samedi 2 février 2013

Au bord de la Vire

 Ce sera ma participation à la photo de la semaine avec Amartia et ses aminautes


                                                             

Je n'aime pas les fêtes foraines mais la nuit, de loin, elles ont un côté mystérieux et  au bord de la Vire je me suis amusée à prendre quelques photos des lumières et leurs reflets et là j'étais à la fête!!!!







Heureux comme la truite remontant le torrent
Heureux le cœur du monde
Sur son jet d’eau de sang
Heureux le limonaire
Hurlant dans la poussière
De sa voix de citron
Un refrain populaire
Sans rime ni raison




Heureux les amoureux
Sur les montagnes russes
Heureuse la fille rousse
Sur son cheval blanc
Heureux le garçon brun
Qui l’attend en souriant




Heureux cet homme en deuil
Debout dans sa nacelle
Heureuse la grosse dame
Avec son cerf-volant
Heureux le vieil idiot
Qui fracasse la vaisselle






Heureux dans son carrosse
Un tout petit enfant
Malheureux les conscrits
Devant le stand de tir
Visant le cœur du monde
Visant leur propre cœur
Visant le cœur du monde

En éclatant de rire.

Fête foraine
Jacques PRÉVERT
Recueil : "Paroles"





Une "aminaute" a fait du plus grand stand sa bannière, c'est ici. En fait, elle l'a changée aujourd'hui ! Maintenant, c'est la fête foraine un jour de neige !








 Vue de sous la passerelle




De l'autre côté de la passerelle, le vieux pont de pierres

mercredi 30 janvier 2013

Deux bleus tellement différents



Les "hauts de Hurlevent"  ou quand  la violence de la nature  rejoint celle des sentiments.

Je ne vous raconterai pas l'histoire de cette tragédie signée de Emily Brontë que vous connaissez sans doute

La réalisatrice, Andrea Arnold, filme une nature houleuse, désolée, sauvage, des paysages de landes  et de collines recouvertes de bruyères où le vent, la pluie et la boue règnent en maîtres.

Il n'y a pas de musique sauf à la toute fin mais tous les bruits de la nature, des animaux et des humains  renforcent l'atmosphère violente, sauvage, rustre parfois à la limite de l'insoutenable…
C'est une adaptation extrêmement violente, sombre qui m'a scotchée sans répit dans mon fauteuil jusqu'au mot "fin" avec une angoisse qui n'est partie qu'à la sortie !

Je n'ai pas aimé certains mouvements saccadés de la caméra qui filme au dos des personnages à en avoir le tournis et parfois l'insistance du flou. Par contre j'ai apprécié la beauté des prises de vue du paysage et des collines balayées par le vent et des personnages en particulier, Heathcliff et Cathy, à cheval, qui évoluent en harmonie avec les éléments.

J'avais pourtant lu le livre, adolescente et j'avais gardé un souvenir d'un amour impossible et romantique…
En fait c'est un film puissant, bouleversant, d'une beauté brute et sauvage à l'image de cet amour qui restera gravé encore longtemps dans ma mémoire !

Vous pouvez voir la bande annonce et le résumé du film



 Pour me changer les idées, en revenant à la maison, j'ai fouillé dans mes photos de voyage en Italie, vous vous souvenez, en Campanie et j'ai sélectionné celles-ci :



















samedi 26 janvier 2013

Petits bonheurs du jour

 La première visiteuse du petit matin


 Brouillard mais pas de pluie, bizarre !




Et pour finir cette petite série du samedi je vous offre ainsi qu'à Amartia et ses aminautes ce bouquet de tulipes blanches

Bon week-end !
                                                               

mardi 22 janvier 2013

Déjà la neige s'en est allée et a déjà laissé sa place à la …pluie

Que faire quand le ciel est désespérément blanc et que de nouveau la pluie tombe sur le jardin transi ?
Jouer en noir et blanc ou jouer avec le noir et le blanc, comme vous voulez !!!!





  
 A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir.


Charles Baudelaire 







Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.


Théophile Gauthier





Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.


Charles Baudelaire 






Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !

Alfred de Vigny 




Chemins 

Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art
de leur but détournés,

chemins qui souvent n'ont
devant eux rien d'autre en face
que le pur espace 
et la saison.


Rainer-Maria Rilke 






En hiver la terre pleure 

En hiver la terre pleure ; 
Le soleil froid, pâle et doux, 
Vient tard, et part de bonne heure, 
Ennuyé du rendez-vous. 

Leurs idylles sont moroses. 
- Soleil ! Aimons ! - Essayons. 
O terre, où donc sont tes roses ? 
- Astre, où donc sont tes rayons ?


Il prend un prétexte, grêle, 
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! 
- Et la fait en s'en allant ;


Comme un amant qui retire
Chaque jour son cœur du nœud, 
Et, ne sachant plus que dire, 
S'en va le plus tôt qu'il peut.


