vendredi 30 septembre 2016

Figues

Revenir. Tout doucement, sur la pointe des pieds ou la pointe des doigts...

Je n'avais jamais dégusté des figues, mûries à point, au soleil du sud-ouest, cueillies directement sur l'arbre ! Les feuilles sont piquantes et urticantes quand on se fraie un passage entre les branches.
 Lorsque vous arrachez délicatement la figue, un jus comme une gomme blanche vous poursuit jusqu'au lavabo où vous essayer de vous débarrasser de cette colle (c'est du latex, il paraît) qui n'en finit pas de vous démanger pendant un certain temps !
 Mais c'est surtout les feuilles, urticantes à souhait, qui m'ont réservé de vraies séances de démangeaisons qui se calmaient seulement sous la douche ! Oui, les figues se méritent !
Bref! Les figues se méritent, en tout cas, pour moi !!! Mais que ne ferait-on pas pour déguster ces élixirs de bonheur sucré... 
Crues, rôties, en compotée, en sorbet, en tarte, en marmelade, j'avais l'impression que la maison sentait la figue jour et nuit !!
Bien sûr les amis en ont profité aussi et quand je pense que les figues perchées tout en haut des arbres étaient aussi à partager avec les oiseaux, les guêpes et même les frelons. La cueillette se faisait le soir, quand le soleil se couche derrière les chênes, quand insectes et oiseaux s'endorment pour laisser la place à madame la chouette !
 Mon Amoureux s'est bien gardé de m'accompagner étant allergique aux piqûres de guêpes... Et je peux vous dire qu'il adore mes confitures de figues dans son fromage blanc !

Voilà des petites joies, nouvelles pour moi qui ai vécu 25 ans en Normandie... Le figuier ne voulait pas pousser là-bas, trop de vent !


Le figuier

Ce poème commence en été,
les branches du figuier qui effleurent
la terre m’avaient invité à m’allonger
dans son ombre. En elle
je me réfugiais comme au creux d’un fleuve.
Ma mère se fâchait : l’ombre
du figuier est funeste, disait-elle.
Je n’en croyais rien, je savais bien
comme leurs fruits luisaient mûrs
et fendus offerts aux dents matinales.
Là j’ai attendu toutes ces choses
peuplant les rêves. Une flûte
lointaine jouait dans une églogue
tout juste lue. La poésie caressait
mon corps en éveil jusqu’à l’os,
elle me cherchait avec une telle évidence
que je souffrais de ne pouvoir lui donner
de forme : bras, jambes, yeux ou lèvres.
Mais sous ce ciel vert du mois d’août
elle me caressait seulement, et s’en allait.

Eugenio de Andrade




"Mais à cette époque le figuier venait jusqu’à ma retraite et frappait avec insistance aux carreaux de ma fenêtre. Je sortais et pénétrais en son centre, torpeur visitée par les oiseaux, vibrations d’élytres, entrailles d’un fruit d’où tombe goutte à goutte la plénitude...

...Les jours  de calme, le figuier était une caravelle de jade pétrifiée, qui se balançait imperceptiblement, attachée à un mur noir qu’éclaboussait de vert la marée du printemps. Mais lorsque soufflait le vent de mars, elle se frayait, ses vertes voiles gonflées, un passage à travers la lumière et les nuages. Je grimpais à la cime, et ma tête émergeait d’entre les grandes feuilles, picorée par les oiseaux, couronnée de prophéties...

Lire mon destin dans les lignes d’une feuille de figuier !...

...Aujourd’hui le figuier frappe à ma porte et m’invite: dois-je saisir la hache ou entrer dans la danse folle ?"

Octavio Paz







  J'espère que vous n'aurez pas un indigestion de mes images ! A bientôt !


samedi 27 août 2016

Le jardin d'Entêoulet

Imaginez une oasis au milieu du désert, non j'exagère !! Imaginez un jardin vert au milieu des collines du Gers qui ondulent au gré des blés puis des tournesols et du maïs, en suivant le cours du temps et des saisons, contrées où je commence à prendre mes nouveaux repères...


Le jardin de Renée, Le jardin d'Entêoulet, m'a littéralement envoûtée par son naturel, son tracé, ses perspectives, sa douceur, son silence, sa richesse de plantes bien adaptées au climat du sud-ouest, en sachant que Renée adopte aussi des plantes du nord comme les hostas (remarquez la solution sur la photo !) et sait renoncer à d'autres en sage jardinière. C'est l'homme qui s'adapte à la nature...



Je ne vous ferai pas un cours de botanique, je ne saurais pas, voyez son blog, elle y explique tout ! Apprenez le nom des plantes qui habitent son Eden, son havre verdoyant et si bien fleuri.

                                   les hostas dans des pots en terre...

Pourtant nous l'avons visité un jour qui commençait par une petite grisaille, au beau milieu d'une période caniculaire, fichtre !, un ciel un tantinet normand (oh!) et même quelques gouttes sont tombées mais dès le matin nous étions décidés (Tu m'en parles depuis si longtemps ! Dixit mon Amoureux)



Vers 11 h, le soleil a de nouveau fait son apparition...
Je crois bien que mes photos parlent d'elles-mêmes et vous racontent tout à fait enfin presque ce "jardin préféré des français en 2014". Quand même!



Bravo Renée ! Tu nous as ouvert si gentiment ton paradis que longtemps nous nous souviendrons de cette première visite qui je crois dès maintenant sera suivie d'autres !

A bientôt !


 Je vous laisse découvrir, à votre rythme...











mardi 2 août 2016

Un petit coucou et juste une petite photo, je "galère" toujours avec internet depuis un mois... A bientôt j"espère !

dimanche 12 juin 2016

Retrouver George Sand à Mézin !

Recevoir un message d'un copain qui nous informe de la tenue d'un spectacle dans un beau village du Lot et Garonne...
La maison d'Aurore, tel est son nom ! Vous savez que je suis fan de George Sand depuis bien longtemps et je n'ai pas hésité une seconde  à me rendre à Mézin !
Je pense que ce spectacle pourrait être présenté à Nohant lors d'un festival !


Merci et bravo à Isabelle de Vaugiraud et Hervé Berteaux

mercredi 25 mai 2016

Sur les chemins du Gers

On ne s'aperçoit pas toujours que l'on parcourt chaque jour un nouveau chemin. Paulo Coelho (vous avez lu l'alchimiste ?)












dimanche 15 mai 2016

Lectures au jardin

Quand le jardin du grand casse ou du grand chêne, de Larroque Engalin, s'anime grâce à la présence des membres de l'association "lecture à voix haute" de la ville de Lectoure, les voix se font entendre comme des elfes sortis de nulle part... Nous voilà donc revenus dans ce lieu découvert il y a juste une semaine.
Il fallait entendre les différents textes lus autour du thème du jardin. Tout d'abord, dans la cour d'entrée de ce petit paradis, Bernard Hardy, le maître des lieux nous lu un extrait de son livre " Le tour du jardin".
 De fil en aiguille et d'allées en petits coins, du potager au bassin des nymphéas, les différents protagonistes nous lurent quelques textes, poèmes, fables, chansons, contes et autres écrits, nous contant les beautés de la nature apprivoisées par le jardinier en son domaine et de ses hôtes comme les oiseaux.

Les deux heures ont passé très vite, et tout en circulant nous pouvions à la fois apprécier et admirer les plantes, les fleurs, les quelques roses déjà écloses tout en profitant de ce bain de lectures bien diversifiées en parfaite harmonie avec le lieu. Le seul bémol, l'agriculteur voisin, avait choisi ce jour pour faire son foin à proximité. Ah le bruit de la machine qui couvrait parfois quelques voix et le vent d'autan qui jouait parfois une partition un peu trop "forte" !  
L'après-midi se termina sous le préau par un goûter bien sympathique.
A refaire sans hésitation !














jeudi 5 mai 2016

Le grand casse

Non ce ne sera pas celui du siècle mais celui que j'ai visité ce premier jour de mai.
En gascon, casse signifie chêne.
Donc nous avons rendu visite à ce merveilleux jardin "Le grand chêne" (suivez le lien !) situé sur la commune de Larroque Engalin dans le Gers. (Je n'ai pas fini de vous parler du Gers, je crois...)
Donc, nous voilà arrivés sur les terres de Monsieur et Madame Hardy qui gentiment nous ont ouvert leur jardin (c'était justement  le jour de l'ouverture !) Nous étions les seuls visiteurs en ce début d'après-midi...
 Bernard Hardy n'est pas avare d'informations, de conseils sur le jardin gersois, la nature du sol et de l'adaptation des plantes dans ce coin du Gers comme vous pouvez deviner, je suis très en demande de renseignements, vu qu'un jardin, autour de ma prochaine maison, m'attend comme je le rêve dès maintenant, patience, patience...
Bon ! Vous me suivez ! Et j'espère qu'un jour vous viendrez faire un petit tour par ici...
Maintenant, le silence sera le guide de ce petit paradis. Juste un petit poème de Robert Desnos pour ouvrir le chemin.

L’ANNEAU DE MŒBIUS

Le chemin sur lequel je cours
Ne sera pas le même quand je ferai demi-tour
J’ai beau le suivre tout droit
II me ramène à un autre endroit
Je tourne en rond mais le ciel change
Hier j’étais un enfant je suis un homme maintenant
Le monde est une drôle de chose
Et la rose parmi les roses
Ne ressemble pas à une autre rose

Juste pour dire que j'avais envie de faire le chemin inverse, comme je fais habituellement dans un jardin lors d'une première visite... Toutefois, j'y retournerai samedi prochain, avec une amie qui lira un texte sur le jardin avec son association "Lectures à Lectoure". Une promenade et arrêts-lectures dans différents coins de ce havre de paix.