mardi 8 février 2011

Une histoire à Port en Bessin

 Jeudi, jour du poisson pour nous, j'allais l'acheter à Port en Bessin, comme souvent…






 Le temps était variable ce jour-là mais je réussissais à photographier bateaux et oiseaux de mer après avoir choisi un turbot et quelques coquilles sous la halle.







 Un brin de soleil a éclairé le bassin, je fixais donc quelques reflets....




 Je me souvenais qu'une copinaute, Aifelle, nous avait parlé d'un film qui se déroulait juste là,  une histoire simple, âpre mais tellement pleine d'espoir...




 La marée était calme ce jour-là, le silence régnait sur les quais...





 Au loin on apercevait les falaises dans la brume...




Le soir même nous allions le voir, je ne vous raconterai pas l'histoire, je vous dirai tout simplement : A voir absolument ! Je vous avouerai seulement que j'ai versé une larme en voyant la mère qui essaie de communiquer avec son enfant, à l'école derrière la porte des toilettes…

 Toutes les critiques sont bonnes, j'ai relevé que des valeurs positives : Sincérité, tact, justesse, lucidité, grâce, délicatesse, subtilité, renaissance, espoir… Je vous le redis : allez le voir !









Dans la salle du cinéma, j'entendais des dames qui reconnaissaient des lieux, des maisons, des bateaux…


 Je terminerai par cette citation de Françoise Delbecq, relevée dans ELLE : "Une love story renversante comme une lame de fond."







 
La gente ailée serait-elle devenue cabotine à Port en Bessin ?

mercredi 2 février 2011

Gondoli, gondola...

" Sur l'eau verte, bleue ou grise

Des canaux et du canal,

Nous avons couru Venise

De Saint-Marc à l'Arsenal.



Au vent vif de la lagune,

Qui l'oriente à son gré,

J'ai vu tourner ta Fortune,

O Dogana di Mare!


 Souffle de l'Adriatique,


Brise molle ou sirocco,

Tant pis, si ton doigt m'indique

Fusine ou Malamocco !


La gondole nous balance

Sous le felze, et, de sa main,

Le fer coupe le silence

Qui dormait dans l'air marin...."

Henri de Régnier Poète et écrivain à Venise


(1864 - 1936)



" Pas un bruit.


Seuls les gondoliers se racontent.

Les rames bruissent à peine et

des églises, des canaux

une nuit inconnue nous fait signe..."

Rainer Maria Rilke Poète à Venise (1875-1926)


"...Les gondoles sont là, fragiles et cambrées


Sur l'eau dormeuse et sourde aux enlacis mourants,

Les gondoles qui font, de roses encombrées,

Pleurer leurs rames d'or sur les flots odorants..."
Albert Samain






dimanche 30 janvier 2011

Ce n'était pas ma fête ce jour-là, mais...

Je me suis fait ce petit plaisir : Aller boire un cappuccino au Florian, endroit mythique s'il en est ! Pendant que mon Amoureux montait au sommet du campanile....
Je vous souhaite une belle et douce semaine !

vendredi 21 janvier 2011

Promenade (suite)

 Donc ce dimanche, il faisait beau, et nous en avions profité pour se balader le long de la rivière qui court dans la ville, l'Aure.


 Un moulin


 Un ancien lavoir, ou simplement un endroit pour se reposer...


 Un autre ancien moulin qui tourne toujours...


 Un livre :
Quatrième de couverture :


"13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.
Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009)."


"Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", de Mathias Enard, le dernier roman que je viens de terminer m'a comblée pour trois raisons :


- Le personnage de Michel Ange

- La ville inconnue, Istanbul

- L'écriture de ce roman

La description de la personnalité du héros que Mathias Enard en fait est tout à fait ce que j'imaginais. Un personnage de grande sensibilité, curieux de découvrir l'être humain plus que le monde, ou l'être humain dans son monde.

