Dimanche, par un bel
après-midi d'automne, nous nous dirigions vers les Pyrénées, pour nous arrêter
dans les jardins de La Poterie-Hillen. Vous dire que c'est un jardin
remarquable, vous ne vous étonnerez pas du tout, en regardant ces quelques
photos que j'ai prises avec un grand plaisir... Je vous laisse gambader entre
les graminées, à la poursuite des belles perspectives qui nous entraînent vers
des rêves éveillés et sans oublier de vous arrêter pour le "tea-time"
sur la terrasse...
vendredi 4 novembre 2016
mardi 18 octobre 2016
Instants d'automne
Déjà
plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! Les beaux jours sont finis !
Parsème les gazons jaunis
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! Les beaux jours sont finis !
On voit
s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.
Le jardin, pour dernier trésor
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.
La
pluie au jardin fait des bulles
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules
Voici l’hiver, voici le froid !
(…)
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules
Voici l’hiver, voici le froid !
(…)
Théophile
GAUTIER
Voici
que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
Août
contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
La
mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.
Victor
Hugo
...Le silence est léger et calme ; par minute,
Le vent passe au travers comme un
joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour, qui jouait sous la bonté des
cieux,
S'en revient pour chauffer, devant le feu qui
flambe,
Ses mains pleines de froid et frileuses
jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer,
Tressaille et s'attendrit de le
sentir entrer.
Anna de Noailles ("Le Cœur innombrable")
vendredi 30 septembre 2016
Figues
Revenir. Tout doucement,
sur la pointe des pieds ou la pointe des doigts...
Je n'avais jamais dégusté
des figues, mûries à point, au soleil du sud-ouest, cueillies directement sur
l'arbre ! Les feuilles sont piquantes et urticantes quand on se fraie un passage
entre les branches.
Lorsque vous arrachez délicatement la figue,
un jus comme une gomme blanche vous poursuit jusqu'au lavabo où vous essayer de
vous débarrasser de cette colle (c'est du latex, il paraît) qui n'en finit pas
de vous démanger pendant un certain temps !
Mais c'est surtout les feuilles, urticantes à
souhait, qui m'ont réservé de vraies séances de démangeaisons qui se calmaient
seulement sous la douche ! Oui, les figues se méritent !
Bref! Les figues se
méritent, en tout cas, pour moi !!! Mais que ne ferait-on pas pour déguster ces
élixirs de bonheur sucré...
Crues, rôties, en
compotée, en sorbet, en tarte, en marmelade, j'avais l'impression que la maison
sentait la figue jour et nuit !!
Bien sûr les amis en ont
profité aussi et quand je pense que les figues perchées tout en haut des arbres
étaient aussi à partager avec les oiseaux, les guêpes et même les frelons. La
cueillette se faisait le soir, quand le soleil se couche derrière les chênes,
quand insectes et oiseaux s'endorment pour laisser la place à madame la
chouette !
Mon Amoureux s'est bien gardé de m'accompagner
étant allergique aux piqûres de guêpes... Et je peux vous dire qu'il adore mes
confitures de figues dans son fromage blanc !
Voilà des petites joies,
nouvelles pour moi qui ai vécu 25 ans en Normandie... Le figuier ne voulait pas
pousser là-bas, trop de vent !
Le figuier
Ce poème commence en été,
les branches du figuier qui effleurent
la terre m’avaient invité à m’allonger
dans son ombre. En elle
je me réfugiais comme au creux d’un fleuve.
Ma mère se fâchait : l’ombre
du figuier est funeste, disait-elle.
Je n’en croyais rien, je savais bien
comme leurs fruits luisaient mûrs
et fendus offerts aux dents matinales.
Là j’ai attendu toutes ces choses
peuplant les rêves. Une flûte
lointaine jouait dans une églogue
tout juste lue. La poésie caressait
mon corps en éveil jusqu’à l’os,
elle me cherchait avec une telle évidence
que je souffrais de ne pouvoir lui donner
de forme : bras, jambes, yeux ou lèvres.
