mercredi 24 avril 2013

Scènes à la campagne


Prenons le premier chemin...





C'est elle qui me suit ou c'est moi qui la suis ?
 Bon, tu viens, toujours en train de prendre des photos, ah, la, la, la...



 Un petit clin d’œil pour Marie- Paule



 Hé les gars, il est temps, les feuilles arrivent, je sais, tout est encore en retard cette année...



 Et là je m'arrête et je pense au billet de à "mi-voix" 




Et me revient le poème de Yves Bonnefoy :


Mais ces chênes là-bas sont immobiles,
Même leur ombre ne bouge pas, dans la lumière,
Ce sont les rives du temps qui coule ici où nous sommes,
Et leur sol est inabordable, tant est rapide
Le courant de l'espoir gros de la mort.




Nous regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil attendait, parmi les pierres,
Puis il eut compassion, il étendit
Vers eux, en contrebas dans le ravin
Nos ombres qui parurent les atteindre
Comme, avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans la distance entre deux êtres,
Un instant du rêve de l'autre, qui va sans fin.

Yves Bonnefoy. Les arbres
Ce qui fut sans lumière
Gallimard







 Le soleil se couche derrière la haie et Horrus commence déjà sa nuit sur mon bureau...




Tout est calme, silence et beauté...

L'été passe si vite...