lundi 11 juillet 2011

Deux ans

 Voilà. Deux ans. Deux années que j'empreinte le chemin de mon blog et que je m'y pose avec plaisir et engouement. Il m'a permis de faire de belles rencontres autant virtuelles que "dans la vraie vie"…
Les rencontres ne sont-elles pas des intuitions qui se croisent ? (j'avais relevé cette réflexion de Juliette Binoche dans Télérama, qui me convient bien !)



 Deux ans de partages, d'échanges, d'ouvertures, de réflexions, de découvertes, enfin bref, de petits bonheurs qui font ma joie depuis déjà deux ans!


 Mes premiers artichauts !
Un grand merci à tous ceux qui passent fidèlement, jeter un œil ou deux et surtout à ceux qui me laissent un commentaire régulièrement…


 Petit coin où j'aime bien lire et prendre mon thé...


 Qui est-ce ?


 Achille fait sa toilette, aux derniers rayons du soleil...

 Le sphinx Colibri




Le chemin est encore long… Poursuivons-le si vous le voulez ! A bientôt

mercredi 6 juillet 2011

"Le silence, habit de la beauté"



Je viens de terminer un petit opuscule de Sylvain Tesson ("aphorismes dans les herbes et autres propos de la nuit", écrivain-voyageur que j'ai eu la chance de rencontrer à St Malo, au festival des "étonnants voyageurs" cette année et déjà à propos de son recueil de nouvelles " une vie à coucher dehors", qui au demeurant est très pessimiste et lucide , regard sur un monde au destin incertain avec quand même une lueur d'espoir juste à la fin du recueil avec la dernière nouvelle.



Aphorismes qui nous racontent cet écrivain en quête de silence, solitude, beauté du monde et on devine derrière ses mots, déjà son aventure au bord du lac Baïkal quelque part en Sibérie, dans une petite cabane… J'attends d'ailleurs la prochaine parution qui sera je crois le récit de ce séjour de six mois là-bas "dans les forêts de Sibérie".



 Alors que les gelées de cassis, framboises ou autres groseilles sont déjà dans le buffet bleu, que les foins sont engrangés, que les lavandes ont été juste cueillies, que les roses n'en finissent pas d'embaumer le jardin…



Je me rappelle les deux interventions de Sylvain Tesson à St Malo, écrivain- voyageur qui m'a fait encore rêver d'un grand voyage, cette fois autour du lac Baïkal (petit film qu'il nous a présenté) mais je crois bien que je préfèrerais en été car je n'aime pas le froid!!!!




"La poésie est la traduction dans le langage des hommes de ce que les choses pensaient pouvoir garder pour elles."


"Se dire en permanence qu'il est déjà trop tard."



Les thèmes de ces deux interventions :
Pourquoi je pars ?
La solitude du voyageur.




Je ne vous parlerai pas de ces deux thèmes aujourd'hui, mais je vous recommande vivement de lire ces livres et en attendant  de faire une recherche sur Google où vous trouverez même un petit bout de son film, ici.





Et le soleil s'évanouit encore ce soir derrière la haie…


"Ecrire ne fait de mal à personne."

"N'ouvrez pas la bouche les mots pourraient s'échapper."
Sylvain Tesson

mercredi 29 juin 2011

Flambée de joie


 C'était dans une grande ferme qui date du 13e siècle et  remaniée au 17e siècle, dans le Calvados où une partie de notre chorale était invitée à l'occasion de la fête St Jean.




 Pendant que les canards cancanent...


 Fleurs qui décoraient les tables du dîner dans la grange...


Il suffit d'un grand bûcher  réalisé avec des palettes réformées, au milieu d'un champ pour célébrer l'arrivée de l'été.



 Les flammes crépitent sous les étoiles pendant que notre chorale entonne des chants et que les enfants tournent autour du feu en farandole sous l'œil vigilant des parents





 Fêter le solstice d'été dans une certaine tradition. Savez-vous que la fête de St Jean se fête le 27 décembre et que le 24 juin c'est la fête de St Jean Baptiste? Voir ici




 Le feu d'artifice qui suivit...


