Il faisait un temps à ne pas mettre le nez dehors dans la pollution d'hier après-midi, sous 33° à l'ombre ! Nous avons choisi de nous arrêter au parc floral de Paris, au château de Vincennes, sous les grands pins parasols... Nous y avons découvert une flore exceptionnelle !
samedi 6 juin 2015
samedi 30 mai 2015
Les Madrigaux à Caen- photo de la semaine
Jeudi et vendredi soir
nous étions au rendez-vous du dernier livre des Madrigaux de Monteverdi au théâtre
de Caen.
Paul Agnew dirigeait les
deux parties du dernier livre, le VIIIe livre avec le sourire qu'on lui connaît
depuis 4 ans qu'il nous a présenté ces premières prémices d'opéra...
Inutile de vous dire que
ces deux soirées furent un bonheur ! Ayant voulu mêler les deux moments de ce
livre (la deuxième partie des madrigaux "Guerrieri" rejoignait la première
partie des madrigaux "Amorosi"). Ce choix était dû, nous a-t-il
annoncé au début du concert du premier soir, à sa voix quelque peu enrouée !
Enfin de compte, je trouvai ce choix judicieux !! Ainsi, il put nous
interpréter le "Combattimento di Tancredi e Clorinda" magistralement
!!!
Les voix étaient
somptueusement accordées et en harmonie parfaite, à se pâmer !!! Et que dire
des musiciens ? Que du beau et du bien !!!
Bravo les Arts Florissants
! On vous aime même si vous devez quitter Caen après tant d'années !
Heureusement Paul Agnew nous a chuchoté qu'ils reviendraient jouer et chanter
ici...
Si vous voulez avoir des
informations sur les Madrigaux je vous propose d'aller ici et là et encore là.
Une photo de la fin du
concert sera donc ma photo de la semaine et ne manquez pas d'aller voir lesautres blogs qui participent régulièrement avec Amartia !
mercredi 27 mai 2015
Etonnants Voyageurs en escale à Saint Malo
Emportés vers Saint Malo, sur le Sillon, au palais du grand large depuis de nombreuses années, cette fois pour fêter la 25e édition du Festival des Étonnants Voyageurs, nous avons galopé d'une rencontre d'auteur à une table ronde, à un débat ou une dédicace...
Les trois jours ont passé
à la vitesse d'un cheval au galop dans la baie du Mont Saint Michel !
De ces moments intenses,
je vous en ferai voir quelques uns en images mais ne manquer pas d'aller
consulter leur site et peut-être écouter quelques retransmissions. Ce Festival
sait le faire !
Avoir le temps de déjeuner
d'une très bonne galette du "Petit Bey" et pourquoi pas d'une crêpe
"Suzette" et un soir s'offrir un petit dîner au "Palais
d'Asie", une cuisine thaïlandaise délicieuse, Intra-muros.
Bref, je vous le dis,
trois jours qui passèrent trop vite...
Soyez indulgents car je mets
seulement quelques notes que je n'ai pas pris le temps de rédiger !
Avec Lire, qui fêtait ses 40
ans et François Busnel nous
parcourions de notre fauteuil les grands espaces américains (Carnets de route
un documentaire de 52' de 2012) pour suivre à la suite, une rencontre autour de
"Le grand roman américain" avec
comme intervenants Dan O'Brien
(l'éleveur de bisons-écrivain) "Wild idea", Anthony Doerr "Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir", Philipp Meyer "Le
fils", Kim Zupan "Les
arpenteurs" et bien sûr François Busnel. L'Amérique et surtout l'Ouest
reste une légende et pourtant les jeunes écrivains, comme Philipp Meyer,
revisitent son histoire et nous offrent des romans forts tandis qu'O'Brien nous
fait vivre au travers de ses écrits l'espace de ces grandes plaines de l'Ouest
où il vit...
Trois romans qui ont un
grand succès cette année !
L'invention du paysage. Du jardin au grand dehors.
