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mardi 11 mars 2014

Un soir, un livre, une amie…


Un soir au château de Vincennes, la rencontre signature autour du livre " De père légalement inconnu", opus que Françoise Cloarec, l'auteure nous présenta de belle façon, en présence de l'héroïne de son livre, car c'est une histoire vraie.
Pourquoi, me direz-vous, ce lieu, parce que, entre autres, ses recherches l'ont conduite ici, au centre d'archives du ministère de la défense et qu'une partie de son livre s'y passe en compagnie de l'adjudant-chef Bastillac (dans le roman !) qui va aider l' héroïne à rechercher son père.  


La quête du père. De son père qu'elle avait beau essayé de chercher dans son passé, au Vietnam et en France, dans son enfance, dans l'abandon qui avait été son lot de la guerre d'Indochine. Il lui avait fallu quarante années pour se décider à le chercher vraiment,  en demandant de l'aide là où l'on espère retrouver un ancien militaire…





"Elle veut un nom, une photo, une tombe peut-être", nous dit Françoise Cloarec. Elle espère un seul signe de lui, après tant d'années, lui qu'elle n'avait jamais vu ou dont elle ne se souvenait plus, lui qui lui était un inconnu, français, mais légalement.

Camille sait qu'il était l'amant de sa jeune mère, Thi Vien, dans ce pays où reviennent  vers elle des images, des couleurs, des odeurs, des sentiments de silence, d'absence, de manque et des fantômes.





 "Je vous le dis, c'est la fille du colonel !" C'était lors de la réception que son père avait donnée avant son départ pour la métropole, vers sa famille et ses quatre enfants…
Une vie d'avant la déchirure, avant l'embarquement sur ce navire de non-retour, avec d'autres enfants abandonnés à leur triste sort, en route vers la France après un voyage d'un mois avec une simple couverture militaire afin de se protéger du froid…





Je ne vous en dévoilerais pas d'avantage (vous savez ma retenue quand il s'agit de présenter un livre !) et je m'empresse de vous encourager à le lire et comme moi, le dévorer pour en connaître le dénouement qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout, en m'attardant cependant sur les nombreuses citations bien ciblées, à chaque paragraphe que Françoise nous propose au fil de l'histoire.






Si vous voulez en savoir plus, je vous propose le résumé d'Evelyne Bloch Dano dans le magazine littéraire.




A mon retour à la maison, les premières fleurs du magnolia voyaient le jour, dans la cour…



mercredi 17 avril 2013

Histoire d’un savon






" Objets inanimés avez-vous donc une âme
   Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? "

 Lamartine

C’est en pensant à cette citation que j’ai lu le titre du dernier opus de Françoise Cloarec," l’Ame du savon d’Alep" (les éditions Noir sur Blanc), vous savez, mon amie du lycée dont je vous avais présenté modestement ses précédents ouvrages sur Séraphine et Storr…
Avec le savon d’Alep, dont elle décrit avec chaleur et poésie, tout au long de ce livre, les propriétés physiques (composition, odeur, couleur, bienfaits), la fabrication  en détail, elle écrit là l’histoire de ce savon qui est quelque peu à la mode mais dont on ne connaît point ses origines.

Je ne vous raconterai pas l’huile d’olive, le laurier, la salicorne qui font partie de sa composition, ni les lieux de fabrication du savon, ni la traversée du souk d’Alep, tellement je l’ai vécue intensément comme la première fois que j’ai visité Alep par livre interposé (« Les désorientées » récit de Françoise et je venais de visiter la Turquie à ce moment là) ni les personnes qui élaborent le savon et  qui habitent celui-ci !
Une nouvelle fois elle m’a emportée dans ce pays que je ne connais pas et sa ville dont elle est toujours passionnée.

Elle fait mention du drame actuel que traverse ce pays mais son propos n’est pas politique et est une réponse à l’appel aussi d’un savonnier d’Alep qui lui a proposé d’écrire un texte sur le savon de sa ville. « De ce pain de laurier qui est au cœur du patrimoine » Dit-elle.

Au travers de ses mots on perçoit la psychanalyste d’une part et son regard de peintre d’autre part quand elle nous conte les couleurs de la ville aimée .J’ai retrouvé  toute sa sensibilité à décrire ses sensations dans ce monde de l’ailleurs, ce carrefour des routes commerciales et pistes caravanières depuis l’antiquité… Alep, la cité la plus ancienne du monde. Elle se devait d’écrire ce livre dans lequel vous découvrirez tout, tout sur le savon d’Alep mais bien autre chose, son âme peut-être…
 Oh, j’allais oublier… les très belles photos de Marc Lavaud qui nous donnent vraiment l’impression d’ouvrir les portes de lieux de travail, de silence et de beauté et découvrir ces hommes et femmes qui font perdurer ces belles traditions.






     Et mes fleurs, n'ont- elles pas une âme certains jours ???