Prenons le premier chemin...
C'est elle qui me suit ou c'est moi qui la suis ?
Bon, tu viens, toujours en train de prendre des photos, ah, la, la, la...Un petit clin d’œil pour Marie- Paule
Hé les gars, il est temps, les feuilles arrivent, je sais, tout est encore en retard cette année...
Et là je m'arrête et je pense au billet de à "mi-voix"
Et me revient le poème de Yves Bonnefoy :
…
Mais ces
chênes là-bas sont immobiles,
Même leur
ombre ne bouge pas, dans la lumière,
Ce sont les
rives du temps qui coule ici où nous sommes,
Et leur sol
est inabordable, tant est rapide
Le courant de
l'espoir gros de la mort.
Nous
regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil
attendait, parmi les pierres,
Puis il eut
compassion, il étendit
Vers eux, en
contrebas dans le ravin
Nos ombres
qui parurent les atteindre
Comme,
avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans
la distance entre deux êtres,
Un instant du
rêve de l'autre, qui va sans fin.
Yves Bonnefoy.
Les arbres
Ce qui fut
sans lumière
Gallimard
Le soleil se couche derrière la haie et Horrus commence déjà sa nuit sur mon bureau...
Tout est calme, silence et beauté...