dimanche 14 novembre 2010

Un mercredi d'automne

 Entre deux ondées, il était temps d'aller se promener du côté des sources d'Elle, lieu où je vous avais emmenés en été. En automne les étangs ont pris un aspect plus mélancolique mais tellement beau!
 Les feuilles ont mené une ronde infernale dans la nuit et voilà le résultat aujourd'hui. A vous de trouver la grosse bête qui se promène au fil de l'eau. Je vous jure je ne fais pas (encore) du Land Art!
 Je vous laisse tranquillement admirer cette véritable toile de madame Nature!
 Que ce soit en été ou en automne, les arbres se reflètent toujours à la surface des étangs, ils ont simplement changé de tenue...
 Il suffit de regarder et se laisser porter par les ondes. 
 Le monde à l'envers.
 A l'heure du thé , comme il est bon de faire griller quelques châtaignes ramassées dans les chemins creux. Et ce soir là, c'était  : Théâtre, grâce à une copinaute, MissYves!

"L'histoire, écrite par Marcel Aymé, restée dans la mémoire collective à travers le film de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin et Bourvil, tout le monde la connaît : Sous l'Occupation, Martin, chauffeur de taxi réduit au chômage par la pénurie d'essence, doit convoyer chez un boucher à l'autre bout de Paris quatre valises pleines de viande de porc découpée. Son acolyte habituel ayant été arrêté, il fait appel à un inconnu, Grandgil, rencontré dans un bistrot. Tous deux prennent tous les risques. Au terme de leur périple nocturne, Martin découvre que Grandgil est un peintre connu qui s'est offert le luxe d'une petite aventure. Ils finiront par se faire arrêter et Martin paiera seul le prix de cette traversée." Sud-Ouest (En fait, Martin tuera Grandgil et il se fera arrêter.)


"Francis Huster,



Acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste.


Êtes-vous seul en scène ?


Oui, pendant une heure et quart, avec un mirador. Tout est en noir et blanc, je porte un smoking. Ensuite s'ouvre un débat avec le public. Parfois, on me pose des questions.


Vous jouez beaucoup de personnages, qu'est-ce qui est le plus difficile ?


Pour moi, Grandgil et Martin sont des personnages identiques. C'est un peu comme Docteur Jekyll et Mister Hyde. C'est très éprouvant physiquement d'incarner douze personnages. Mais j'aime jouer à nu et en simultané avec le public. Finalement c'est comme si on était dans un lieu de culte où on est tous réunis, pour une même cause.


Pourquoi avez-vous choisi cette pièce de Marcel Aymé, La traversée de Paris ?


C'est un devoir d'interpréter ce texte. Surtout par rapport à ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre a été écrit en 1942 et publié en 1947. Il est important aussi que les plus jeunes connaissent Marcel Aymé. Il est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Et à la différence du film avec Bourvil et Gabin (NDLR : réalisé en 1956 par Claude Autant-Lara), rien n'est censuré. Il s'agissait d'un chef-d'œuvre comique. Or, Marcel Aymé a écrit un texte de dénonciation politique.


Quel est le message essentiel de la pièce ?


Le message est double : des Français se sont conduits comme des « salauds » pendant la guerre. Ils ont été complices des nazis et ce n'est pas pardonnable. Le second message c'est qu'il faut choisir son camp. Aujourd'hui, aucun jeune ne peut vraiment savoir comment il aurait réagi. Est-ce qu'il aurait fait acte de courage en se sacrifiant au profit de l'intérêt général ? Il faut être maître de son destin."


