Les feuilles ont mené une ronde infernale dans la nuit et voilà le résultat aujourd'hui. A vous de trouver la grosse bête qui se promène au fil de l'eau. Je vous jure je ne fais pas (encore) du Land Art!
Je vous laisse tranquillement admirer cette véritable toile de madame Nature!
Que ce soit en été ou en automne, les arbres se reflètent toujours à la surface des étangs, ils ont simplement changé de tenue...
Il suffit de regarder et se laisser porter par les ondes.
Le monde à l'envers.
A l'heure du thé , comme il est bon de faire griller quelques châtaignes ramassées dans les chemins creux. Et ce soir là, c'était : Théâtre, grâce à une copinaute, MissYves!"L'histoire, écrite par Marcel Aymé, restée dans la mémoire collective à travers le film de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin et Bourvil, tout le monde la connaît : Sous l'Occupation, Martin, chauffeur de taxi réduit au chômage par la pénurie d'essence, doit convoyer chez un boucher à l'autre bout de Paris quatre valises pleines de viande de porc découpée. Son acolyte habituel ayant été arrêté, il fait appel à un inconnu, Grandgil, rencontré dans un bistrot. Tous deux prennent tous les risques. Au terme de leur périple nocturne, Martin découvre que Grandgil est un peintre connu qui s'est offert le luxe d'une petite aventure. Ils finiront par se faire arrêter et Martin paiera seul le prix de cette traversée." Sud-Ouest (En fait, Martin tuera Grandgil et il se fera arrêter.)
Acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste.
Êtes-vous seul en scène ?
Oui, pendant une heure et quart, avec un mirador. Tout est en noir et blanc, je porte un smoking. Ensuite s'ouvre un débat avec le public. Parfois, on me pose des questions.
Vous jouez beaucoup de personnages, qu'est-ce qui est le plus difficile ?
Pour moi, Grandgil et Martin sont des personnages identiques. C'est un peu comme Docteur Jekyll et Mister Hyde. C'est très éprouvant physiquement d'incarner douze personnages. Mais j'aime jouer à nu et en simultané avec le public. Finalement c'est comme si on était dans un lieu de culte où on est tous réunis, pour une même cause.
Pourquoi avez-vous choisi cette pièce de Marcel Aymé, La traversée de Paris ?
C'est un devoir d'interpréter ce texte. Surtout par rapport à ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre a été écrit en 1942 et publié en 1947. Il est important aussi que les plus jeunes connaissent Marcel Aymé. Il est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Et à la différence du film avec Bourvil et Gabin (NDLR : réalisé en 1956 par Claude Autant-Lara), rien n'est censuré. Il s'agissait d'un chef-d'œuvre comique. Or, Marcel Aymé a écrit un texte de dénonciation politique.
Quel est le message essentiel de la pièce ?
Le message est double : des Français se sont conduits comme des « salauds » pendant la guerre. Ils ont été complices des nazis et ce n'est pas pardonnable. Le second message c'est qu'il faut choisir son camp. Aujourd'hui, aucun jeune ne peut vraiment savoir comment il aurait réagi. Est-ce qu'il aurait fait acte de courage en se sacrifiant au profit de l'intérêt général ? Il faut être maître de son destin."
Fatoumata TRAORÉ Ouest-France
Quelle performance! Quel acteur! Interpréter une dizaine de personnages sur la scène! Au début j'étais un peu perdue entre les deux principaux personnages, Martin et Grandgil puis je suis entrée dans l'histoire et j'en suis ressortie qu'à la fin! C'est prenant, étourdissant parfois. Le jeu de l'acteur est incroyable, il envahit toute la scène, fait des allers et retours dans l'avant scène. Le sujet est grave et on sort en se posant maintes questions.















































