jeudi 8 mars 2012

Sous le signe de la lune, de la femme et d'Idoménée


Parce que c'est en ce moment la pleine lune,  je me suis amusée à l'enfermer dans la boîte…


 Derrière le noyer, elle joue à cache cache...


 Le soir il fait bon  lire au coin du feu plutôt que de la surprendre justement derrière les arbres...


Et , il paraît que c'est aussi la journée de la femme ! Et si c'était toute l'année qu'elle pouvait être considérée à sa juste valeur et vivre en bonne harmonie avec l'homme dans tous les domaines…. Vaste sujet international…





 Le premier mars, nous commencions bien ce mois du printemps, en allant voir l'opéra seria  "Idoménée" de Mozart, au théâtre deCaen.

Les Siècles et 
François-Xavier Roth direction musicale
Yannis Kokkos mise en scène, décors, costumes

avec
Chad Shelton Idoménée, roi de Crète
Terry Wey Idamante, fils d'Idoménée
Judith Van Wanroij Ilia, princesse troyenne
Cécile Perrin Electre, princesse grecque en exil
Jésus Garcia Arbace, confident d'Idoménée
Alexandre Swan le Grand prêtre


 "Créé en 1781, trois jours après le vingt-cinquième anniversaire de Mozart, Idoménée, roi de Crète est le premier « grand opéra » de la maturité d'un compositeur auquel il ne reste que dix ans à vivre. Empreint à la fois des conventions rigides de l'opera seria et de la solennité de la tragédie lyrique à la française, Idoménée, roi de Crète apporte cependant son lot d'innovations et de développements musicaux qui rendent cette oeuvre émouvante et attachante par bien des aspects. Revenant de la guerre de Troie après plusieurs années d'absence, Idoménée, roi de Crète, est pris dans une tempête. Afin de survivre il fait le voeu de sacrifier le premier homme qu'il rencontrera. Son fils, averti de son arrivée, est le premier à paraître devant lui. En reprenant l'histoire du vieux roi crétois, c'est le rapport au père et à l'autorité que Mozart remet en question, franchissant ainsi un dernier pas vers la liberté. C'est le grand metteur en scène Yannis Kokkos, dont on a pu voir au théâtre de Caen Hänsel und Gretel et Iphigénie en Tauride (2005), La Clémence de Titus (2006) ou encore Jules César en Égypte (2008), qui réalise la mise en scène. Dans un entretien, il confiait : « Les oeuvres du passé ne sont pas à dépoussiérer, elles sont juste là devant nous. » Dans un décor unique symbolisant l'espace mental d'Idoménée, avec la sobriété et l'élégance que l'on connaît à Yannis Kokkos, évoluent de talentueux solistes : Chad Shelton, Terry Wey (découvert dans Il Sant'Alessio), Judith Van Wanroij, Cécile Perrin pour ne citer qu'eux." (id2sorties)






J'ai beaucoup apprécié la mise en scène et les très belles voix de Chad Shelton dans le rôle-titre,  de Cécile Perrin, Electre et  de Judith van Wanroii, Ilia, avec un petit bémol pour  la prononciation italienne, j'ai eu quelques difficultés à comprendre ce soir là mais heureusement  il y avait les surtitres… Les différentes interventions du chœur furent éblouissantes
L'interprétation du conflit qui se jouait entre le père et le fils garda sa force jusqu'au dénouement dans un décor épuré qui correspondait bien au propos.

Comme vous pouvez le penser ce fut pour nous, une belle soirée ! Si vous voulez en savoir plus, c'est ici et là.

L'été passe si vite...