Tout se mélange, l'été et l'automne ne se quittent plus!
Je vous invite à me suivre dans mon jardin. Ne regardez pas les herbes qui ont envahi les massifs mais les fleurs qui faisaient semblant de m'attendre.
Si, si, elles sont encore là !
Aujourd'hui il fait encore beau et le soleil brille depuis ce matin. Je n'aurais pas encore le temps de désherber et pourtant il faudrait s'y mettre avant la froidure de novembre…
En attendant on jette un œil sur ces belles d'octobre et tout de suite après on roule vers le théâtre de Caen pour "la Didone" de Cavalli, opéra donné par Les Arts Florissants et William Christie, mis en scène par Clément Hervieu-Léger.
Deux décors fantasmagoriques des villes de Troie et Carthage où se passera l'intrigue, des voix sublimes, avec essentiellement des monologues et duo, pas de chœurs (c'était le tout début de l'opéra qui était encore très proche du théâtre) Si vous voulez en savoir plus sur cet opéra en trois actes, son histoire un peu compliquée, souvent quand il s'agit de la mythologie, je vous laisse découvrir ici et là et là
J'ai été un peu déconcertée, comme je l'écrivais plus haut par l'absence de chœur, car il me semble qu'un opéra doit être expressif,
J'ai eu un peu de mal avec un petit détail mais il paraît que c'est dans l'air du temps, les trench-coats des hommes? Était-ce à l'époque de Troie ou ici et maintenant ? Oui, cela pourrait être une histoire contemporaine mais… A part ces petits détails, les voix m'ont transportée, en particulier celles de la soprano, Anna Bonitatibus (Didon, reine de Carthage) et Kresimir Spicer (Enée). Nous avions déjà vu ce dernier dans "il ritorno d'Ulisse in patria" à Caen.