samedi 25 avril 2015
mardi 21 avril 2015
Vert et blanc
Quand l'herbe dans le pré
reverdit et que les merisiers se parent de blanc comme par enchantement… Blanc,
vert.
Le poney blanc se fiche
éperdument de mon âme vagabonde et pourtant il lui arrive de me regarder du
coin de l'œil quand il me voit descendre vers les merisiers en fleur… Blanc,
vert
Le livre que je lis en ce
moment "Cahier de verdure" de Philippe Jaccottet est tout à fait
l'expression que je ressentie ce jour d'avril dans ma campagne normande ! Vert,
blanc.
Que nenni, ce ne sont pas
des cognassiers blancs mais j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur !!!
" Autre
chose vue au retour d'une longue marche sous la pluie, à travers la portière
embuée d'une voiture : ce petit verger de cognassiers protégé du vent par une
levée de terre herbue, en Avril."
Oui,
je sais les cognassiers blancs ne sont pas les cerisiers ou merisiers qui
bordent les champs, dans les haies, par ici mais… Vert, blanc.
"Il a bien fallu m'approcher de ces
arbres. Leurs fleurs blanches, à peine
teintées de rose, m'ont fait penser tour à tour à de la cire, à de l'ivoire, à
du lait. Etaient-elles des sceaux de cire, des médailles d'ivoire suspendues
dans cette chambre verte, dans cette maison tranquille ?"
Derrière la maison, ici, il
n'est pas non plus un verger mais… Blanc, vert.
"Elles m'ont fait penser aussi aux fleurs de
cire que l'on voyait autrefois sous des cloches de verre dans les églises,
ornements moins périssables que les vrais bouquets ; après quoi, tout
naturellement, ce verger " simple et tranquille "
comme la vie que le Gaspard Hauser de Verlaine rêve du fond de sa prison, m'est
apparu lui-même telle une chapelle blanche dans la verdure, un
simple oratoire en bordure de chemin où un bouquet de fleurs des champs
continue à prier tout seul, sans voix, pour le passant qui l'y a déposé un
jour, d'une main pieuse ou peut-être distraite, parce qu'il appréhendait une
peine ou marchait vers un plaisir."
" Je crois bien qu'en tout verger, l'on
peut voir la demeure parfaite : un lieu dont l'ordonnance est souple, les murs
poreux, la toiture légère ; une salle si bien agencée pour le mariage
de l'ombre et de la lumière que tout mariage humain devrait s'y fêter, plutôt
qu'en ces tombes que sont devenues tant d'églises."
"Et ce verger-ci, mi-parti de vert et de blanc, c'est le blason des noces rustiques
et des fêtes de printemps, une musique de chalumeaux et de petits tambours
encore assourdis par un reste de brume.
" Je me suis dit (et je me le redirai plus tard devant les mêmes arbres en d'autres lieux) qu'il n'était rien de plus beau, quand il fleurit, que cet arbre-là. J'avais peut-être oublié les pommiers, les poiriers de mon pays natal."
" …L'ensemble, fleurs et feuilles, avait quelque chose de plus solide, de plus simple, de plus calme ; de plus épais aussi, de plus opaque. Cela ne vibrait ni ne frémissait comme oiseaux avant l'envol ; cela ne semblait pas non plus commencer, naître ou sourdre, comme ce qui serait gros d'une annonce, d'une promesse, d'un avenir. C'était là, simplement. Présent, tranquille, indéniable. Et, bien que cette floraison ne fût guère plus durable que les autres, elle ne donnait au regard, au cœur, nulle impression de fragilité, de fugacité. Sous ces branches-là, dans cette ombre, il n'y avait pas de place pour la mélancolie."
" Vert et blanc. C'est le blason de ce verger."
"Vert et blanc : couleurs heureuses entre toutes les couleurs mais plus proches de la nature que les autres, couleurs champêtres, féminines, profondes, fraîches et pures, couleurs moins sourdes que réservées, couleurs qui semblent plutôt paisibles, rassurantes."
Philippe Jaccottet
Et pour moi, vert et blanc. Ce sont les couleurs de ce petit bout de printemps, si court…
A bientôt !
samedi 18 avril 2015
Au galop pour la photo de la semaine
Un galop venté pour Amartia et les autres qui la suivent tous les samedis et en fait, tous ceux et celles qui passent par ici...
mardi 14 avril 2015
Poulet express pour une jardinière qui est plus dans le jardin que dans la cuisine
J'avais lu la recette du
poulet au citron express sur son blog, j'avais un poulet et des citrons bio
alors j'ai mixé sa recette avec la mienne en y ajoutant du romarin et du thym,
simplement ! Un régal ! A vous !
Je ne vous apprends pas
que le printemps a pris depuis une semaine environ une vitesse accélérée pour
nous offrir des merveilles toujours renouvelées, dans les jardins, dans les
chemins campagnards, les sous bois, les oiseaux sont aux anges et les animaux
batifolent et vous vous faites comme vous voulez!!!
En tout cas, le jardin me
prend beaucoup de temps et j'aime ça !!!
Allons les amis faire un
tour parmi les fleurs dans ce printemps bouillonnant…
J'ai aperçu la première
hirondelle, sans doute une éclaireuse, la semaine passée, c'est un signe qui
veut dire beaucoup pour moi et vous ?
samedi 11 avril 2015
Une fleur ! Une photo !
Pourtant il y en a tant d'autres qui s'ouvrent au soleil d'avril !!! J'ai choisi la première pour la photo de la semaine à la suite d'Amartia...
Et Pâques qui s'est envolé si vite...
Et Pâques qui s'est envolé si vite...
vendredi 3 avril 2015
Comment rester de marbre devant un spectacle aussi lumineux ?
La première photo sera
celle que je choisis pour Amartia et pour tous ceux et celles qui offrent
chaque semaine une photo spéciale du samedi.
Joyeuses Pâques à tous !

De nouveau, la scène du
théâtre de Caen, nous a offert un spectacle coloré qui nous a emmenés vers les
rivages flamboyants des fêtes vénitiennes.
Un opéra-ballet d'André
Campra (créé le 17 juin 1710), interprété par les Arts florissants et le Ballet
Scapino De Rotterdam, dirigé par William Christie et mis en scène par Robert
Carsen.
(Pour la petite histoire,
mon sac à main était rempli de mouchoirs en papier, de pastilles pour la gorge
et une petite bouteille d'eau ! Un gros rhume me tenait enfermée depuis
quelques jours et à aucun prix je ne voulais rater cet opéra.)
Les photos de la fin du
spectacle vous donneront un petit aperçu de la gaieté qui émanait de ce
ballet-opéra, entre autres, par ce rouge et ces couleurs chatoyantes qui
éclataient tout au long de ce carnaval de Venise.
La folie prenait le
pouvoir sur la scène et le jeu de l'amour et peut-être du hasard dans un air de
printemps propice à tous les débordements du plaisir! Bref c'était la fête sur
la scène de Caen ! Ma voisine riait de bon cœur à chaque moment cocasse. De la
joie, je vous dis !
Et la musique, et les voix
? Le spectacle fut d'un rythme très enlevé, du début à la fin et toujours les
voix magnifiques des solistes issus des jardins des voix (en particulier celui
de 2011, si je ne me trompe) et du chœur des Arts Flo.
Bref, nous sortions dans
la rue caennaise sous un crachin, bien "t'cheu nou", les yeux
pétillants de joie !!!
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