Fatoumata TRAORÉ Ouest-France

Quelle performance! Quel acteur! Interpréter une dizaine de personnages sur la scène! Au début j'étais un peu perdue entre les deux principaux personnages, Martin et Grandgil puis je suis entrée dans l'histoire et j'en suis ressortie qu'à la fin! C'est prenant, étourdissant parfois. Le jeu de l'acteur est incroyable, il envahit toute la scène, fait des allers et retours dans l'avant scène. Le sujet est grave et on sort en se posant maintes questions.

vendredi 12 novembre 2010

Il pleut et je relaie le jeu des 8 questions

Je continue cette chaîne de l'amitié et je réponds aux huit questions, invitée par Danielle (VenetiaMicio)
Répondre à une série de questions :


- 1) Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ?"
J'ai d'abord voulu être fermière pour être près des animaux les soigner et surtout vivre à la campagne, puis être reporter-photographe animalier puis hôtesse de l'air pour découvrir le monde.

-2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?
Je n'aimais pas les BD car je trouvais les dessins pas trop porteurs de rêves et trop loin de la réalité. J'ai redécouvert le monde de la BD avec mes deux fils qui faisaient une véritable razzia à la FNAC et qui sont toujours "accros".

-3) Quels ont été vos jeux préférés ?
C'était de" jouer aux indiens", j'étais Perle de Rosée, je montais à cheval et je savais tirer à l'arc (et même en vrai!)

-4) Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?
Quand j'ai reçu ma première bicyclette, bleue, j'avais 10 ans.

-5) Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?
Je ne sais vraiment pas. Il faut que je réfléchisse à la question...

-6) Quel était votre premier sport préféré ?
Monter à cheval


-7) Quelle était votre première idole de musique ?
Chopin que nous jouait la mère de ma meilleure amie d'enfance, j'aurais pu l'écouter des heures, j'avais six ans. Et puis j'ai beaucoup aimé les idoles de mes parents qui chantaient souvent, Mouloudji, Trenet, Bécaud, Piaf, Isabelle Aubret... Moi c'était plutôt Adamo et les Beatles, j'avais 15 ans.

-8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ?
Mon setter irlandais que mon Amoureux m'a offert. Une vraie surprise

Pour terminer, il faut passer le relais à d'autres blogueurs de son choix. Qui veut me suive!!!!

mardi 9 novembre 2010

Pour passer le canal

Je reponds au jeu des 15 auteurs préférés, que m'a proposé Kenza :
George Sand


Balzac

Rainer Maria Rilke

Colette

Victor Hugo

Beaudelaire

Camus

Delerme Philippe

Frances Mayes

Pamuk Orhan

D'Ormesson Jean

Prévert

Pearl Buck

Leclézio JM Gustave

Gallay Claudie

Qui veut continuer ?




 Ce jour-là nous voulions traverser le canal par le pont du Rialto (il n'y a que trois ponts pour aller de l'autre côté du canal grande, celui-ci, le pont de l'Académie et le pont de la gare) après avoir vu la pescheria  de bon matin et bu un cappuccino au bord du canal.
 Comme vous pouvez le constater l'eau montait sur les berges, c'était le début de la marée... Et quand nous sommes arrivés au pied du pont du Rialto, oh! surprise, une manifestation d'étudiants arrivait...
 On nous a dit qu'ils manifestaient contre la réforme de leur université, même à Venise...
 Nous avons dû prendre les quais et rester dans "notre" quartier de San Polo... Impossible de passer le pont!
 Nous nous sommes perdus dans les ruelles mais ce fut un vrai bonheur. Le soleil était au rendez-vous, très peu de monde circulait par ici.
 Combien de petits ponts avons nous passer? Beaucoup!

Et nous avons retrouvé le campo San Polo pour déjeuner. Je ne sais plus ce que j'avais choisi comme plat mais je me souviens très bien d'une panna cotta aux trois parfums (café, caramel et fruits rouges)
Donc on passera le canal le lendemain...

dimanche 7 novembre 2010

L'automne, simplement...