{Vous connaissez ma grande passion
pour la nature, la campagne, mon jardin, mon potager, mes fleurs, mes arbres, à
la maison ce ne sont pas les bisons mais les chevaux depuis un quart de siècle...
C'est ainsi que j'ai choisi ce thème.}
Intervenants Dan O'Brien, Pierre Schoentjes, Claude
Eveno.
Ici, il était question de
contrastes, de différents environnements urbains, entre jardins et parcs, et le grand dehors,
les plaines immenses du grand ouest américain sans oublier les terres de Hollande.
Chacun avec sa propre culture, ses souvenirs d'enfance, sa façon d'habiter les
lieux.
O'Brien "Wild idea", dit-il, fait partie humblement de la nature qui
l'entoure, il élève des bisons dans de grands espaces qui règlent sa vie après
avoir créé une entreprise, un ensemble d'écosystème qui lui permet de lutter
contre le grand capitalisme et la destruction de ces espaces grandioses.
Les bisons, icônes de
l'Ouest où il existe encore une parenté entre les indiens et ces gros
mammifères. Mais O'Brien nous rappelle aussi la rudesse, la puissance de la
nature...
Ses livres racontent sa
vie et son lieu de vie ("Wild idea").
Claude Eveno "L'humeur paysagère" nous raconte les jardins, lieux de rêverie, de
méditation de promenade solitaire... Le grand dehors pour les urbains actuels
(sic) !
Le passé culturel, le
monde qui avance, qui change. Le sauvage dans les herbes qui bordent nos
grandes routes et autres périphériques... Les espaces verts urbains source de
beauté face à l'immense, les lignes, les perspectives comme déjà Le Nôtre
savait l'orchestrer, le land-art...
Comme les places publiques
ont souvent disparues ou ont été réduites par un urbanisme galopant, il faut
trouver d'autres endroits de rencontre, de sociabilité et ce choix ne peut être
que politique... La sauvegarde des jardins historiques, la conception des espaces publics...
Pierre Schoentjes "Ce qui a lieu, essai
d'écopoétique", lui, ne se
définissant pas avec la nature, parle plutôt du rapport de l'homme au lieu où
il vit, où il travaille. Comment habiter son environnement ? Un passé humaniste
qui n'est pas du tout le même en Amérique. Le rapport à la campagne ne peut pas
être le même en Europe où l'on parle plus de ruralité, utilisation des sols, de
rendement, dans des espaces mesurés, calculés et d'espace de vie dans la ville...
Les mesures nationales ne suffiront pas pour régler les problèmes de
l'environnement. Comment garder le sentiment de la nature ? C'est souvent à
travers notre culture que nous regardons notre environnement.
Deux mondes différents.
Dans l'un, on fait avec, dans l'autre on invente, on crée des lieux qui nous
raccordent à la nature...
Dommage, Kathleen Jamie "L'œil du
faucon" n'a pas pu assister au débat !
Peindre-Écrire...
L'imagination créatrice
Frankétienne "Chaophonie", le sage de 79
ans qui nous brossa le pouvoir des mots qui peuvent exprimer l'invisible mais
aussi l'énergie du monde et son pari sur l'avenir. Il souligna en particulier
la musique des mots en déclarant que le verbe c'est la vibration.
L'imaginaire comme l'insaisissable font partie de
la totalité des êtres et des choses. Tout se rejoint... Les mots nous échappent
au contraire des couleurs de la peinture. Le rêve a toujours un lien avec la
réalité. A Tahiti, partout, la vie et la mort sont présents. L'imaginaire
contient toutes les réalités. La peur d'écrire, d'assembler des mots en tenant
compte des règles, des contraintes mais c'est pourtant dans l'écriture que l'on
peut rencontrer le monde de tous les possibles.
Murielle Barbery "La vie des elfes", nous
annonça que le livre est une mélodie avec un rythme, un souffle qui peut
nous raconter des mondes invisibles...
J'écris et je ne sais faire que cela. Mes mots
décrivent les autres arts surtout la peinture. Décrire le scintillement...
Le langage de la nature, un enchantement naturel,
est un sas entre le réel et l'imaginaire...
