En première place viendra la
photo de la semaine avec Amartia et toute la farandole des copinautes…
Puis comme je vous l’avais
promis la suite de la visite du beau jardin « le point du jour »,
quelque part en Seine et Marne, où nous nous sommes arrêtés un bel après midi.
Je vous remets le lien, ici.
Avant de partir par les
allées fraîchement tondues, je vous suggère de lire ces quelques vers qui reflètent les sensations que j’ai
éprouvées lors de cette promenade…
Surprise
Je méditais; soudain le
jardin se révèle
Et frappe d'un seul jet mon
ardente prunelle.
Je le regarde avec un
plaisir éclaté;
Rire, fraîcheur, candeur,
idylle de l'été!
Tout m'émeut, tout me plaît,
une extase me noie,
J'avance et je m'arrête; il
semble que la joie
Etait sur cet arbuste et
saute dans mon cœur!
Je suis pleine d'élan,
d'amour, de bonne odeur,
Et l'azur à mon corps mêle
si bien sa trame
Qu'il semble brusquement, à
mon regard surpris,
Que ce n'est pas ce pré,
mais mon œil qui fleurit
Et que, si je voulais, sous ma
paupière close
Je pourrais voir encor le
soleil et la rose.
"Les
Eblouissements"
Anna de Noailles
La maison du pêcheur, du pêcheur à la ligne...
Complètement recouverte par les branches d'un cèdre pendula...
Le
jardin et la maison
Voici l'heure où le pré, les
arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.
Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,
Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;
La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.
Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.
- Peu à peu la maison entrouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,
Et comme elle, penché sur l'horizon, mon cœur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.
Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,
Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;
La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.
Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.
- Peu à peu la maison entrouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,
Et comme elle, penché sur l'horizon, mon cœur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...
Anna de Noailles
Dans le petit bois on peut faire de la musique, plusieurs drôles d'instruments s'offrent à vous...
Et la cascade qui rafraîchit...
Et pour terminer ce billet
je vous propose cette citation de Christian Bobin que j’aime toujours à
lire :