest ce n'est pas pour de faux !!!

En attendant un brin de soleil et une accalmie je vous propose ces quelques photos :






 La Baïse, affluent de la Garonne en crue inonde la route et les champs...





La Garonne à Agen.


Les voies de berges inondées







samedi 25 janvier 2014

Une semaine, deux petits jours de soleil et la photo de la semaine

La pluie s'était arrêtée, mes chaussures collaient à la route, enfin retrouvée, et pourtant une envie folle de continuer ma marche de ce mardi pour trouver au bout de mon chemin ce miroir d'eau !
Voilà ma photo pour vous aujourd'hui avec Amartia et toute la liste des participants








jeudi 23 janvier 2014

Avant que la pluie revienne cette fin de semaine

Je ne me lasserai pas de ces couchers de soleil et vous ?












mardi 21 janvier 2014

Quand le soleil couchant nous fait oublier la pluie


SOLEILS COUCHANTS

J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu

A des archipels de nuages. 



 Oh ! Regardez le ciel ! Cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair.
Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues.





 Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or,
Luire le toit d'une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.


 Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;
Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées




Puis se dresse un palais.
Puis l'air tremble, et tout fuit
L'édifice effrayant des nuages détruit
S'écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
A des montagnes renversées




Oh ! Contemplez le ciel ! Et dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été,

Quand la nuit les brode d'étoiles
Victor Hugo






Le Coucher du soleil 
Il se penche, et s’éteint. Le jour expire, mais il va porter autre part une nouvelle vie.
Oh! Que n’ai-je des ailes pour m’élever de la terre, et m’élancer après lui dans une clarté éternelle!  

                                                                Goethe, Faust



Crépuscule, comme vous êtes doux et tendre ! Les lueurs roses
qui traînent encore à l'horizon comme l'agonie du jour sous
l'oppression victorieuse de sa nuit, les feux des candélabres qui font
des taches d'un rouge opaque sur les dernières gloires du couchant,
les lourdes draperies qu'une main invisible attire des profondeurs de
I'Orient, imitent tous les sentiments compliqués qui luttent dans le
cœur de l'homme aux heures solennelles de la vie.
On dirait encore une de ces robes étranges de danseuses, où
une gaze- transparente et sombre laisse entrevoir les splendeurs
amorties d'une jupe éclatante, comme sous le noir présent
transperce le délicieux passé; et les étoiles vacillantes d'or et
d'argent, dont elle est semée, représentent ces feux de la fantaisie
qui ne s'allument bien que sous le deuil profond de la Nuit.


Baudelaire






Et comme je l'avais promis à certaines, je vous propose de nouveau cette photo...



samedi 18 janvier 2014

Changement de décor et photo de la semaine


Couleurs de saison et ma participation à la photo de la semaine avec Amartia et les nombreux participants



J'anime la rubrique







Très bonne fin de semaine à vous !

lundi 13 janvier 2014

Soir d'hiver



Juste pour vous remercier de vos derniers commentaires, sur mon précédent billet !! Le temps file... A bientôt !

samedi 11 janvier 2014

Photo de la semaine


Elle sera ma photo de la semaine ! N'oubliez pas d'aller voir toutes les autres chez Amartia !!






 
Pendant ce temps là....











lundi 6 janvier 2014

Il pleut sur la campagne



C'était hier matin, au soleil levant...


Aujourd'hui, ce n'est pas le même refrain...

 Cette journée de pluie m'a fait rêver à une chanson...



Il pleut,
Il pleut,
Sur les jardins alanguis,
Sur les roses de la nuit,
Il pleut des larmes de pluie,
Il pleut,
Et j'entends le clapotis,
Du bassin qui se remplit,
Oh mon Dieu, que c'est joli,
La pluie,

Quand Pierre rentrera,
Il faut que je lui dise,
Que le toit de la remise,
A fui,
Il faut qu'il rentre du bois,
Car il commence à faire froid,
Ici,

Oh, Pierre,
Mon Pierre,






Sur la campagne endormie,
Le silence et puis un cri,
Ce n'est rien, un oiseau de la nuit,
Qui fuit,
Que c'est beau cette pénombre,
Le ciel, le feu et l'ombre,
Qui se glisse jusqu'à moi,
Sans bruit,

Une odeur de foin coupé,
Monte de la terre mouillée,
Une auto descend l'allée,
C'est lui,

Oh, Pierre,
Pierre...


Barbara



Bonne écoute en regardant la pluie...



 Et j'ai trouvé cet extrait d'un poème d'Emile Verhaeren qui convient bien aussi à ce temps maussade...

Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
Infiniment, la pluie,
La longue pluie,
La pluie.
Elle s'effile ainsi, depuis hier soir,
Des haillons mous qui pendent,

Au ciel maussade et noir.
Elle s'étire, patiente et lente,
Sur les chemins, depuis hier soir,
Sur les chemins et les venelles,
Continuelle.
La pluie,
La longue pluie, avec ses longs fils gris.
Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,
La longue pluie
Des vieux pays,
Éternelle et torpide !



Mais je termine sur une note violette, pourquoi ? Est-ce parce que je suis en train de lire "Bâtarde" de Violette Leduc ???