Ses deux héroïnes, Clara et Maria que tout sépare,
pourtant se retrouvent en contact avec le monde des elfes. Les elfes, symbole
du monde de l'art et du mystère devraient avoir des temples japonais, dit-elle,
influence de son séjour au Japon pendant deux années... Il y aura une suite à
cet opus !
Breten Breytenbach "la femme dans le soleil",
répond à Frankétienne en ajoutant que la vibration c'est la conscience, le
mouvement de l'imagination est une éthique. La poésie assemble l'exorcisme,
la danse des mots, la couleur des mots. Elle n'est pas littérature, elle bouge,
elle vibre...
L'invisible ne s'invente pas, on le crée.
L'imaginaire domine, est préexistant dans les rêves...
Le sens des mots pour l'auteur n'est pas
obligatoirement celui du lecteur.
L'écrivain est un passeur. Écrire la poésie avec
conscience et lucidité en soulignant les oppositions et les contradictions. Il
faut se dissoudre derrière son écrit, devenir autre avec ses peurs, ses
frontières et malgré tout percer l'écran...
Hubbert Addad "La condition magique"
affirme qu'il est peintre avant tout, peinture qui lui a permis de parier sur l'infini
et le néant. Mais poète, il est aussi et ses deux formes artistiques se mêlent
et se complètent. C'est une expression de soi à partir d'incertitudes et
d'inquiétudes.
Les champs de l'art sont des espaces de liberté. Il
suggère l'image de la coque de noix de l'imagination sur l'océan sur lequel
nous sommes tous. Soyons des coques de noix pour voguer avec notre imaginaire !
Après la projection du film "Le phare, un
voyage immobile" tourné par Paolo Rumiz (et réalisé par Alessandro
Scillitani) sur une île minuscule, au milieu de l'Adriatique, plantée d'un
phare en son milieu, le débat avait pour
thème "L'esprit des lieux".
Paolo Rumiz avait déjà beaucoup voyagé, des frontières de
l'Europe en remontant les Balkans, en suivant les traces d'Hannibal et le
fleuve Le Pô.
Ayant envie d'ailleurs encore une fois, il s'évade
sur une île, dans un phare et commence le voyage immobile !
Immobile, si l'on veut car il a arpenté l'île de
long en large, pour suivre, les goélands en nombre avec leurs cris, le vent
avec un chant différent à chaque apparition, le bruit assourdissant des tempêtes,
le grésillement des voix, dans toutes les langues méditerranéennes sortant
d'une radio dans le phare où habitent deux gardiens et bien sûr le bruit
incessant de la machinerie du phare qui sans cesse avertit les bateaux avec sa
petite lumière d'une ampoule de 20 watts. Il dira l'importance la voix du
lieu, surtout celle du vent.
"J'avais besoin de me reposer, loin du monde
et pourtant je n'ai pas arrêté de marcher, filmer, de méditer, d'observer,
d'écrire et je me voyais dans ce phare au centre du monde !"
La Méditerranée est une mer plus sérieuse qu'on le
pense, des changements soudains, le vent qui se lève sans prévenir et, vivre
dans le phare comme dans une forteresse a été pour lui une singulière
expérience.
Claude Eveno "L'humeur paysagère" nous parla bien sûr des jardins, lieux qui
peuvent aussi nous aider à vivre ensemble, proches du vivant, de la nature où
la méditation est possible aussi. Malgré que les jardins fassent appel à tous
nos sens (le vent dans les arbres, les oiseaux...), il en est un qui lui semble
important, la vue.
Cédric Gras, nous raconta en quelques mots "ses
trois automnes en une seule année" en voyageant en Russie
d'Extrème-Orient, poussé par "L'hiver aux trousses". Donc pour
lui, l'esprit des lieux c'est en priorité l'importance de la lumière, la
lumière caractéristique de l'automne. L'esprit des lieux est immatériel, c'est
souvent l'esprit littéraire. On parle souvent des maisons qui ont une âme,
l'atmosphère de certains hôtels qui gardent entre leurs murs encore la trace de
personnages anciens...