Une belle soirée estivale

vendredi 24 juin 2011

Ode à la rose


 On quittait les quais de la Seine et ses ponts vus d'en dessous et ses petits canards pour continuer cette semaine en beauté vers les jardins de Bagatelle où nous avions rendez-vous avec Catherine, l'amie d'une copinaute.





 C'était par un après-midi chaud, très chaud, nous avions longé la Seine du côté du pont de Suresne et déjeuné dans cette ville inconnue, au bord du marché qui avait un petit air provençal, dans un restaurant italien (tiens, tiens…)

 Les reflets


 Les péniches sur la Seine



 Catherine nous attendait devant les grilles de l'entrée de Bagatelle.


 Les iris


 Des roses, des roses, des roses....

Tout en bavardant et photographiant toutes ces beautés fleuries nous marchions en recherchant presque l'ombre dans les allées du potager puis de la roseraie…
Un véritable festival de couleurs et de parfums s'offrait à nous pour notre plus grand bonheur et je prenais un certain plaisir à photographier cet espace floral et ses hôtes toutes plus jolies les unes que les autres…



Laquelle préférez-vous ? Ici, on a l'embarras du choix!


 Un bel après midi sous le signe de la rose que nous terminions assoiffés devant un jus de fruit bien frais en s'échangeant des réflexions sur l'improbable rencontre que nous venions de vivre grâce à ce monde virtuel qu'est la blogosphère! Vous pouvez voir les photographies de Catherine sur le blog de VenetiaMicio et celui de Norma. Malheureusement Catherine n'a pas de blog mais je peux vous dire qu'elle suit avec attention nos blogs!!! Je vous recommande en particulier ses photos de Venise et son carnaval!

dimanche 19 juin 2011

Séquence parisienne

 Voilà quelques mois déjà où nous n'étions pas allés dans la capitale. En bons provinciaux, il nous fallait voir absolument les expositions du moment qui nous attiraient particulièrement.
L'Amoureux voulait voir "Brassens", le chanteur-poète qu'il affectionne beaucoup. Je vous dirais que ce n'est pas pour me déplaire, oh que non!!! Sinon je serais allée faire du shopping!
Ce fut "les frères Caillebotte" pour mon choix et tous deux, nous voulions voir "Manet".

C'est parti! Photos, maestro! J'essaie de les présenter dans l'ordre de la semaine qui a passé trop vite…


 L'exposition consacrée à Brassens nous sembla immédiatement un brin nostalgique, souvenir d'un spectacle vu ensemble avant de se marier…Exposition fort bien réalisée qui nous a permis de revoir cette période et tous les artistes qui entourèrent Brassens de près ou de loin dans tous les domaines artistiques à l'aide de photos, manuscrits, vidéos, cassettes audio...


 J'ai beaucoup, beaucoup aimé l'exposition des frères Caillebotte, cette idée originale de nous présenter en parallèle les photographies et les toiles, dans un hôtel particulier sublime qui m'a fait penser aussi à Venise, peut-être aussi grâce à la merveilleuse fresque de Tiepolo, que "Les idées heureuses" nous a déjà présentée.
 Michelaise nous  a déjà parlé de cette expo et Françoise aussi. Je ne vais pas plagier. Je n'en dirai pas plus si vous voulez plus d'informations c'est ici.




Fresque de Tiepolo


 Les ponts de Paris, petit clin d'oeil à Chic que tout le monde connait!



Le Louvre, vu des quais de Seine

 Expo "Manet" où nous avons eu le plaisir de retrouver mon guide préférée qui nous avais déjà présenté cette expo. C'est agréable d'échanger dans le vif du sujet nos impressions et ressentis malgré la foule d'un jour férié!


Le musée d'Orsay

 Paris sans la musique, ce n'est pas possible!



 Rencontre imprévue sur les berges...


