mercredi 8 février 2012

En attendant


 En attendant que le temps change et que les températures soient plus clémentes, je me suis amusée avec mon bouquet de tulipes. J'ai choisi les blanches !
Petit délire entre ombres et lumière…



Le langage des fleurs :
Tulipe :
Amour puissant,  déclaration
Phrase Type : Je vous promets un amour sincère.



 Le blanc symbolise la pureté et la virginité, mais aussi le raffinement et l'élégance. On peut envoyer des fleurs blanches pour faire une déclaration d'amour platonique, mais aussi pour exprimer l'admiration que l'on ressent envers quelqu'un. En effet, la pureté du blanc évoque la beauté et la perfection.




 Séance d'essayage pendant qu'il gèle dehors....


Et quand la lune fait son spectacle !

samedi 4 février 2012

Photo de la semaine


Mes roses au jardin fleurissaient à qui mieux-mieux depuis le printemps dernier… Je les prenais encore en photo en ce début du mois de février, décorées de sucre cristal sur leurs pauvres pétales… Et elles m'ont donné l'idée de ce billet.

 C'est avec plaisir que j'ai répondu à l'appel d'Amartia qui nous convie à un petit challenge "la photo de la semaine" tous les samedis. Je sais j'arrive encore en retard, mais samedi 4 février n'est pas encore envolé et Armatia m'a ouvert sa porte après que j'ai eu sonné la cloche accompagnée d'un coq ! !


 En avril 1545, Ronsard rencontre, dans une fête à la cour, Cassandre Salviati, fille d'un banquier italien. Ronsard a 20 ans et Cassandre en a 13. Le lendemain, elle quitte la cour et Ronsard en garde un beau souvenir.



Mignonne

A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.


Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !


O vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !


Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

" Odes ", I, 17
Ronsard (1524, Vendômois), XVI
ème



Et de rose en rose j'ai chanté sa chanson.... Je ne la vous présente pas !




Merci Amartia

mercredi 1 février 2012

Une amie, un livre, une exposition


 Je vous avais déjà présenté, ici, (clic) le dernier opus de Françoise Cloarec, "Storr, architecte de l'ailleurs", chez Phébus,  dans lequel Françoise  raconte la vie quelque peu originale de cet artiste qui excellait dans l'art brut et son parcours d'enfant de l'Assistance publique.



  Et bien, j'ai reçu il y a quelques jours un mail de " ma plus ancienne amie de lycée", comme elle aime à me nommer, m'annonçant que l'exposition des toiles de ce peintre presque inconnu avait lieu en ce moment à la mairie du 20 e arrondissement de Paris. Quelques 60 toiles y sont exposées, à l'initiative de  Liliane et Bertrand Kempf (les collectionneurs). L'entrée est libre, il faut le souligner, jusqu'au 31 mars.


J'espère pouvoir programmer cette visite bientôt, en attendant, je ne saurais vous encourager à aller voir cette exposition si vous êtes intéressés par l'art brut et l'architecture imaginaire, d'un visionnaire hors norme !

Et si vous êtes trop loin de Paris je vous recommande de nouveau et  vivement ce livre et aussi le catalogue de l'exposition.

Extraits :
…"La dernière série qui compose l'œuvre de Marcel Storr va de 1969 à1975. Ce sont des villes fantastiques, inventées, irréelles."

…"On ne sort pas des villes de Marcel Storr."

…"Il bâtit dans le langage plastique une forteresse. "

"C'est manifeste, il faut qu'il invente sa présence au monde. "

"Il s'agit de cités du futur."

"Toute la sensibilité dont M.S. est capable, la poésie, l'émotion passent par les dessins, pas dans sa vie, pas dans sa relation aux autres"

"…de mettre à distance le quotidien."

"Ses dessins ne sont, à ses yeux, pas des dessins, ce qu'il veut, c'est que tout cela vive. D'ailleurs il ne dessine pas, il est dans le dessin."

"Pour voir il faut du temps. Il faut aussi du temps pour se déprendre de l'œuvre de Storr."

"Et cette autre série à l'encre de Chine, où il représente des îles reliées entre elles par des ponts et des bateaux (1973)"

"Il représente d'étranges édifications avec des tours, qui s'élèvent comme des ziggourats, des flèches, des obélisques, des griffes ou des clochers ou encore des dômes…"

Séraphine, Marcel." Deux vies obscures,  tragiques, une même passion, une même fulgurance. Séraphine peignait des fleurs, des bouquets, des arbres, des buissons, Marcel des architectures végétales, minérales."

