On quitte
le grand'route et l'on prend le sentier
Où flotte
un bon parfum d'arôme forestier.
Dans le
gazon taché du rose des bruyères,
Surgissent,
ça et là, des ajoncs et des pierres.
Nul
horizon. Le long de cette sente étroite,
Une futaie
à gauche, un haut taillis à droite.
Rien ne
trouble la paix et le repos du lieu ;
Au-dessus,
un ruban très mince de ciel bleu
Que
traverse parfois, dérangé dans son gîte,
Un oiseau
voletant, qui siffle dans sa fuite.
Puis,
c'est, plus loin, une clairière à l'abandon,
Où
noircissent encor des places à charbon ;
Des hêtres
chevelus se dressent, en un groupe,
Des arbres
épargnés à la dernière coupe.
De grands
troncs débités s'étagent en monceau.
C'est tout auprès
que prend sa source le ruisseau.
Henri de Régnier










































