mercredi 15 juin 2011

Festival à Saint Malo, beau port de mer

 Le festival "Étonnants voyageurs" à Saint Malo revenait au devant de la scène ce week-end de Pentecôte encore plus riche de thèmes, dans un éventail de domaines qui se croisent, ici, exactement : littérature, poésie, gastronomie, imaginaire, musique, cinéma, photographie…
Une copinaute, Margotte, rencontrée là-bas trop rapidement me disait : "un jour ne suffit pas à explorer cette manifestation internationale, multiculturelle". Je lui répondais : "Trois jours non plus!"


Cette fois-ci aussi il a été question de choix car le festival étant victime de son succès, il ne fallait pas compter assister à deux interventions dans la matinée ou après midi, à moins de rester dans la même salle depuis le début des conférences, d'autant que les sites sont éparpillés dans la ville…
Oui le festival ne se résume surtout pas à un salon du livre et les rencontres foisonnent dans de multiples espaces.




Cette année, je me suis essentiellement partagée entre la tente des "saveurs du monde" et l'école de la marine, sans oublier le salon des livres et pour terminer ce week-end dans la rotonde où l'on a pu admirer des expositions de photographies et peintures.



"Plaisirs de langue, plaisirs de bouche" fut le premier thème abordé avec Olivier Roellinger, le grand chef "trois étoiles" et son invitée Radhika Jha.




Radhika Jha, jeune écrivain indienne ("Des lanternes à leurs cornes attachées", "le cuisinier, la belle et les dormeurs", "l'odeur") m'a vivement intéressée et donné envie de visiter son pays.

Elle nous parla de ses quatre livres et surtout de la tradition culinaire de son pays où "l'on cuisine pour se détacher de l'animal en nous", où "la cuisine est une danse pour équilibrer le chaos" et "la saveur, création et pouvoir de l'homme".




Comment décrire cette auteure sinon comme une citoyenne du monde, d'origine orientale; indienne qui considère la danse indienne (l'odissi) comme son "ancre". Elle revendique son identité car pour elle, être née quelque part est très important (elle est née à Delhi, a vécu, au Kenya, à Paris, à Londres et maintenant au Japon)
La culture indienne où tout se discute, n'a pas d'idée fixe et Jha pense que  la simplicité est la vertu la plus difficile à atteindre.
Elle nous conta aussi le rôle sacré de la vache, mère nourricière, Gao Mata c'est-à-dire la mère des vaches, comme une mère universelle, pleine de douceur qui donne son lait à tous, protégée parce que sacrée. Elle est le pilier de la civilisation indoue. C'était la présentation de son dernier livre "des lanternes à leurs cornes attachées"
Les thèmes suivants furent abordés :
L'ambiguïté de la cuisine, tuer et nourrir
Le chef cuisinier comme un chasseur, un grand prêtre qui prépare des potions magiques
La cuisine comme un ballet, comme un théâtre (le raffinement de la cuisine indienne!)
A la recherche des épices, des odeurs d'encens, le parfum de l'épice permet d'entrer en relation avec l'au-delà…. 


Olivier Roellinger aborda la création des caravelles par les occidentaux qui partirent à la découverte des ces pays pour les  évangéliser et en fait ils découvrirent un jardin d'Eden. On assistait là à une grande respiration entre l'Inde et l'Occident


 Je ne connaissais pas encore cette auteure mais sa prestation m'a convaincue et je me suis précipitée sur le stand de son éditeur, Picquier, pour me procurer "l'odeur" qui est celui qui m'attire le plus, après on verra!


Et pour terminer aujourd'hui, je vous propose cette composition qui m'a beaucoup plu et vous?

mercredi 8 juin 2011

Jazz sous les pommiers, Bonnard à Giverny

 Jacques Gamblin, en conteur de Jazz, était le seul programme que nous pouvions choisir cette année à Jazz sous les pommiers, festival qui fêtait ses 30 ans.


 C'est avec bonheur que nous avons assisté à la création du nouveau spectacle de J Gamblin et Laurent de Wilde et son ensemble. Ils nous content une histoire de musicien, d'un apprentissage laborieux, de professurs de piano et guitare et d'une Lady Jazz que l'apprenti musicien, J Gamblin doit conquérir…


Par le jeu du comédien, le talent de l'orchestre dirigé par Laurent de Wild, la littérature, les mots se marient par magie avec le jazz, les notes!
Inutile de vous dire que nous avons passé une très bonne soirée !