L'œuvre de Marcel Storr "Elle est forte, insolite, il serait regrettable de ne pas arrêter son regard sur elle."

Je pourrais continuer, mais je vous laisse découvrir l'intégralité du livre, si vous ne l'avez pas encore fait.

Merci Françoise, peut-être à bientôt sur ces pages.



samedi 28 janvier 2012

Arbres dépouillés


 Quand le temps est maussade, le ciel presque noir,  il me prend l'envie de vous emmener quand même dans ma campagne où des arbres nus grelottent silencieusement, où parfois un craquement sourd se fait entendre  et revenir au jardin où des roses nous attendent encore et qu'un simple bouquet de tulipes nous fait espérer les beaux jours…








Aux arbres il faut un ciel clair, 

L'espace, le soleil et l'air, 
L'eau dont leur feuillage se mouille. 
Il faut le calme en la forêt, 
La nuit, le vent tiède et discret 
Au rossignol, pour qu'il gazouille.






 Mais quand mauvaise est la saison, 
L'arbre perd fleurs et frondaison. 
Son bois seul reste, noir et grêle. 
Et sur cet arbre dépouillé, 
L'oiseau, grelottant et mouillé, 
Reste muet, tête sous l'aile.




  Ainsi ta splendeur, sur le fond 
Que les envieuses te font, 
Perd son nonchaloir et sa grâce. 
Chez les nuls, qui ne voient qu'hier, 
Le poète, interdit et fier, 
Rêvant l'art de demain, s'efface.







Arbres, oiseaux, femmes, rêveurs 
Perdent dans les milieux railleurs 
Feuillage, chant, beauté, puissance. 
Dans la cohue où tu te plais, 
Regarde-moi, regarde-les, 
Et tu comprendras mon silence.



L'excuse .charles Cros














Belle semaine à vous qui passez

mardi 24 janvier 2012

Un centième membre ?


 Juste pour bien fêter l'inscription du 100ième membre de mon blog, bienvenue à lui,  je vous laisse (re)découvrir en vrac quelques photos de ces dernières années sur mon blog. Je ne peux malheureusement mettre un lien vers son blog, mais je pense que cela ne pourrait tarder...
























C'est tout pour aujourd'hui, à bientôt
Voilà le lien  : http://dieter759.blogspot.com/

samedi 21 janvier 2012

Avec les acrobates


 Depuis lundi, nous étions sans téléphone donc sans Internet oh que c'est "doure" !!!!!!!!! Bon, je reprends la barre et vogue la galère ! J'en ai bien profité pour m'occuper de ma petite fille que je n'avais pas vue depuis de longues semaines…
Un petit tour en arrière en compagnie des écureuils comme plusieurs de mes copinautes les adorent ! Je vous laisse aussi avec Maurice Rollinat, vous savez, l'ami de Georges Sand,( je pense aussi à toi, Alba… et à toi, Oxy, et à toi,Louise,)
A bientôt


 L’ÉCUREUIL

Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.
Les rayons du soleil, maintenant alanguis
Ont laissé le ravin dans un jour fantastique.


 Le paysage est plein de stupeur extatique ;
Tout s’ébauche indistinct comme dans un croquis.
Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.


Tout à l’heure, la nuit, la grande narcotique
Posera son pied noir sur le soleil conquis ;
Mais, d’ici là, tout seul, avec un charme exquis,
Acrobate furtif de la branche élastique,
Le petit écureuil fait de la gymnastique.
Maurice ROLLINAT
(1846 - 1903)




Bon dimanche à vous tous

lundi 16 janvier 2012

Doublement touchée,


Par un "Liebster blog", vous savez ce petit cœur, que Danielle du blog Album vénitien" et Nina Lou de "la bulle de Nina Lou" ont décerné à mon "cheminfaisant". Merci à vous deux, j'en suis très touchée et pour jouer le jeu je décerne le même prix à …. A tous et toutes celles qui ne l'ont pas eu encore car vous êtes tous et toutes mes copinautes, un grand réseau s'il en est !!!!!
Maintenant je vais faire un petit tour vers vos blogs qui m'apportent beaucoup ! Merci à vous et à bientôt


 Le brouillard 

Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton ; 


Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison. 


 Plus de fleur au jardin,
Plus d’arbre dans l’allée ; 



La serre du voisin
Semble s’être envolée. 


 Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier.

Maurice Carême 




Mais toujours le soleil revient, ouf !