 L'automne est là et bien là; ses couleurs nous enchantent, profitons en! Balades dans la forêt ou dans les chemins creux sauront nous contenter...
 Allons ramasser les châtaignes au bout du chemin creux qui borde le champs du poirier! Ce jour-là j'étais accompagnée par mon chat et ma chienne.
 Afin d'éviter les piquants des bogues des châtaignes, ils grimpent sur les talus et me suivent de haut...
 Les aubépines nous montrent leurs dernières parures et les hortensias ont revêtu leurs habits d'automne..
 Pour le thé j'ai préparé quelques muffins de cranberries qui régaleront je l'espère les visiteurs du jour...
Une occupation rituelle en cette période pour moi est la confection de petits sacs en lin avec petits rubans d'organdi, pour enfermer quelques fleurs de lavande séchée.
Et toujours et pour longtemps rêver de Venise...

jeudi 4 novembre 2010

Un peu plus loin sur la lagune...

 Nous avions pris le vaporetto à Burano et nous voilà arrivés en quelques minutes à Murano où l'île depuis le XIIIe siècle a fait de l'artisanat du verre sa spécialité...
 Comme vous pouvez le remarquer les maisons ne sont plus aussi colorées qu'à Burano...
 De jolis lustres
 Original, non!!!
 De retour à Venise par le vaporetto n°1 nous pouvons encore une fois admirer la citta de nuit...
 Le pont D. Scalzi près de la gare
Retour à "la casa", à pied, en traversant campi, rii et calli!
A bientôt

lundi 1 novembre 2010

Avec les presque derniers feux de l'automne, la palette de couleurs sur la lagune.


Juste un petit tour dans mon jardin pour voir s'épanouir les fleurs avant que ne viennent les premières gelées…
 Les cyclamens s'en donnent à coeur joie sous l'arbre à papillons
 Les asters tentent leurs dernières floraisons...

Quand vous arrivez à Burano, les maisons qui bordent les canaux, vous sautent aux yeux." On dit que les femmes des pêcheurs décidèrent de les peindre afin que leurs maris puissent reconnaître leur habitation de très loin". Voyez!

Ce qui frappe aussi quand on arrive sur l'île de Burano c'est la multitude de boutiques de part et d'autre de la rue principale. Nous avons pris la direction des ruelles annexes.
 Nous n'avons pas vu le musée de la dentelle. Trop de monde et ce soleil nous incitait à marcher dans les ruelles. Par contre nous avons pu admirer une dentellière en pleine action dans une boutique dont la propriétaire nous a invités à voir son musée de dentelle : des rideaux, des nappes, des draps et même une robe de mariée (qui a demandé 5 ans de travail) qui est le chef d'œuvre de la boutique. Je ne ramenais pas cette très belle robe pour ma petite fille, Cassandre mais une mignonne petite robe brodée pour l'été prochain…






Nous avons déjeuné à la spaghetteria di Costantini Meghi d'une assiette de "sarde in saor" (sardines frites et marinées avec oignons, pignons et raisins secs dans le vinaigre) pour moi des "spaghetti alle vongole" L'Amoureux avait choisi une friture de fruits de mer et bien sûr on terminait par un cappuccino!
On reprenait le vaporetto pour poursuivre notre route vers Murano.


A la prochaine fois

vendredi 29 octobre 2010

Embarquons pour les îles, la mer est belle et le soleil brille

 De bon matin nous partons pour les îles de Torcello, Burano et Murano par le Vaporetto.
 Nous regardons la Fontamenta San Zaccaria s'éloigner ...
 Nous longeons le cimetière qui se trouve sur l'île de San Michele
 Au loin un grand bâtiment abandonné sur un îlot... Qui peut me renseigner sur cette bâtisse???
 Enfin nous arrivons à Torcello, "la première Venise", avec le pont du diable et surtout la Basilique de Saint Maria Assunta avec à l'intérieur une magnifique mosaïque (interdit de prendre des photos).
 Torcello petit île perdue au milieu de la lagune, entourée de marais, conserve les témoignages de son glorieux passé...

Derrière les grilles en fer forgé d'un jardin nous pouvons apercevoir quelques sculptures juste à côté de pieds de vigne.
 Notre promenade nous conduira la prochaine fois sur l'île de Burano.
A bientôt