Si vous aimez la comédie romantique, légère et dynamique qui se déroule dans une très belle ville, Strasbourg, au rythme de la musique de Christina Pluhar, en particulier; si vous aimez la langue italienne, allez voir ce film !
Les relations de deux frères qui vivent sous le même toit, ce n'est pas banal ! Le décès d'une épouse aimée et tellement belle, pas facile d'en faire le deuil ! La relation père-fille ado de 15 ans, pas facile de trouver l'équilibre ! Un professeur de musique qui vit la musique devant ses élèves… Les relations qui se tissent entre un liseur et des personnes malades et en fin de vie, pas facile non plus ! Et pourtant le réalisateur nous entraîne dans une farandole bien rythmée et joyeuse malgré tout !
Je pourrais vous raconter tout le film… Non, allez voir ce film !
L'acteur principal, Stephano Accorsi, joue merveilleusement bien, son frère dans le film, Neri Marcore est tout simplement désopilant, la jeune ado, Lisa Cipriani, tient bien son rôle, Clothilde Courau et Anouk Aimée m'ont fait verser une larme chacune…
Quand je vous disais que l'année 2011 sera romantique… On passe du rire aux larmes, la vie quoi !
Oui, un film réjouissant dans un monde qui devient de plus en plus violent…
Et maintenant si vous le voulez, suivez-moi dans les collines du Gers :
"Ici sur la hauteur, la colline n’est plus cultivée.
Il y a les fougères, les roches dénudées et la stérilité.
Le travail ne sert à rien ici (...)"
Cesare Pavese
Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines
Bukowski
J'ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
Dans l'âpre escarpement qui sur le flot s'incline,
Que l'aigle connaît seul et seul peut approcher,
Paisible, elle croissait aux fentes du rocher.
L'ombre baignait les flancs du morne promontoire ;
Je voyais, comme on dresse au lieu d'une victoire
Un grand arc de triomphe éclatant et vermeil,
À l'endroit où s'était englouti le soleil,
La sombre nuit bâtir un porche de nuées.
Des voiles s'enfuyaient, au loin diminuées ;
Quelques toits, s'éclairant au fond d'un entonnoir,
Semblaient craindre de luire et de se laisser voir.
J'ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien-aimée…
Victor Hugo