Il faisait chaud ce jour à marcher le long de la Seine (du Chatelet au musée d'Orsay, aller-retour)
Mais c'était presque la canicule, fin mai à Paris, quand je retrouvais une autre copinaute (enfin pour celles qui la connaissent, la photographe attitrée du blog de Venitiamicio, Catherine)
Prochaine balade, je vous donne rendez-vous à la roseraie de Bagatelle!

mercredi 15 juin 2011

Festival à Saint Malo, beau port de mer

 Le festival "Étonnants voyageurs" à Saint Malo revenait au devant de la scène ce week-end de Pentecôte encore plus riche de thèmes, dans un éventail de domaines qui se croisent, ici, exactement : littérature, poésie, gastronomie, imaginaire, musique, cinéma, photographie…
Une copinaute, Margotte, rencontrée là-bas trop rapidement me disait : "un jour ne suffit pas à explorer cette manifestation internationale, multiculturelle". Je lui répondais : "Trois jours non plus!"


Cette fois-ci aussi il a été question de choix car le festival étant victime de son succès, il ne fallait pas compter assister à deux interventions dans la matinée ou après midi, à moins de rester dans la même salle depuis le début des conférences, d'autant que les sites sont éparpillés dans la ville…
Oui le festival ne se résume surtout pas à un salon du livre et les rencontres foisonnent dans de multiples espaces.




Cette année, je me suis essentiellement partagée entre la tente des "saveurs du monde" et l'école de la marine, sans oublier le salon des livres et pour terminer ce week-end dans la rotonde où l'on a pu admirer des expositions de photographies et peintures.



"Plaisirs de langue, plaisirs de bouche" fut le premier thème abordé avec Olivier Roellinger, le grand chef "trois étoiles" et son invitée Radhika Jha.




Radhika Jha, jeune écrivain indienne ("Des lanternes à leurs cornes attachées", "le cuisinier, la belle et les dormeurs", "l'odeur") m'a vivement intéressée et donné envie de visiter son pays.

Elle nous parla de ses quatre livres et surtout de la tradition culinaire de son pays où "l'on cuisine pour se détacher de l'animal en nous", où "la cuisine est une danse pour équilibrer le chaos" et "la saveur, création et pouvoir de l'homme".




Comment décrire cette auteure sinon comme une citoyenne du monde, d'origine orientale; indienne qui considère la danse indienne (l'odissi) comme son "ancre". Elle revendique son identité car pour elle, être née quelque part est très important (elle est née à Delhi, a vécu, au Kenya, à Paris, à Londres et maintenant au Japon)
La culture indienne où tout se discute, n'a pas d'idée fixe et Jha pense que  la simplicité est la vertu la plus difficile à atteindre.
Elle nous conta aussi le rôle sacré de la vache, mère nourricière, Gao Mata c'est-à-dire la mère des vaches, comme une mère universelle, pleine de douceur qui donne son lait à tous, protégée parce que sacrée. Elle est le pilier de la civilisation indoue. C'était la présentation de son dernier livre "des lanternes à leurs cornes attachées"
Les thèmes suivants furent abordés :
L'ambiguïté de la cuisine, tuer et nourrir
Le chef cuisinier comme un chasseur, un grand prêtre qui prépare des potions magiques
La cuisine comme un ballet, comme un théâtre (le raffinement de la cuisine indienne!)
A la recherche des épices, des odeurs d'encens, le parfum de l'épice permet d'entrer en relation avec l'au-delà…. 


Olivier Roellinger aborda la création des caravelles par les occidentaux qui partirent à la découverte des ces pays pour les  évangéliser et en fait ils découvrirent un jardin d'Eden. On assistait là à une grande respiration entre l'Inde et l'Occident


 Je ne connaissais pas encore cette auteure mais sa prestation m'a convaincue et je me suis précipitée sur le stand de son éditeur, Picquier, pour me procurer "l'odeur" qui est celui qui m'attire le plus, après on verra!


Et pour terminer aujourd'hui, je vous propose cette composition qui m'a beaucoup plu et vous?