Quelques prix décernés en
cette année 2015 :
Simone Schwarz-Bart, auteure de "L’ancêtre
en solitude", au Seuil, et l’Américain Philipp Meyer, auteur de "Le
Fils" chez Albin Michel, ont reçu les prix Littérature Monde en langue
française et étrangère.
Le discours de Me Simone Scharz-Bart fut un moment
fort et parfois émouvant, émotion que la présidente, cette année Ananda Devi
témoigna dès le début de la remise des prix et à la suite.
Prix Nicolas-Bouvier à Paolo Rumiz, Le
Phare: Voyage immobile (Hoebecke)
Prix Étonnants Voyageurs à Sylvain Coher, Nord-nord-ouest (Actes
Sud)
Il y en eu d'autres mais je n'ai pas tout suivi !
Un week-end intense mais à chaque fois qui nous fait voyager avec jubilation...
mercredi 20 mai 2015
Pierres de lumières
Samedi 16
mai, a eu lieu la mise en lumière de l'abbatiale de Cerisy la Forêt vers 21
heures. Pour découvrir d'une autre façon notre patrimoine connu ou inconnu, a
été organisé une retraite aux flambeaux autour de cette même abbaye.
Alors, si
vous le voulez bien, cheminons, cheminons sur les pas de ceux qui avaient une
torche à la main...
C'était la cinquième édition de "pierres en lumières", parallèlement à la nuit européenne des musées…
Entre chien et loup (« L’heure où la lumière décline car on confond alors facilement chien et loup »), l'abbaye se découvrait petit à petit éclairée de l'intérieur, depuis l'étang aux moines…
Au plus
noir de la nuit, le cortège découvrait au loin, l'abbaye éclairée uniquement de
l'intérieur…
Puis de
l'extérieur...
En
arrivant près de l'étang, on apercevait sur la surface de l'eau les lumières
des torches et bien sûr les reflets de cette belle abbatiale…
C'est la
nuit qu'il est beau de croire à la lumière !
Jean
Rostand
..."La nuit
vient nous ravir en ses puissants arcanes ;
L'ombre avec des frissons envahit les platanes ;
De légères vapeurs montent des chemins creux.
Les vieillards sont assis, et les voix alternées
Sous le feuillage obscur se perdent égrenées.
C'est l'heure où l'esprit rêve, heureux ou malheureux..."
Anatole France
La marche
nous avait bien réchauffés (n'est-ce pas Oxy ?) car il faisait un froid de
canard !!!
samedi 16 mai 2015
Le temps des aubépines
Le temps des aubépines, au mois de mai, revient pour le plaisir des yeux, dans nos haies et chemins creux. Qui m'observe derrière la barrière ?
Allez voir les autres plaisirs du mois de mai chez les participants de la photo du samedi avec Amartia !
vendredi 8 mai 2015
Promenade champêtre et déjà la photo de la semaine
Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !
Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !
Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
cœur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
cœur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !
S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !
Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !
Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Esther
Granek (De la pensée aux mots, 1997. promenade)
Fin de la promenade du jour, avec toujours un petit bouquet pour la maison...
Le bouquet sera aussi la photo du samedi avec Amartia et les copinautes car je serai absente cette fin de semaine. A bientôt !
jeudi 30 avril 2015
Chemins de fils et de mots
Rencontre entre une
plasticienne et l'auteur d'Un cœur cousu,
au Musée de Bayeux (MAHB)
A l'occasion de
l'exposition "Chrysalides de
dentelle, des installations de Marjolaine
Salvador-Morel, le MAHB a organisé mercredi soir une rencontre entre la
plasticienne et Carole Martinez.
Rencontre fort sympathique, spontanée ou naturelle et tellement vivante qu'il
me fallait vous en donner un bref aperçu !
L'affiche
Carole Martinez nous lit entièrement le paragraphe de la vierge nue où il question
d'un cœur que Frasquita a brodé… Je me laisse envahir par l'émotion et même par
la beauté du texte lu.