 La cathédrale de Coutances, ville de la Manche où se passe "Jazz sous les pommiers"




Le lendemain  nous prenions la route pour Giverny…





 Plus de 80 peintures, dessins et photographies de Bonnard sont exposés autour de documents d'archives qui racontent essentiellement sa "période normande"

Des paysages, des scènes d'intérieur, natures mortes et nus nous montrent ici, au musée des impressionnistes à Giverny, une période féconde de la production de ce peintre.
J'ai peut-être plus aimé ses dessins à l'encre et au crayon que ses peintures qui malgré les thèmes et l'usage de la couleur n'ont pas été pour moi un coup de cœur. Faut-il que j'y retourne pour mieux apprécier ?


 Je vous raconterai bientôt où j'ai ressenti une belle émotion lors d'une exposition à Paris. Autourdupuits le sait  mais chut!!!



Cette mosaïque aurait dû se trouver en début de billet mais impossible de l'y placer???? Coutances et sa cathédrale et son hôtel de ville, la première nuit du festival... A l'année prochaine!

jeudi 2 juin 2011

Continuons notre promenade à Giverny

 « J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas… Je les cultivais sans songer à les peindre… Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et puis, tout d’un coup, j’ai eu la révélation des féeries de mon étang. J’ai pris ma palette. Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle. »
Monet
 « Il est indispensable de faire le pèlerinage à Giverny, dans ce sanctuaire fleuri, pour mieux comprendre le maître, pour mieux saisir les sources de son inspiration et pour l’imaginer toujours vivant parmi nous. »
Gérald Van der Kemp


 « Je suis allé parfois m’asseoir sur le banc d’où Monet a vu tant de choses dans les reflets de son Jardin d’eau. Mon œil inexpérimenté a eu besoin de persévérance pour suivre de loin la brosse du Maître jusqu’aux extrémités de ses révélations.»
Clemenceau



 « J’ai peint beaucoup de ces nymphéas, en modifiant chaque fois mon point de vue, en renouvelant le motif suivant les saisons de l’année, et par suite, suivant les différences d’effet lumineux qu’engendrent ces changements. L’effet, d’ailleurs, varie incessamment. L’essentiel du motif est le miroir d’eau dont l’aspect, à tout instant, se modifie grâce aux pans de ciel qui s’y reflètent,


 
 Clin d'oeil à Oxygène!


 , et qui répandent la vie et le mouvement. Le nuage qui passe, la brise qui fraîchit, le grain qui menace et qui tombe, le vent qui souffle et s’abat brusquement, la lumière qui décroît e qui renaît, autant de causes, insaisissables pour l’œil des profanes, qui transforment la teinte et défigurent les plans d’eau. »
Monet à Thiébault-Sisson

 Et je vous laisse terminer cette balade ... Chut! Si vous voulez d'autres informations sur ce lieu merveilleux c'est ici



A bientôt

lundi 30 mai 2011

Aucune possibilité de vous répondre sur mon blog...

 J'ai perdu patience avec les réponses à vos commentaires que je ne peux pas mettre sur mon blog alors je viens partager avec vous quelques photos de ma promenade à Giverny. C'est avec un réel plaisir que j'ai revu ce lieu enchanteur? N'est-ce pas Aifelle ...



Nous avons eu la chance de visiter la maison sans la foule qui arriva vers 14h !


L'atelier du maître




 Admirons!


 Les fameux iris


Un vrai tableau!

Ce soir, tout est compliqué ! Je vous laisse dans ce merveilleux jardin...
J'espère que j'aurais accès à mon blog pour vous répondre
Merci à tous pour vos commentaires.
A bientôt

ça marche ???? Help !!!!!!!!

mercredi 25 mai 2011

Un week-end intense

 En quittant ma lecture, mon banc et mon jardin, j'allais d'un pas léger écouter la chorale d'une copinaute !!!

Sculptures et toiles décoraient avec bonheur cet espace...


 Le temps des roses s'est installé au jardin avec une générosité incroyable! 


 La chorale et Missyves


 Les pivoines font la fête au jardin


 Le samedi soir, sur Mezzo, passait en direct  Atys, l'opéra de Lully... Grandiose !!!! Et je trouvais qu'au même moment les couleurs du coucher du soleil correspondaient tout à fait à celles des personnages sur l'écran...


 Le dimanche, nous passions par Bricquebec et nous arrêtions pour admirer les toiles d'une copinaute, Hirondelle qui exposait dans un agréable jardin...


 Je la félicitais vivement d'avoir la patience de tenir ses toiles exposées au vent qui soufflait par raffales depuis le matin...


 Le soir nous passions par Bayeux où l'éclairage de la ville et du ciel, au crépuscule, donnait un petit air vénitien  à l'ensemble...
Un beau week-end!