Dans la farandole des photos de la semaine, menée par Amartia, me voilà de nouveau parmi vous dans ce tourbillon joyeux !!!
Quand des plantes s'invitent au jardin à côté des habituées...
Je crois bien que c'est une Euphorbe mais je n'ai pas encore trouvé son nom.
Et vous la connaissez-vous ?
Tout ce vert au jardin, m'a fait me souvenir une poésie de Louise de Vilmorin :
La solitude est verte.
Chasseresse ou dévote
ou porteuse de dons
La solitude est verte en des landes hantées,
Comme chansons du vent aux provinces chantées
Comme le souvenir lié à l’abandon.
La solitude est verte en des landes hantées,
Comme chansons du vent aux provinces chantées
Comme le souvenir lié à l’abandon.
Mon inconnue
La solitude est verte.
Verte comme verveine
au parfum jardinier
Comme mousse crépue au bord de la fontaine
Et comme le poisson messager des sirènes,
Verte comme la science au front de l’écolier.
Comme mousse crépue au bord de la fontaine
Et comme le poisson messager des sirènes,
Verte comme la science au front de l’écolier.
La solitude est verte.
Verte comme la pomme
en sa simplicité,
Comme la grenouille, cœur glacé des vacances,
Verte comme tes yeux de désobéissance,
Verte comme l’exil où l’amour m’a jeté.
Comme la grenouille, cœur glacé des vacances,
Verte comme tes yeux de désobéissance,
Verte comme l’exil où l’amour m’a jeté.
La solitude est verte.
Elles seront bientôt blanches, ouf!
Un autre extrait d'un poème de Louise de Vilmorin :
Dans les jardins, le vent sauvage
Berce des fleurs aux noms latins.
Dans les jardins, sous les ombrages,
La nuit est verte le matin.
Berce des fleurs aux noms latins.
Dans les jardins, sous les ombrages,
La nuit est verte le matin.
Heureusement des taches de couleurs apparaissent de-ci de-là...





