mercredi 1 février 2012

Une amie, un livre, une exposition


 Je vous avais déjà présenté, ici, (clic) le dernier opus de Françoise Cloarec, "Storr, architecte de l'ailleurs", chez Phébus,  dans lequel Françoise  raconte la vie quelque peu originale de cet artiste qui excellait dans l'art brut et son parcours d'enfant de l'Assistance publique.



  Et bien, j'ai reçu il y a quelques jours un mail de " ma plus ancienne amie de lycée", comme elle aime à me nommer, m'annonçant que l'exposition des toiles de ce peintre presque inconnu avait lieu en ce moment à la mairie du 20 e arrondissement de Paris. Quelques 60 toiles y sont exposées, à l'initiative de  Liliane et Bertrand Kempf (les collectionneurs). L'entrée est libre, il faut le souligner, jusqu'au 31 mars.


J'espère pouvoir programmer cette visite bientôt, en attendant, je ne saurais vous encourager à aller voir cette exposition si vous êtes intéressés par l'art brut et l'architecture imaginaire, d'un visionnaire hors norme !

Et si vous êtes trop loin de Paris je vous recommande de nouveau et  vivement ce livre et aussi le catalogue de l'exposition.

Extraits :
…"La dernière série qui compose l'œuvre de Marcel Storr va de 1969 à1975. Ce sont des villes fantastiques, inventées, irréelles."

…"On ne sort pas des villes de Marcel Storr."

…"Il bâtit dans le langage plastique une forteresse. "

"C'est manifeste, il faut qu'il invente sa présence au monde. "

"Il s'agit de cités du futur."

"Toute la sensibilité dont M.S. est capable, la poésie, l'émotion passent par les dessins, pas dans sa vie, pas dans sa relation aux autres"

"…de mettre à distance le quotidien."

"Ses dessins ne sont, à ses yeux, pas des dessins, ce qu'il veut, c'est que tout cela vive. D'ailleurs il ne dessine pas, il est dans le dessin."

"Pour voir il faut du temps. Il faut aussi du temps pour se déprendre de l'œuvre de Storr."

"Et cette autre série à l'encre de Chine, où il représente des îles reliées entre elles par des ponts et des bateaux (1973)"

"Il représente d'étranges édifications avec des tours, qui s'élèvent comme des ziggourats, des flèches, des obélisques, des griffes ou des clochers ou encore des dômes…"

Séraphine, Marcel." Deux vies obscures,  tragiques, une même passion, une même fulgurance. Séraphine peignait des fleurs, des bouquets, des arbres, des buissons, Marcel des architectures végétales, minérales."

L'œuvre de Marcel Storr "Elle est forte, insolite, il serait regrettable de ne pas arrêter son regard sur elle."

Je pourrais continuer, mais je vous laisse découvrir l'intégralité du livre, si vous ne l'avez pas encore fait.

Merci Françoise, peut-être à bientôt sur ces pages.



L'été passe si vite...