samedi 28 janvier 2012

Arbres dépouillés


 Quand le temps est maussade, le ciel presque noir,  il me prend l'envie de vous emmener quand même dans ma campagne où des arbres nus grelottent silencieusement, où parfois un craquement sourd se fait entendre  et revenir au jardin où des roses nous attendent encore et qu'un simple bouquet de tulipes nous fait espérer les beaux jours…








Aux arbres il faut un ciel clair, 

L'espace, le soleil et l'air, 
L'eau dont leur feuillage se mouille. 
Il faut le calme en la forêt, 
La nuit, le vent tiède et discret 
Au rossignol, pour qu'il gazouille.






 Mais quand mauvaise est la saison, 
L'arbre perd fleurs et frondaison. 
Son bois seul reste, noir et grêle. 
Et sur cet arbre dépouillé, 
L'oiseau, grelottant et mouillé, 
Reste muet, tête sous l'aile.




  Ainsi ta splendeur, sur le fond 
Que les envieuses te font, 
Perd son nonchaloir et sa grâce. 
Chez les nuls, qui ne voient qu'hier, 
Le poète, interdit et fier, 
Rêvant l'art de demain, s'efface.







Arbres, oiseaux, femmes, rêveurs 
Perdent dans les milieux railleurs 
Feuillage, chant, beauté, puissance. 
Dans la cohue où tu te plais, 
Regarde-moi, regarde-les, 
Et tu comprendras mon silence.



L'excuse .charles Cros














Belle semaine à vous qui passez