Victor Hugo

samedi 19 janvier 2013

Première neige et rencontre avec un "bad boy"

     Je ne vous étonnerais pas si je vous dis qu'il a neigé ici,  hier. Petite panique coutumière avec quelques chutes de voitures dans les fossés et des petits accrochages… Aller chercher son pain ou son journal indemne relevait d'un exploit !!!…
En tout cas je n'ai pas mis le nez dehors de tout l'après midi et pris justement quelques photos, de mes fenêtres, pour vous présenter ce matin la photo de la semaine avec Amartia et ses copinautes dont le nombre augmente de semaine en semaine, pourquoi pas vous ?




                                                                 

"Tombe, tombe, la neige,
Tout le monde est à l'abri
Y'a que mon p'tit frère
Qui est sous la gouttière
Qui pêche du poisson pour toute la maison…"






Cette première neige me fait penser à un texte de Maupassant pas drôle du tout mais il se rapproche singulièrement d "une vie" du même auteur…















 Charlotte me donne froid dans le dos !  Ne vous inquiétez pas j'ai enlevé la neige !!!!!




Oh, j'allais oublier que j'ai revu Xavier Sabata pour la énième fois avec plaisir (il vient du jardin des voix  crée par William Christie), il avait fait pousser sa barbe pour jouer au "bad boy" en nous interprétant des rôles de méchants dans différents opéra comme Tamerlo, Ottone, Ariodante, Guilo Cesare, Teseo et Faramondo…
Xavier Sabata avait déjà participé aux créations d'Il Sant'Alessio et de La Didone avec les Arts Florissants à Caen.
Il était accompagné, ce jour, d'un tout jeune ensemble, Il Pomo d'Oro sous la direction du violoniste Riccardo Minasi





Un beau concert, une performance pour lui et pour nous car il n'est pas aisé à chaque fois de se mettre dans la peau de son personnage et en changer autant de fois mais son talent et sa hargne de convaincre pour interpréter bien les "bad boys" lui a permis de passer allégrement la barre…
Je préfère un opéra complet mais Xavier Sabata m'a convaincue qu'il y a une certaine façon de jouer les caïds avec sensibilité car vous savez ce qu'on trouve au fond d'un cœur de ce type d'homme. Enfin je l'espère !   La confusion des genres dans une époque baroque. 




Un très bon week-end à vous !



mardi 15 janvier 2013

Allons pigouiller dans le Marais

  Toujours en triant mes photos et par cette après-midi maussade, je vous ai réservé quelques clichés pour ce nouveau billet.
Aujourd'hui, mon chemin sera un chemin d'eau, celui du Marais Poitevin que nous avons emprunté à la fin du mois d'août.
  


Ne vous inquiétez pas, je ne vous ferai pas un cours de géographie mais nous ferons si vous le désirez une balade au fil des canaux dans une barque à fond plat (un bâtai) dirigée sur l'eau à l'aide de la "pigouille", longue perche, maniée par une jeune étudiante en histoire qui nous servit de guide dans ce monde du silence. Un monde fascinant et une guide parfaite.





On peut trouver cinq ou six espèces de lentilles d'eau dans le Marais Poitevin qui recouvrent la surface des canaux comme un tapis.
Elles sont le symbole du Marais qu'on appelle aussi "la Venise verte" 




Les frênes têtards et les aulnes bordent les cours d'eau et se reflètent sur la surface des rivières et on aperçoit plus loin les peupliers qui m'ont fait pensé parfois à des paysages de Corot …




Je vous disais un monde à part…




Et pour terminer un poème de Gérard Artal trouvé sur le Net :




Le marais Poitevin

Aux usances du lieu sur la barque à fond plan
Vert pays je découvre et celui du marais
Ancien golf des Pictons par dedans l'océan
En cours olivacé qui trône sous un dais.





Ô richesse du lieu que brasse la couleur
Ta nature enivrante s’abandonne en rameaux
Se pare de verdure la berge du siffleur
Cet autre chant j'ouïs tout fleurant les canaux




Poussée à la pigouille, l'échappée poétique
Sous le frêne et le saule où perce la prairie
Espaces ménagés sur celui hydraulique
L'herbivore laitière adorne la féerie




 L'Abbaye de Maillezais pareille à une forteresse vue du canal, malheureusement nous n'avons pas pu la visiter, ce sera pour une autre fois !



Venise verte élue en joyau vénéré
Richesse de l'évail aux baies de la passion
La conche Poitevine va le héron cendré
Paysages singuliers d'une étrange région

Gérard Artal





A la fin de la promenade notre guide essaya une petite expérience que vous devez connaître !


Elle a réussi après plusieurs essais.

Ce n'est pas moi qui irait aujourd'hui faire un petit tour dans le Marais Poitevin !