samedi 7 avril 2012

Photo de la semaine


Toujours à la suite d'Amartia, je vous présente ma photo de la semaine, la semaine de Pâques et si vous voulez suivre ce chemin en notre compagnie, c'est ici !





 Et je vous invite à poursuivre ce chemin ici :

 A Noël les moucherons, - A Pâques les glaçons.



Est-ce que la maman d'un oeuf de Pâques c'est une poule en chocolat ? [Paroles d'enfant] 


 Je voudrais que vous l'eussiez vue les matins manger une beurrée longue comme d'ici à Pâques. (M de Sévigné )








Noël au balcon, - Pâques au tison. 

En tout cas je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques !!!!

samedi 31 mars 2012

Photo de la semaine

Sans commentaire, découverte dans le jardin....

Toujours dans le sillage d'Amartia qui a joyeusement initié cette chronique !!!!
Si vous voulez participer, c'est ici


 Bon week-end



mardi 27 mars 2012

Continuons la balade dans la baie…

J'ai cherché quelques citations qui pourraient illustrer les photos que j'ai prises la semaine passée au Mont. J'en ai trouvé de Victor Hugo, de Colette, de Madame de Sévigné, de Guy de Maupassant mais j'ai préféré un petit texte de Flaubert :



"Nous allâmes prendre l'air sur le quai où luisait un beau soleil ; la grève découverte était toute grise à cause de la vase qui la recouvrait et, sur sa couche lisse, glacée comme une crème, les barques vides, échouées dans toutes les postures du monde, avaient leurs filets suspendus qui séchaient au haut des mâts. Sur le bois des canots le goudron suintait en gouttelettes noires.



  Dans la brume pénétrée de soleil, seul au milieu de la mer, se levait le Mont-Saint-Michel, dôme bleuâtre aux sommets découpés ; à droite, les côtes de Normandie continuant, de leur ligne mamelonneuse, la coupe immense de la baie, allaient graduellement s'abaissant et confondaient à l'horizon la vague de leurs contours dans la blancheur des nuées légères




  
De place en place, dans les flaques d'eau encloses de carrés de galets, quelques huîtres dormaient dans leurs vertes coquilles comme des gens qui font la sieste, les jalousies fermées.
Couché par terre à plat dos sur le sable, le chapeau sur les yeux, les bras étendus en croix, je suis resté une grande heure et demie à chauffer ma guenille au soleil et à faire le lézard. On se sent le corps inerte, engourdi, inanimé, inhérent presque à la terre sur laquelle il se vautre, tandis que l'âme, au contraire, partie bien loin, voltige dans les espaces comme une plume égarée. Lorsque j'ai relevé la tête, la grève avait disparu, la marée presque subitement était venue la recouvrir, et les barques tout à l'heure immobiles se relevaient maintenant et se remettaient à flot. 




 Sous le roulis des lames longues qui, arrivant l'une par dessus l'autre comme des inondations successives, accouraient de toute leur vitesse sur cette plage unie où largement elles se développaient sans en finir, les canots pleins de monde se croisaient, se vidaient, revenaient au quai. On allait partir pour la pêche."









Et je ne sais pas si tout ce paysage embrumé m'a inspiré ce petit modèle tout gris mais je lui ai fait le soir même....



samedi 24 mars 2012

La photo de la semaine

  Du Mont à Jullouville, ce fut mon marathon d'hier pour trouver le restaurant  qui offre la meilleure vue sur la baie et le Mont pour fêter dans quelques mois un anniversaire....
Clin d'oeil à Oxy et ses moutons....
Voilà ma participation photographique pour la chronique d'Amartia si vous voulez participer, c'est ici , Amartia se fera un plaisir de vous expliquer !

 L'air était printanier, il faisait même chaud au soleil de mars, les moutons broutaient à qui mieux mieux, les agneaux gambadaient comme des petits fous sur l'herbe vert tendre...Et au loin... La merveille......

mardi 20 mars 2012

Aujourd'hui c'est le printemps !

C'était la semaine dernière à Caen, une belle soirée.... Et c'est bien aujourd'hui le printemps !!!!


 Souvenir d'une balade en bonne compagnie le long de la Vire...


 L'hôtel de ville se reflète dans la mare...


 La Vire


 Un petit pont sur l'eau, enfin ce qu'il en reste...


 Ma première fleur du magnolia  "étoile des neiges"


 Les petites fleurs jaunes qui annoncent le printemps et un bourgeon de lilas....


 Muscaris, jacinthe, crocus et anémones se partagent la vedette...



Et pendant que les chatons et bougeons s'épanouissent au soleil, Jafran coule une retraite tranquille...
Je vous souhaite un joyeux printemps !

samedi 17 mars 2012

La photo de la semaine

Ma participation à la photo de la semaine, chronique animée par notre chère Amartia, sera celle-là et pas une autre !!!!


 Photo prise mercredi lors d'une bonne marche le long de la Vire avec quatre amies, il faisait beau un vrai temps de printemps ! Un beau modèle, ne trouvez-vous pas ? J'ai trouvé cette fable de notre grand poète pour l'accompagner :                  
                                                  Les Poissons et le Cormoran

Il n'était point d'étang dans tout le voisinage
Qu'un Cormoran n'eût mis à contribution.
Viviers et réservoirs lui payaient pension.
Sa cuisine allait bien : mais, lorsque le long âge
Eut glacé le pauvre animal,
La même cuisine alla mal.
Tout Cormoran se sert de pourvoyeur lui-même.
Le nôtre, un peu trop vieux pour voir au fond des eaux,
N'ayant ni filets ni réseaux,
Souffrait une disette extrême.
Que fit-il ? Le besoin, docteur en stratagème,
Lui fournit celui-ci. Sur le bord d'un Etang
Cormoran vit une Ecrevisse.
Ma commère, dit-il, allez tout à l'instant
Porter un avis important
À ce peuple. Il faut qu'il périsse :
Le maître de ce lieu dans huit jours pêchera.
L'Ecrevisse en hâte s'en va
Conter le cas : grande est l'émute.
On court, on s'assemble, on députe
À l'Oiseau : Seigneur Cormoran,
D'où vous vient cet avis ? Quel est votre garant ?
Etes-vous sûr de cette affaire ?
N'y savez-vous remède ? Et qu'est-il bon de faire ?
- Changer de lieu, dit-il. - Comment le ferons-nous ?
- N'en soyez point en soin : je vous porterai tous,
L'un après l'autre, en ma retraite.
Nul que Dieu seul et moi n'en connaît les chemins :
Il n'est demeure plus secrète.
Un Vivier que nature y creusa de ses mains,
Inconnu des traîtres humains,
Sauvera votre république.
On le crut. Le peuple aquatique
L'un après l'autre fut porté
Sous ce rocher peu fréquenté.
Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit
Transparent, peu creux, fort étroit,
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.
Ils y perdirent peu, puisque l'humaine engeance
En aurait aussi bien croqué sa bonne part ;
Qu'importe qui vous mange ? homme ou loup ; toute panse
Me paraît une à cet égard ;
Un jour plus tôt, un jour plus tard,
Ce n'est pas grande différence.

Jean de La Fontaine