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mercredi 26 février 2014

Prélude du printemps


C'est bientôt le printemps des poètes et à ma manière je l'attends chaque jour...


C'est avec Jacques Lacarrière que je vous propose de faire un bout de chemin, aujourd'hui.



Les feuilles sont l’espoir des racines
Les fleurs, celui des branches
Et le bourgeon, celui de la ramure

Pour nous, quelle sève à notre espoir ?




Le ramage est l’espoir de l’oiseau
Le clapotis, celui des eaux
Le chuchotement celui des vents


Pour nous, quel chant à notre espoir ?




La rose est l’espoir de la tige
Le bleu, celui de l’océan
Et le vert, celui du printemps

Pour nous quelle couleur à notre espoir ?





Le miel est l’espoir de la ruche
Le vin est celui de la vigne
Et la miche est celui du blé

Pour nous, quelle saveur à notre espoir ?






La proie est l’espoir du rapace
Le venin, celui du serpent
Le butin, celui du pirate


Pour nous, quel destin à notre espoir ?



Espérer n’est pas nécessaire pour entreprendre le futur.

Réussir n’est pas nécessaire pour persévérer le présent.

Jacques Lacarrière



   Et un nouveau petit gilet pour ma princesse


    Et encore un arc en ciel, juste de la terrasse...



   Trois larmes sur deux primevères qui commencent à fleurir sur nos talus



    Ciel d'azur derrière mon frêne

mardi 17 septembre 2013

Ciels


L’exposition à Paris en juin, ne m’avait pas suffi pour admirer les ciels d'Eugène Boudin. D’ailleurs j’étais malade, deux blogueuses s’en souviennent.
Donc je suis allée les voir dans la ville où il a vécu dans son enfance, au Havre. Et il pleuvait en sortant du Musée Malraux, je n’ai pas pu y rencontrer un brin de nuages ni bleu ni rose mais un ciel gris et blanc, très chargé et impassible…

Il y avait l'exposition Pissaro, un autre impressionniste mais ce ne sont pas ses bateaux qui ont retenu mon regard, je savais qu’à l’étage du musée il y avait les fameux ciels de Boudin, que j’aime à voir et revoir, tellement ils me rappellent les ciels que je vois, en vrai, presque tous les jours dans nos contrées normandes…


Boudin représente souvent « de beaux et grands ciels tout tourmentés de nuages, chiffonnés de couleurs, profonds, entraînants. Rien dessous s’il n’y a rien ».

Il parle de « ces ténèbres chaotiques, ces immensités vertes et roses, suspendues et ajoutées les unes aux autres, ces fournaises béantes, ces firmaments de satin noir ou violet, fripé, roulé ou déchiré, ces horizons en deuil ou ruisselants de métal fondu ». Nous dit le critique d’art Baudelaire qui appréciait, oh combien ses toiles !








Charles Baudelaire écrivit aussi : (s’agissait-il du Havre quand il rencontra Eugène Boudin ?)

« Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses servent à entretenir dans l’âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.




Le va et vient des bateaux, dans la brume...

                                                  Quand le ciel se confond avec la mer...


                                                         Une seule silhouette au loin...



On peut se croire devant un tableau abstrait. Monet comme d’autres peintres doivent beaucoup à E. Boudin (C’est le sujet d’une autre exposition que j’ai vue à Saint Lô).


 Les cabines solitaires sur la plage...




Moi, qui souvent m’arrête devant un coucher de soleil, un ciel qui flamboie, un ciel qui grisonne, un ciel qui passe à toute allure, un ciel qui plombe l’horizon, je devais rendre un hommage, sur mon blog, à ce véritable « roi des ciels », Eugène Boudin qui a su transcrire à la perfection, entre autres, des éléments aussi changeants que la lumière et les nuages au-dessus de la mer et de la campagne.



                                             Il n'y avait pas un seul nuage, ce jour-là !!!!






D’autres ciels nous emmenèrent jusqu’à ce port que vous devez reconnaître rapidement. Ce sera le sujet d’un autre billet…




jeudi 29 décembre 2011

Quand le ciel paraît plus grand


 En marchant le nez en l'air, il est facile de regarder le ciel avec d'autres yeux et de s'arrêter en chemin à n'importe quel moment de la journée pour admirer le ciel qui s'habille de lumières différentes…





J'ai rencontré voilà plusieurs années un fou du ciel dans cette région, je vous invite à visiter son site où il capture des vues exceptionnelles du ciel gersois par tous les temps et par toutes les saisons. Ici.



 Et il y a aussi un fameux astronome pas très loin de Fleurance qui observe de près le ciel, surtout de nuit pour faire découvrir  à un large public la vie mystérieuse des étoiles. Là.




 Quand je vous dis que le ciel paraît plus grand ici !!!!





 Le ciel est, par-dessus le toit...
Le ciel est, par-dessus le toit,
                   Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
                   Berce sa palme.


 La cloche, dans le ciel qu'on voit,
                   Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
                   Chante sa plainte.


 Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
                   Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
                   Vient de la ville.



 Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
                   Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
                   De ta jeunesse ?

Paul VERLAINE, Sagesse (1881)





 "Le ciel au-dessus de nos têtes est comme une immense forêt d'étoiles." H Reeves




Laissons l'année 2011 passer doucement avec le ciel pour témoin....