Mais sous ce ciel vert du mois d’août
elle me caressait seulement, et s’en allait.
les branches du figuier qui effleurent
la terre m’avaient invité à m’allonger
dans son ombre. En elle
je me réfugiais comme au creux d’un fleuve.
Ma mère se fâchait : l’ombre
du figuier est funeste, disait-elle.
Je n’en croyais rien, je savais bien
comme leurs fruits luisaient mûrs
et fendus offerts aux dents matinales.
Là j’ai attendu toutes ces choses
peuplant les rêves. Une flûte
lointaine jouait dans une églogue
tout juste lue. La poésie caressait
mon corps en éveil jusqu’à l’os,
elle me cherchait avec une telle évidence
que je souffrais de ne pouvoir lui donner
de forme : bras, jambes, yeux ou lèvres.
Mais sous ce ciel vert du mois d’août
elle me caressait seulement, et s’en allait.
Eugenio de Andrade
"Mais à cette époque le figuier venait jusqu’à
ma retraite et frappait avec insistance aux carreaux de ma fenêtre. Je sortais
et pénétrais en son centre, torpeur visitée par les oiseaux, vibrations
d’élytres, entrailles d’un fruit d’où tombe goutte à goutte la plénitude...
...Les jours de calme, le figuier était
une caravelle de jade pétrifiée, qui se balançait imperceptiblement, attachée à
un mur noir qu’éclaboussait de vert la marée du printemps. Mais lorsque
soufflait le vent de mars, elle se frayait, ses vertes voiles gonflées, un
passage à travers la lumière et les nuages. Je grimpais à la cime, et ma tête
émergeait d’entre les grandes feuilles, picorée par les oiseaux, couronnée de prophéties...
Lire mon destin dans les lignes d’une feuille de figuier !...
...Aujourd’hui le figuier frappe à ma porte et m’invite:
dois-je saisir la hache ou entrer dans la danse folle ?"
Octavio Paz
J'espère que vous n'aurez pas un indigestion de mes images ! A bientôt !
samedi 27 août 2016
Le jardin d'Entêoulet
Imaginez une oasis au
milieu du désert, non j'exagère !! Imaginez un jardin vert au milieu des
collines du Gers qui ondulent au gré des blés puis des tournesols et du maïs, en
suivant le cours du temps et des saisons, contrées où je commence à prendre mes
nouveaux repères...
Le jardin de Renée, Le jardin d'Entêoulet, m'a
littéralement envoûtée par son naturel, son tracé, ses perspectives, sa
douceur, son silence, sa richesse de plantes bien adaptées au climat du
sud-ouest, en sachant que Renée adopte aussi des plantes du nord comme les
hostas (remarquez la solution sur la photo !) et sait renoncer à d'autres en
sage jardinière. C'est l'homme qui s'adapte à la nature...
Je ne vous ferai pas un
cours de botanique, je ne saurais pas, voyez son blog, elle y explique tout !
Apprenez le nom des plantes qui habitent son Eden, son havre verdoyant et si
bien fleuri.
Pourtant nous l'avons
visité un jour qui commençait par une petite grisaille, au beau milieu d'une
période caniculaire, fichtre !, un ciel un tantinet normand (oh!) et même
quelques gouttes sont tombées mais dès le matin nous étions décidés (Tu m'en
parles depuis si longtemps ! Dixit mon Amoureux)
Vers 11 h, le soleil a de
nouveau fait son apparition...
Je crois bien que mes photos parlent d'elles-mêmes
et vous racontent tout à fait enfin presque ce "jardin préféré des
français en 2014". Quand même!
Bravo Renée ! Tu nous as
ouvert si gentiment ton paradis que longtemps nous nous souviendrons de cette
première visite qui je crois dès maintenant sera suivie d'autres !
A bientôt !
Je vous laisse découvrir, à votre rythme...
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