mercredi 26 février 2014

Prélude du printemps


C'est bientôt le printemps des poètes et à ma manière je l'attends chaque jour...


C'est avec Jacques Lacarrière que je vous propose de faire un bout de chemin, aujourd'hui.



Les feuilles sont l’espoir des racines
Les fleurs, celui des branches
Et le bourgeon, celui de la ramure

Pour nous, quelle sève à notre espoir ?




Le ramage est l’espoir de l’oiseau
Le clapotis, celui des eaux
Le chuchotement celui des vents


Pour nous, quel chant à notre espoir ?




La rose est l’espoir de la tige
Le bleu, celui de l’océan
Et le vert, celui du printemps

Pour nous quelle couleur à notre espoir ?





Le miel est l’espoir de la ruche
Le vin est celui de la vigne
Et la miche est celui du blé

Pour nous, quelle saveur à notre espoir ?






La proie est l’espoir du rapace
Le venin, celui du serpent
Le butin, celui du pirate


Pour nous, quel destin à notre espoir ?



Espérer n’est pas nécessaire pour entreprendre le futur.

Réussir n’est pas nécessaire pour persévérer le présent.

Jacques Lacarrière



   Et un nouveau petit gilet pour ma princesse


    Et encore un arc en ciel, juste de la terrasse...



   Trois larmes sur deux primevères qui commencent à fleurir sur nos talus



    Ciel d'azur derrière mon frêne

dimanche 23 février 2014

Rose au milieu des perce-neige ?


Non ce n'était pas un mirage, sur mon précédent billet,  il y a bien encore des roses dans mon jardin avec les perce-neige et les hellébores, les camélias, les crocus…
Des rosiers qui n'ont pris aucun repos hivernal, c'est incroyable !!! J'ai déjà eu des roses jusqu'à Noël mais cette année j'ai encore des boutons de roses à  ce jour !
Cette fois-ci je vous réponds collectivement en vous remerciant pour tous vos petits mots…
A bientôt et très bonne semaine à vous tous et toutes ou à vous toutes et tous !!! 




samedi 22 février 2014

Retour


Vichka m'attendait, les trois chats aussi mais elle, au bout du chemin, elle m'a carrément surprise, aussi pimpante qu'une rose de juillet. Elle sera ma photo vedette de la semaine avec toutes celles qui suivent le chemin grec d'Amartia !




(impossible de copier le logo ????)





mardi 18 février 2014

Un vrai cadeau du ciel


Un arc en ciel m'a accompagnée pendant des kilomètres et je ne pus m'empêcher de le photographier plusieurs fois, derrière la vitre de la voiture…


La lumière du monde (2001)
 Christian Bobin

Avec ces quelques clichés je vous propose justement de lire cet article de Christian Bobin qui se suffit à lui-même.




"Ce que j’ai pour vous, aujourd’hui, c’est presque rien, un échantillon tombé de la boîte à couture d’un ange. C’est aussi fin qu’une brise qui ride un étang pendant quelques secondes. Difficile de l’attraper. Voilà : il s’agit d’un arc-en-ciel. Du bleu, du jaune, du vert, des couleurs faibles sur le papier de l’air, un dessin convalescent en forme d’arche, de pont. C’est là et ce n’est pas là, vous comprenez ? Quelque chose apparaît et disparaît en même temps. Un soupçon coloré. Une énigme limpide. Toute la vie a forme d’arc-en-ciel, n’est-ce pas : elle est là et en même temps elle n’est pas là.


La pluie s’éloignait après avoir couvert le ciel de son écriture régulière. Personne mieux qu’elle ne parle du soleil. Quand je veux voir une chose, pour bien la voir je regarde son contraire. La pluie venait de partir quand j’ai surpris au-dessus de l’avenue cette moitié d’arc-en-ciel. Le restant se perdait dans un ciel brouillé. Je sais bien qu’il se trouve des savants pour expliquer ce que c’est, un arc-en-ciel. Je sais bien. Mais ce n’est pas avec du savoir qu’on voit ce qu’on appelle la vie. C’est avec le cœur, avec l’émerveillement de ce qui est là, sous nos yeux, et dont l’éternité tient à la vibration de son effacement prochain.