Je n'ai pas encore lu
"Le cœur cousu", elle me l'a dédicacé et j'ai hâte de l'ouvrir
maintenant.
"Frasquita Carasco a dans son village du sud
de l'Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se
transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs
de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles
faneront sous le regard jaloux des villageoises ; un éventail reproduit avec
une telle perfection les ailes d'un papillon qu'il s'envolera par la fenêtre ;
le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession
semble palpiter miraculeusement...
Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l'errance à travers l'Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels...
Le roman fait alterner les passages lyriques et les anecdotes cocasses ou cruelles. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie." (Quatrième de couverture, chez Gallimard, collection blanche) Il existe en poche.
Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l'errance à travers l'Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels...
Le roman fait alterner les passages lyriques et les anecdotes cocasses ou cruelles. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie." (Quatrième de couverture, chez Gallimard, collection blanche) Il existe en poche.
Pour Marjolaine, le livre "le
cœur cousu" fut une révélation. Sa mère étant dentellière, elle fut
bercée dans les fils, si présents depuis sa tendre enfance…
Le cœur de Marie, c'est
exactement autour de celui-ci que se rejoignent et l'œuvre de la plasticienne
et le livre de l'auteur…
Et Carole de nous raconter
qu'elle voulait que son héroïne ait du talent. " J'ai imaginé l'Espagne
imaginaire de mon arrière arrière arrière grand-mère. Les femmes de cette
époque comme depuis la nuit des temps, n'avaient pas les mots pour garder ces
recettes de brodeuses ou dentellières, la transmission se faisait oralement
uniquement.
Dans
le Sud de l’Espagne, au début du XIX e siècle, les femmes d’une même famille se transmettent de génération en
génération des prières millénaires ainsi qu’une mystérieuse boîte.
Carole nous confie qu'elle a mis 14 années à écrire son livre, forte d'un désir de petite fille, imaginer et raconter la vie de son arrière, arrière, arrière grand-mère, née en Espagne … Les femmes n'avaient que le fil pour s'exprimer. Comme la dentelle, son livre est une œuvre de patience, "je relis 36 fois, je retire un paragraphe entier que je remettrais un jour dans un autre livre, recommencer, tout doit être cohérent… Patience de dentellière."
"Le désir d'écrire
dure longtemps pour un livre comme pour un homme. Je laisse monter le désir et
je me lâche dans l'écriture…"
Le roman est un bloc de
marbre, chaque partie doit s'intégrer parfaitement dans le cercle, idée de
l'artisan qui monte son œuvre comme l'écrivain,
dans la forme du roman" C M
Le passage des casseroles dans la cuisine a été la "graine" du livre, nous dit Carole M. Je vous en écris un extrait :
"Ecoutez, mes sœurs !
Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez... le bruit des mères ! Des
choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles
casseroles, dans des odeurs d'épices, magie et recettes se côtoient. Les
douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont
passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs
salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes ! "
Écrire un texte à l'aiguille, le texte comme le textile… Quand Ulysse est revenu vers Pénélope qui brodait, était-elle un peu Homère ?
Marjolaine a voulu
dessiner des bijoux, à 13 ans, à 15 ans, elle s'attarde sur des dessins en
blanc proposés par des religieuses d'Argentan. Elle fait connaissance avec un
travail traditionnel de dentellière, aux fuseaux, aux aiguilles…
En 2006, une expérience de
dentelle qu'elle exécute pour des non-voyants lui fait employer le fil de
nylon, d'où les installations que l'on peut palper !
Faire un croquis puis
vient le temps de la contemplation, se perdre dans son jardin de 600m2, son
esprit s'en imprègne, les traits arrivent et le projet global se concrétise.
Une démarche qui est de l'ordre du sacré, de la spiritualité comme "la
canne des anges" ou bien sûr "le cœur de Marie"…
Merci mesdames et à
bientôt !
J'avais beaucoup aimé
"Du domaine des murmures", je crois bien que celui-ci …
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