Arrivé à Istanbul, il s'enferme d'abord dans sa chambre pour dessiner, et sur son carnet qui ne le quitte jamais, des pieds, des mains, des postures, des chevaux, des éléphants… Avant de suivre son guide-poète dans la ville. Et sur son carnet qui ne le quitte jamais, il inscrit beaucoup de listes de mots, chaque jour, où il est question d'odeurs, d'épices, de couleurs, , de comptes, de menus,d'architecture, d'équilibre, d'harmonie comme l'élaboration des corps (pensons à son David). "Son carnet, c'est sa malle"

Avec une pointe d'orgueil, il dessine la main de son traducteur, Manuel.

"C'est un miracle, maître !"

"Un miracle, non, mon ami, c'est pur génie, je n'ai pas besoin de Dieu pour cela !"

Puis, en arpentant les ruelles, il découvre cette ville envoûtante, tellement différente de Rome ou Florence, il est curieux de tout en suivant son ami, Mesehi. Leur amitié est aussi puissante que discrète.

La lumière d'Istanbul le fascine, dans la mosquée de Sainte Sophie avec sa coupole et ses ouvertures qui font entrer le soleil là où il faut pour que "le visiteur…soit… le centre du dispositif, le flatte, l'exalte et le rassure"

Il doit, invité par le sultan, Bayazid, construire un pont qui enjambera la Corne d'Or, sur le Bosphore, joli symbole de la réunion de l'Orient et l'Occident, dans cette ville qui a vu tant de batailles, parmi lesquelles, celles entre les chrétiens et les musulmans… Où les églises sont devenues des mosquées…

Michel Ange ne se méfie pas assez des jalousies et des complots qui l'entourent, même ici, comme il a déjà rencontré à Rome et Florence…

Tout au long du roman, on sent cette ville qui palpite avec ses coutumes, ses fragrances, ses couleurs, hors de la chambre, de l'atelier.



Le livre écrit en petits paragraphes comme dans un carnet où les épisodes de la vie stambouliote de Michel Ange se télescopent, m'a emportée du début jusqu'à la fin dans un monde de beauté et d'espoir !

L'écriture de Mathias Enard est poétique à souhait avec un brin de philosophie de la vie que l'on perçoit dans les paroles de Michel Ange et Mesehi, son guide-poète.

Il est parti d'un fait historique qu'il a su romancer à sa guise, avec un certain lyrisme, mais avec un réel respect pour ce grand génie que fut Michel Ange.


Merci à Anna-Livia de m'avoir décerné ce prix et je l'offre à ceux ou celles qui passeront (les dix premiers)

mardi 18 janvier 2011

Venise et ses puits pour "Autourdupuits" sans oublier …


Pour me joindre à Alba, Venetiamicio, Michelaise, je continue la ronde des puits et crèches…. Puits que j'ai photographié à Venise et la crèche à Bayeux, je n'ai pas trouvé mieux pour être solidaire…
Pour


Ce dimanche, après avoir déjeuné d'un bon cabillaud, nous décidions d'aller marcher dans cette ville que je vous ai déjà présentée à maintes reprises… Le ciel était d'un bleu pur et le soleil brillait. Oui, oui, il fait beau aussi en Normandie !




 

Dos de cabillaud : Recette la plus simple possible, deux dos que je rince à l'eau claire et que j'essuie entre deux "sopalin", dans un plat à gratin où j'ai versé une lampée d'huile d'olive, je place mes deux dos de poisson, je sale avec du sel de l'Himalaya rose (offert à Noël)  et un peu de mélange "cinq baies", je mets au four  pour 20mn et puis sur "gril" 5 mn. J'ai ajouté de l'aneth et du vinaigre balsamique pour faire joli et donner un petit plus en goût. Voilà, voilou ! Enfantin !




L'amoureux voulait revoir la crypte de la cathédrale pour la nième fois…







 Je photographiais la crèche en pensant à Aloïs !!!

J'en profitais pour "prendre" des reflets  colorés provoqués par le soleil sur les vitraux.


Au crépuscule, voilà à quoi ressemblait le ciel....