mercredi 4 juillet 2012

Allons au jardin,



En compagnie de deux poétesses, Marceline Desbordes-Valmore et Anna de Noailles

Et rêvons d'un bel été, que les roses, qui s'épanouissent ici en grand nombre, nous donnent à croire… 




 Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

Marceline Desbordes-Valmore




Suivons les pas d'une petite princesse que les parfums de roses étonnent et qui les voudrait cueillir toutes pour sa maman !



 Le jardin et la maison


Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.

Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,

Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;

La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.

Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.

- Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,

Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...

Anna de Noailles









Un ceanothe   monte la garde au bout du chemin dans son habit de gala bleu, qui sait si il deviendra, un beau jour, un arbre ? 





Les seringats qui n'en finissent pas de monter au-dessus de l'ancien poulailler et qui rivalisent de fragrance 


  
Sans oublier les fleurs sauvages qui courent le long de la charrière et le chèvrefeuille qui embaume toute l'allée.



Rêvons d'un bel été...

jeudi 28 juin 2012

Une nuit à l'abbaye et la photo de la semaine


Ce samedi 23 juin, nous prenons la route de Fontevraud et c'est dans l'abbaye," la cité idéale", que nous passons une journée jusqu'au bout de la nuit !
A chacune de nos visites nous faisons de nouvelles découvertes aussi bien du côté de l'architecture des lieux, fort bien entretenus et restaurés dans le respect  des origines que du côté des animations qui se suivent d'année en année avec une certaine maestria ! 



Nous avions programmé notre temps en choisissant quatre animations au fil des heures du jour et de la nuit :











Une conférence historique avec Jacques Dalarun et Paul Thibaud (Gilles Kepel était absent). "La démocratie, une invention permanente, du monastère à aujourd'hui".



 Un concert avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton qui se déroula aussi dans l'abbatiale, à la tombée de la nuit.



Une conversation sous les étoiles (dommage Hubert Reeves n'a pas pu venir !)




Contes des 1001 nuits avec la compagnie de la lune rousse




Théâtre équestre avec Bartabas et Le Caravage, au lever du jour derrière l'abbatiale



Au cours de nos déambulations, nous assistions  aussi :

A l'inauguration et son buffet de bienvenue, près du jardin aux simples, annoncée par une fanfare





Au spectacle pyromusical avec les tambours de la Muerte (compagnie Transe-Express)

Il y avait aussi des films projetés en plein air, dans les caves on pouvait assister à un concert électronique…





Une exposition de Claude Ponti, auteur et illustrateur majeur de la littérature jeunesse, exposition de maisons à cuire, fabriquées en terre par des enfants du foyer des Tourelles, venus chaque mercredi du printemps à l'abbaye…
 Plusieurs installations plastiques comme celle de Claude Lévêque "mort en été" (dans le dortoir), "la nuit" ou celle d'Elise Morin et Clémence Eliard (dans la cuisine romane).


 Installation plastique de Claude Lévêque


Et pour tenir jusqu'au petit matin, cuisine au feu de bois ou pique-nique, le midi étaient proposés,  le soir un dîner servi sur des grandes tables sous les arbres, pris en commun, des lits de camps étaient à disposition et




prendre son petit déjeuner, préparé devant le réfectoire après avoir suivi le lever du soleil et une fabuleuse lumière qui éclaira les pierres de l'abbatiale, en compagnie de Bartabas et son cheval…







Vivre une nuit à Fontevraud, dans le mystère et l'histoire des pierres fut une belle expérience que je vous encouragerais de faire à partir du 11 juillet.




La vie nocturne à l'abbaye royale, une autre vision de son histoire à découvrir!!! Des moments magiques, de silence, des instants de grâce, jalonnèrent cette  nuit…
Quelques suppléments d'information par les Boggans, !



Aliénor d'Aquitaine, son gisant

Pour ma participation à la photo de la semaine avec Amartia je vous propose celle-là prise dans mon jardin !


lundi 25 juin 2012

Visite de nuit


Ma participation cette semaine à la photo de la semaine, en compagnie d'Amartia et les autres copinautes... Pardonner ce retard, j'arrive en direct de ce lieu  :

 Je vous en dirai plus une autre fois...


mardi 19 juin 2012

Rencontre


Ayant laissé trop de jours avec d'autres découvertes à Paris, les évènements s'enchaînent à vitesse grand V en ce mois de juin, je ne peux restituer "mon" festival de St Malo avec les étonnants voyageurs, dans son entier mais je tiens à vous parler d'une belle rencontre que j'attendais…



Je voulais découvrir le dernier opus d'Ananda Devi,  auteure mauricienne, ayant déjà lu "le sari vert". J'ai trouvé son intervention un peu courte, partageant le plateau avec une auteure iranienne, Chahdortt Djavann, qui m'a vivement interpellée aussi, dans sa réflexion de femme écrivain et Patrick Declerck, écrivain belge, ancien psychanalyste, autour du thème "En nom propre".




Ananda Devi, raconte dans son livre, "Les hommes qui me parlent" (que je n'ai pas encore lu mais il est en bonne place sur ma pile !) ses difficultés d'épouse, de mère écrivain dont le fils la dénonce comme mauvaise mère. Une femme qui vit et qui écrit, mariée depuis 30 ans,  elle a toujours pensé à écrire pour se délivrer de sa timidité maladive (elle a écrit son premier recueil de poèmes à 19 ans). Division de deux femmes, celle qui vit docilement et celle qui écrit, celle-là même qui provoque l'autre et la pousse à réfléchir sur elle-même.



"Pour écrire il faut se démultiplier, se laisser habiter par ses personnages, souvent pour ne plus savoir qui l'on est, on devient alors sa propre fiction et puis on ressent un terrible besoin de se retrouver." Les mots, l'écriture la protègent…
Avoir le courage de rompre, casser les masques pour être elle-même.



"Être artiste c'est être autiste", une seule lettre différencie ces deux mots, une phrase d'écrivain, dit-elle, mais cette prise de mots a fait partie de sa reconstruction. Il fallait que les hommes l'écoutent aussi…



 Cette délivrance par les mots n'a pas suffi à réconcilier les hommes qui l'entourent, "les hommes qui me parlent" et qui n'écoutent jamais… Barrière de verre ou de fer entre ces hommes et ces femmes, femmes qui deviennent hystériques, névrosées, d'où leur rage de vivre et ce besoin d'écriture. Solitude des femmes qui se libèrent des hommes qui les musèlent… L'écriture crée alors un bouleversement dans sa vie.



Ananda Devi m'est apparue comme une femme très douce, très sensible dont la violence des mots doit être encore présente dans ce dernier livre, tellement est forte sa conviction de se libérer d'un poids qui lui pèse depuis son enfance, son éducation et les traditions de femme soumise…



En tout cas l'envie de lire son dernier opus était bien là, à la fin de ce café littéraire, pour deux raisons : Parce que j'avais bien aimé lire son roman "Le sari vert" qui avait fait revivre en moi des souvenirs de ces îles au milieu de l'océan indien  et des femmes que j'ai eu l'occasion d'y rencontrer et par son écriture qui avait résonné en moi comme son propos le fait ici !

lundi 11 juin 2012

Gris, gris, tout était gris ce jour-là

  
au quartier de La Défense :









 Nous voulions simplement rencontrer le neveu de mon mari, là, exactement là où il travaille comme pompier-infirmier...


samedi 9 juin 2012

Bleu, bleu

Bleu, bleu le ciel et la mer ...


Voilà ma photo de la semaine ! Amartia n'est pas loin !!!! Ici !