Le froid s'installe de plus
en plus à l'entrée de la nuit jusqu'au levant mais nos ciels changeants en ce
mois de décembre nous charment encore de leurs lueurs, leurs embrasements de
fin de journée. Comme si le ciel passait et repassait puis s'évanouissait avec
la nuit parfois avec la douceur de ses
couleurs plus atténuées et presque poudreuses…
Et si vous le voulez nous poursuivons cette balade avec Victor Hugo
Un soir que je regardais le
ciel
Elle me
dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? Je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !
Dans ce ciel vaste, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh! de mon cœur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !
Que de soleils ! vois-tu,
quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !...