Un soir d'hiver, en janvier, le ciel ne s'était nullement séparé de son habit gris et la journée se languissait derrière la vitre… Quand soudain le soleil apparut derrière les nuages, un soleil quelque peu blafard mais quel bonheur de l'accueillir même si tard…
La lumière du soir, juste avant que tombe la nuit, m'a rappelé ce poème :
Éclaircie en hiver
Le bleu renaît du gris, comme la pulpe éjectée d’un
raisin noir.
Toute l’atmosphère est comme un œil trop humide, où
raisons et envie de pleuvoir ont momentanément disparu.
Mais l’averse a laissé partout des souvenirs qui
servent au beau temps de miroirs.
Il y a quelque chose d’attendrissant dans cette liaison entre deux états d’humeur différente. Quelque chose de désarmant dans cet épanchement terminé.
Chaque flaque est alors comme une aile de papillon placée sous vitre,
Mais il suffit d’une roue de passage pour en faire
jaillir de la boue.
Francis Ponge
Juste après :
Un nuage bleu...







