samedi 15 décembre 2012

De bon matin

De bon matin, en revenant de la ville, mercredi, il faisait -5° dans nos campagnes et le jardin avait revêtu son habit de givre…
Le premier cliché sera ma participation à la photo de la semaine avec Amartia





                                                                       

Pour les roses, je vous renvoie au billet que je leur avais déjà consacré l'année passée mais comme vous pouvez le constater, ce ne sont pas les mêmes cette année. Mon "Pierre de Ronsard" n'a pas daigné offrir ses roses jusqu'à Noël…


















La campagne et le jardin endormis sous le givre entament la longue saison de froidure, heureusement quelques fleurs égaieront encore très peu de temps, jusqu'à Noël peut-être, les massifs autour de la maison.



                                         Avez-vous vu tous les petits boutons de roses ?




                                         Les glaïeuls de Byzance sont encore là !!!!




                                  Si je pouvais cueillir ce lierre givré pour décorer ma table.....

Bon week-end à vous qui passez !

mardi 11 décembre 2012

Ciel de décembre

     Le froid s'installe de plus en plus à l'entrée de la nuit jusqu'au levant mais nos ciels changeants en ce mois de décembre nous charment encore de leurs lueurs, leurs embrasements de fin de journée. Comme si le ciel passait et repassait puis s'évanouissait avec la nuit parfois avec  la douceur de ses couleurs plus atténuées et presque poudreuses…




Et si vous le voulez nous poursuivons cette balade avec Victor Hugo


Un soir que je regardais le ciel

Elle me dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? Je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !




Dans ce ciel vaste, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh! de mon cœur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !





Que de soleils ! vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !...














samedi 8 décembre 2012

En pleine campagne


Il est un lieu dans notre campagne verdoyante où nous nous rendons, ma mère et moi de temps en temps pour des achats de gourmandise…
Maman y trouve les petits biscuits normands dont la réputation n'est plus à faire, des financiers, ses préférés et où je renouvelle mon stock de thé ou de farine sans oublier des terrines ou autres sardines en boîte de première qualité. En ces temps de Noël on y trouve toujours des petits cadeaux délicieux…
Mais pourquoi je vous parle de cette boutique, justement parce qu'elle a changé de "look" depuis quelque temps. C'est une véritable rue de bourg qui s'offre à vous quand vous descendez de voiture, avec ces différentes devantures et également à l'intérieur où l'on découvre une atmosphère très 1900…

Voilà ma participation à la photo de la semaine avec Amartia comme tous les samedis !



















Si vous voulez en savoir plus c'est ici



mardi 4 décembre 2012

En descendant la petite route


 En descendant la petite route, des collines que j'aime tant, qui nous mène jusqu'à la petite église perdue entre le bois de cèdres et les champs, je m'arrêtai net devant la porte ouverte d'une maison où séchait une toile qui attira mon œil par sa couleur bleue.
Penchant la tête du côté de la maison, je découvrais par la porte entrebâillée, la silhouette d'un homme assis devant une table.



Nous nous sommes salués de loin et la conversation s'est engagée spontanément (il faut dire qu'il n'y a pas grand passage sur cette route!) et je me retrouvais dans l'atelier de Jean Balitran.




Nous avons parlé bien sûr de son chemin d'artiste-peintre puisque à 82 ans il parcourt encore, de galeries en expositions, de Paris à New-York, en passant par Bordeaux, La Baule, Tours…, le monde contemporain de la peinture. Ses œuvres sont  d'ailleurs dans plusieurs musées américains et français (de Long-Island, fondation Mr Payson, muées de Tours, Beaugency, Collioure, Agen, Fontainebleau…)


 Il faisait très beau ce dimanche matin...


Pour prolonger cette rencontre impromptue, je le retrouvais ce dimanche, nous ayant envoyé une invitation, à sa dernière exposition qui a lieu à Thorigné-Fouillard, près de Rennes du 1er au 9 décembre.


 Il est l'invité d'honneur avec deux autres invités, Bernard Schroëder et ses sculptures en dentelle de fils de fer et Christian Sanséau et ses toiles sur le thème de la mer.

 Les trois invités et leurs oeuvres


 L'automne de Jean Balitran


 Les toiles sélectionnées et récompensées


 Les sculptures de Bernard Schroëder



Ce fut une réelle joie de le retrouver dans le cadre d'une très belle exposition, j'aurais voulu revoir la toile qui m'avait attirée à sa porte. Elle n'avait pas fait la route avec les autres toiles exposées ici. 




J'ai apprécié ses automnes dorés et lumineux, ses nus si doux, dans une gestualité si sûre et dynamique et  tout à la fois, chargée de poésie, de transparence, de délicatesse… 
Mon coup de cœur a été sa "Loire sauvage" si étonnement ambivalente !





Qui est Jean Balitran, à quoi ressemble sa peinture qui est très proche de l'abstrait mais avec des formes bien à lui qu'on peut ressentir et traduire dans des dimensions universelles dans l'espace et le temps…

Vous pouvez avoir des pistes ici et là   


Détails de la Loire sauvage 

samedi 1 décembre 2012

Quand le jour descend et que le ciel s'enflamme

J’aime les soirs sereins et beaux, j’aime les soirs,
Soit qu’ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s’allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
À des archipels de nuages.



Oh ! Regardez le ciel ! cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair,
Comme si tout à coup quelque géant de l’air
Tirait son glaive dans les nues.


 Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l’égal des larges dômes d’or,
Luire le toit d’une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.



 Puis voilà qu’on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;

Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées.



 Puis se dresse un palais ; puis l’air tremble, et tout fuit.
L’édifice effrayant des nuages détruit
S’écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
À des montagnes renversées

 Ces nuages de plomb, d’or, de cuivre, de fer,
Où l’ouragan, la trombe, et la foudre, et l’enfer
Dorment avec de sourds murmures,
C’est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds,
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds
Ses retentissantes armures.



Tout s’en va ! Le soleil, d’en haut précipité,
Comme un globe d’airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu’au zénith
L’ardente écume des nuées.




Oh ! Contemplez le ciel ! et dès qu’a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d’un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L’hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l’été,
Quand la nuit les brode d’étoiles.
Victor Hugo






Et la dernière photo sera ma photo de la semaine avec Amartia et les autres copinautes




mardi 27 novembre 2012

Ciel bleu !

Quand il fait gris,  comme hier et aujourd'hui, que le ciel pleure ses feuilles envolées, je rêve d'un ciel d'Italie qui m'a réjouie pendant tout mon voyage d'Amalfi à Ostuni en passant pas Pompéi… Et je vous propose ici, de vous promener avec moi le nez en l'air  en compagnie de Verlaine.



 D'où m'est venue cette drôle d'idée de ciel d'Italie, me direz-vous ? De la si jolie voix d'une petite fille qui tout près de moi, dimanche, chantait " Bella note, sous le ciel d'Italie…", je pense savoir que c'est une réminiscence d'un extrait de "Belle et le clochard" vous savez, quand les deux amoureux dégustent des spaghetti chez l'Italien !!!!


Bien, vous êtes prêts,  partons voir si

"Le ciel est par-dessus le toit "est toujours bleu…



Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.



La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte

Pompéi

 Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là

Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville



 Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,

Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?


Paul Verlaine

 Paestum





Un très vieux "trullo" qui n'a pas encore été restauré...
A bientôt