lundi 3 mars 2014

En suivant l'Elle

Afin de répondre à vos sympathiques commentaires, je partage aujourd'hui avec vous une balade au bord de l'Elle, petite rivière qui se jette dans la Vire (Elle et Vire !)
Il faisait bon au soleil et sous un ciel d'azur à marcher sur la berge où le sol faisait "ploc-ploc" sous nos chaussures...










 Une superbe journée printanière puis retour au crépuscule...

A bientôt

samedi 1 mars 2014

Encore des fleurs, toujours des fleurs

C'est si agréable de voir les premiers pruniers en fleurs dans le petit chemin qui mène jusqu'à l'Elle... Ce sera mon samedi japonisant et je vous offre ma photo de la semaine dans  la ronde d'Amartia.

                                                      





« Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum ! »

Satomura Shôha, Poète japonais mort en 1602








Si vous le voulez, nous poursuivrons la balade en longeant ce petit ruisseau. Le prochain billet... A bientôt donc !

mercredi 26 février 2014

Prélude du printemps


C'est bientôt le printemps des poètes et à ma manière je l'attends chaque jour...


C'est avec Jacques Lacarrière que je vous propose de faire un bout de chemin, aujourd'hui.



Les feuilles sont l’espoir des racines
Les fleurs, celui des branches
Et le bourgeon, celui de la ramure

Pour nous, quelle sève à notre espoir ?




Le ramage est l’espoir de l’oiseau
Le clapotis, celui des eaux
Le chuchotement celui des vents


Pour nous, quel chant à notre espoir ?




La rose est l’espoir de la tige
Le bleu, celui de l’océan
Et le vert, celui du printemps

Pour nous quelle couleur à notre espoir ?





Le miel est l’espoir de la ruche
Le vin est celui de la vigne
Et la miche est celui du blé

Pour nous, quelle saveur à notre espoir ?






La proie est l’espoir du rapace
Le venin, celui du serpent
Le butin, celui du pirate


Pour nous, quel destin à notre espoir ?



Espérer n’est pas nécessaire pour entreprendre le futur.

Réussir n’est pas nécessaire pour persévérer le présent.

Jacques Lacarrière



   Et un nouveau petit gilet pour ma princesse


    Et encore un arc en ciel, juste de la terrasse...



   Trois larmes sur deux primevères qui commencent à fleurir sur nos talus



    Ciel d'azur derrière mon frêne

dimanche 23 février 2014

Rose au milieu des perce-neige ?


Non ce n'était pas un mirage, sur mon précédent billet,  il y a bien encore des roses dans mon jardin avec les perce-neige et les hellébores, les camélias, les crocus…
Des rosiers qui n'ont pris aucun repos hivernal, c'est incroyable !!! J'ai déjà eu des roses jusqu'à Noël mais cette année j'ai encore des boutons de roses à  ce jour !
Cette fois-ci je vous réponds collectivement en vous remerciant pour tous vos petits mots…
A bientôt et très bonne semaine à vous tous et toutes ou à vous toutes et tous !!! 




samedi 22 février 2014

Retour


Vichka m'attendait, les trois chats aussi mais elle, au bout du chemin, elle m'a carrément surprise, aussi pimpante qu'une rose de juillet. Elle sera ma photo vedette de la semaine avec toutes celles qui suivent le chemin grec d'Amartia !




(impossible de copier le logo ????)





mardi 18 février 2014

Un vrai cadeau du ciel


Un arc en ciel m'a accompagnée pendant des kilomètres et je ne pus m'empêcher de le photographier plusieurs fois, derrière la vitre de la voiture…


La lumière du monde (2001)
 Christian Bobin

Avec ces quelques clichés je vous propose justement de lire cet article de Christian Bobin qui se suffit à lui-même.




"Ce que j’ai pour vous, aujourd’hui, c’est presque rien, un échantillon tombé de la boîte à couture d’un ange. C’est aussi fin qu’une brise qui ride un étang pendant quelques secondes. Difficile de l’attraper. Voilà : il s’agit d’un arc-en-ciel. Du bleu, du jaune, du vert, des couleurs faibles sur le papier de l’air, un dessin convalescent en forme d’arche, de pont. C’est là et ce n’est pas là, vous comprenez ? Quelque chose apparaît et disparaît en même temps. Un soupçon coloré. Une énigme limpide. Toute la vie a forme d’arc-en-ciel, n’est-ce pas : elle est là et en même temps elle n’est pas là.


La pluie s’éloignait après avoir couvert le ciel de son écriture régulière. Personne mieux qu’elle ne parle du soleil. Quand je veux voir une chose, pour bien la voir je regarde son contraire. La pluie venait de partir quand j’ai surpris au-dessus de l’avenue cette moitié d’arc-en-ciel. Le restant se perdait dans un ciel brouillé. Je sais bien qu’il se trouve des savants pour expliquer ce que c’est, un arc-en-ciel. Je sais bien. Mais ce n’est pas avec du savoir qu’on voit ce qu’on appelle la vie. C’est avec le cœur, avec l’émerveillement de ce qui est là, sous nos yeux, et dont l’éternité tient à la vibration de son effacement prochain.



 Cette aquarelle dans le ciel mouillé au-dessus de la ville, on aurait dit l’haleine d’un ange architecte, une buée d’hortensia aux lèvres d’un saint expirant. C’était proche et lointain comme le sourire d’un mort. J’en étais assommé de calme. Un tissu flottait dans le ciel, le bout d’une robe transparente portée par un ange, et l’ange n’était rien, et rien n’existait – ni l’ange, ni le ciel. Uniquement ce tissu, ce pont lancé entre rien et rien, cette passerelle sur le vide aux planches bleues, jaunes, vertes. C’était, ce dessin sur le papier millimétré de l’air, une revanche de la vie : le faible, le léger, l’allusif et le tendre, tout ce que le monde détruit revenait en gloire dans le ciel ému.





 Le plus beau, sans doute, c’était que ça ne servait à rien. Oui, c’était ça le plus beau : une féerie inutile. Rien à acheter. Rien à vendre. Quel repos pour nos cerveaux sur lesquels, chaque matin, le monde colle ses affiches d’entrée en guerre ! Je n’ai pas bougé. J’étais content. On est toujours bête quand on est content. On est toujours intelligent quand on est bête. Une intelligence me venait. Quelque chose me regardait sans yeux. Tout mon sang me quittait pour nourrir l’apparition pâle. Et puis ça a passé. La merveille n’insiste jamais. Ce qu’elle a à dire est sans bruit. Parfois j’ouvre un livre, j’en lis très lentement une page et je vois un arc-en-ciel miniature trembler un instant au-dessus du papier. Le ciel n’est pas l’unique lieu des prodiges. Quelque chose se rappelle à nous de loin en loin. Quelque chose ou quelqu’un mais ce serait le faire fuir que de le nommer. Non ?"

Christian Bobin (publié le 01/01/2013 dans le Monde des religions)


Il y en a qui cherche le pot d'or (Pour répondre et rebondir sur les commentaires de Thérèse et Hubert)D'où vient la légende qui dit qu'au pied d'un arc-en-ciel on trouve un pot d'or ? Voir ici !

samedi 15 février 2014

En attendant l'avion











En attendant l'avion en provenance de Londres qui s'est fait attendre et désirer pendant quatre heures.
 Et que faire dans un aéroport quand toutes les boutiques et bars ferment à 22 h et que nos amis ont débarqué à minuit passé ?

 Je n'avais pas pris de livre, ni de sodoku, ni de mots fléchés, ni de magazine alors j'ai pris des photos…