 Cette aquarelle dans le ciel mouillé au-dessus de la ville, on aurait dit l’haleine d’un ange architecte, une buée d’hortensia aux lèvres d’un saint expirant. C’était proche et lointain comme le sourire d’un mort. J’en étais assommé de calme. Un tissu flottait dans le ciel, le bout d’une robe transparente portée par un ange, et l’ange n’était rien, et rien n’existait – ni l’ange, ni le ciel. Uniquement ce tissu, ce pont lancé entre rien et rien, cette passerelle sur le vide aux planches bleues, jaunes, vertes. C’était, ce dessin sur le papier millimétré de l’air, une revanche de la vie : le faible, le léger, l’allusif et le tendre, tout ce que le monde détruit revenait en gloire dans le ciel ému.





 Le plus beau, sans doute, c’était que ça ne servait à rien. Oui, c’était ça le plus beau : une féerie inutile. Rien à acheter. Rien à vendre. Quel repos pour nos cerveaux sur lesquels, chaque matin, le monde colle ses affiches d’entrée en guerre ! Je n’ai pas bougé. J’étais content. On est toujours bête quand on est content. On est toujours intelligent quand on est bête. Une intelligence me venait. Quelque chose me regardait sans yeux. Tout mon sang me quittait pour nourrir l’apparition pâle. Et puis ça a passé. La merveille n’insiste jamais. Ce qu’elle a à dire est sans bruit. Parfois j’ouvre un livre, j’en lis très lentement une page et je vois un arc-en-ciel miniature trembler un instant au-dessus du papier. Le ciel n’est pas l’unique lieu des prodiges. Quelque chose se rappelle à nous de loin en loin. Quelque chose ou quelqu’un mais ce serait le faire fuir que de le nommer. Non ?"

Christian Bobin (publié le 01/01/2013 dans le Monde des religions)


Il y en a qui cherche le pot d'or (Pour répondre et rebondir sur les commentaires de Thérèse et Hubert)D'où vient la légende qui dit qu'au pied d'un arc-en-ciel on trouve un pot d'or ? Voir ici !

samedi 15 février 2014

En attendant l'avion











En attendant l'avion en provenance de Londres qui s'est fait attendre et désirer pendant quatre heures.
 Et que faire dans un aéroport quand toutes les boutiques et bars ferment à 22 h et que nos amis ont débarqué à minuit passé ?

 Je n'avais pas pris de livre, ni de sodoku, ni de mots fléchés, ni de magazine alors j'ai pris des photos…





mardi 11 février 2014

Jean Balitran, côté gravures

Ce jour-là, nous allions retrouver le peintre Jean Balitran, dans le musée Dastrac d'Aiguillon, près d'Agen. La gravure y est à l'honneur et celles de J Balitran, ne sont pas des moindres. Voyez !



Exposition autour des œuvres gravées de
Jean-Jacques BALITRAN,
Publié le 09/02/2014 à 03:50


La gravure est un art qui n’est pas très développé ni très connu du grand public, pourtant les techniques sont nombreuses et les résultats surprenants, l’exposition ouverte en ce moment au musée Dastrac est un festival de couleurs. L’équipe du musée a réussi à réunir quatre artistes parmi les plus talentueux de la région. Jean Balitran est le doyen du groupe, artiste peintre, il nous livre ici son jardin secret, ses gravures au carborundum sont remarquables, ce natif d’Agen est parti vivre en région parisienne où il a fait carrière, son retour dans le Gers à quelques encablures d’Agen est très récent. A ses côtés, trois jeunes talents : Iris Miranda, agrégée de l’Académie des Beaux Arts de Bruxelles travaille dans son atelier dans les coteaux de Port Sainte Marie. Pierre Cambon est un Agenais qui utilise deux techniques la photo et la gravure, il est reconnu dans sa discipline (la photogravure) et présent lors de grands rendez-vous artistiques nationaux. Enfin, Ernest Van Straaten est d’origine Néerlandaise il vit aujourd’hui à Agen et grave des miniatures pleines de poésie et de couleurs qui ont le charme de ses rêves d’enfant. L’exposition a été inaugurée vendredi soir, elle est ouverte jusqu’au samedi 15 février inclus l’après-midi de 14h 30 à 18h, du mardi au dimanche. L’entrée est libre. Cette exposition est remarquable, elle présente quatre techniques de gravure différentes. Renseignements 0 626 541 355 (Jacky Langlais)

La Dépêche du Midi



J'ai sélectionné uniquement celles de Balitran, non que les autres ne fussent pas à la hauteur, loin de là mais parce que tout simplement j'aime ses peintures que je vous avais déjà présentées et j'avais hâte de voir ses gravures que je découvrais pour la première fois !
Allez voir les blogs des deux autres artistes, chacun dans son style, ils vous emmèneront  au cœur de leurs univers…


 Ici, Jean Balitran utilise la technique de gravure au carborundum.

Iris utilise essentiellement ici, la pointe sèche et Ernest la gravure sur métal. 

Pierre Cambon, quant à lui, présentait là de la photogravure, j'aime beaucoup (sur la photo précédente, en bas à droite) !





Il existe plusieurs techniques de gravures, j'ai trouvé des informations sur Wikipedia :

  • la gravure manuelle utilisant un outil

  • la gravure manuelle utilisant un mordant (dite « gravure à l'acide »)

  • la gravure mécanique ou semi-mécanique

  • la gravure photomécanique et photochimique
La photogravure ou gillotage, la galvanotypie, l'héliogravure

  • la gravure par encrage

  • la gravure à plat ou planographie



Et pendant ce temps...



 Reconnaissez-vous ces petites fleurs printanières ?


 Et celle-ci ?


                        Les jacinthes parfument la maison...


    Et le soleil s'évanouit derrière la colline...

samedi 8 février 2014

Un avant-goût de printemps, tous les deux jours !

Bon, je sais il pleut, il pleut tous les deux jours voir tous les jours, ce matin je vous propose du bleu, du bleu, du bleu pour ma photo de la semaine, à vous de choisir avec Amartia et les aminautes.

      Sur la route de Toulouse, la splendeur des Pyrénées

                                                 


    Toulouse, un ciel de printemps et une ville que j'aime bien retrouver accompagnée de joyeuses "aminautes"...

      Le printemps à Lectoure, je vous dis !!!! 




A vous de choisir ! Très bonne fin de semaine !!!

mardi 4 février 2014

Magie du soir en hiver

Juste pour le plaisir, je vous propose cette série de photos









samedi 1 février 2014

Regarder

Ma participation à la photo de la semaine ! Si voulez en voir d'autres c'est ici avec Amartia et beaucoup d'autres participants


                                                 J'anime la rubrique


Regarder

Avant de regarder
Par la fenêtre ouverte,
Je ne sais pas
Ce que ce sera.
Ce n’est pas
Que ce soit la première fois.
Depuis des années
Je recommence
Au même endroit
Par la même fenêtre.
Pourtant je ne sais pas
Ce que mon regard, ce soir,
Va choisir dans cette masse de choses
Qui est là,
Dehors.




Ce qu’il va retenir
Pour son bien-être.
Il peut aller loin.
Peu de couleurs.
Peu de courbes.
Beaucoup de lignes.
Des formes,

Accumulées
Par des générations.


Je laisse à mon regard
Beaucoup de temps,

Tout le temps qu’il faut.
Je ne le dirige pas.
Pas exprès.





J’espère que ce soir
Il va trouver de quoi :

Par exemple
Un toit, du ciel.

Et que je vais pouvoir
Agréer ce qu’il a choisi,

L’accueillir en moi,
Le garder longtemps.

Pour la gloire
De la journée.


(Guillevic)




J'étais venue voir une exposition de photographie au Centre-photo-Lectoure, ici et mon regard s'est arrêté par les fenêtres de cette belle maison gersoise où le ciel bleu m'a "tapé dans l’œil"...



Pour mieux regarder l'horizon

La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs,

Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves,

Le chant du merle et du coucou,
L'air chaud, les herbes, les tracteurs,

Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne,

L'allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,

L'horizon, tout cela
Comme au creux de la main.
Eugène Guillevic - France (1907-1997) - "Pour mieux regarder l'horizon"