Juste pour le plaisir, je vous propose cette série de photos
mardi 4 février 2014
samedi 1 février 2014
Regarder
Ma participation à la photo de la semaine ! Si voulez en voir d'autres c'est ici avec Amartia et beaucoup d'autres participants

Regarder
Avant de regarder
Par la fenêtre ouverte,
Par la fenêtre ouverte,
Je ne sais pas
Ce que ce sera.
Ce que ce sera.
Ce n’est pas
Que ce soit la première fois.
Que ce soit la première fois.
Depuis des années
Je recommence
Je recommence
Au même endroit
Par la même fenêtre.
Par la même fenêtre.
Pourtant je ne sais pas
Ce que mon regard, ce soir,
Ce que mon regard, ce soir,
Va choisir dans cette masse de choses
Qui est là,
Dehors.
Qui est là,
Dehors.
Ce qu’il va retenir
Pour son bien-être.
Pour son bien-être.
Il peut aller loin.
Peu de couleurs.
Peu de courbes.
Peu de courbes.
Beaucoup de lignes.
Des formes,
Des formes,
Accumulées
Par des générations.
Par des générations.
Je laisse à mon regard
Beaucoup de temps,
Tout le temps qu’il faut.
Je ne le dirige pas.
Pas exprès.
J’espère que ce soir
Il va trouver de quoi :
Par exemple
Un toit, du ciel.
Et que je vais pouvoir
Agréer ce qu’il a choisi,
L’accueillir en moi,
Le garder longtemps.
Pour la gloire
De la journée.
(Guillevic)
J'étais venue voir une exposition de photographie au Centre-photo-Lectoure, ici et mon regard s'est arrêté par les fenêtres de cette belle maison gersoise où le ciel bleu m'a "tapé dans l’œil"...
Pour mieux regarder l'horizon
La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs,
Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves,
Le chant du merle et du coucou,
L'air chaud, les herbes, les tracteurs,
Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne,
L'allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,
L'horizon, tout cela
Comme au creux de la main.
Eugène Guillevic - France (1907-1997) - "Pour mieux
regarder l'horizon"
jeudi 30 janvier 2014
Entre deux villages
Afin
de reprendre notre marche de l'autre jour avant que ces trombes d'eau nous
tombent sur la tête, je revois avec vous, si vous le voulez, notre chemin dans
les collines autour du village de Saint Mézard (Gers).
Quand
une éclaircie nous pousse pour une promenade hors des sentiers trempés, nous
parcourons les villages aux alentours. Aujourd'hui c'est au village de Nomdieu
que nous nous arrêtons :
Comme vous pouvez le constater, le clocher est
assez particulier et attire le regard, d'où notre arrêt sur la place de ce
village…Le porche d'un style roman original…
"Histoire du village de Nomdieu, dans le Tarn et Garonne :
Commanderie de Templiers fondée à la suite du don de Gaston V de Béarn et de sa tante Gilia de Beauville vers 1154.
L'église est
consacrée avant 1170. Des dons accroissent le capital dans la 2e moitié
du 12e siècle. Au 13e siècle, Nomdieu comprend une communauté de frères et un
hôpital. Le bâtiment sud-est avec baies géminées date du 13e siècle. Selon un
état du 17e siècle, le logis possédait 5 niveaux desservis par un escalier en
vis : l'habitation était aux 3e et 4e, au-dessus des chais, prison et greniers ;
dans une cour ceinte de murs, se trouvaient
château, chai, pressoir, écurie, four, puits, grange, église et cimetière. Jean Pol de Cardeilhac d'Ozan la restaure à la fin
du 17e siècle. Elle est divisée et vendue à la Révolution. En 1851, la
mairie-école est édifiée sur les plans de Menjoulet, architecte à Nérac, sur
l'emplacement d'un bâtiment acquis en 1843 dont les fondations sont conservées.
En 1860, la commune
décide de restaurer et d'agrandir l'église. Le château adossé à l'église
à l'ouest est démoli, et son emplacement employé pour la nouvelle construction.
Les travaux sont achevés en 1877, par Dupin, entrepreneur, sur des plans de
Verdier, architecte du 3e arrondissement : les murs de
la nef sont exhaussés de plusieurs mètres et la voûte reprise, un mur de refend
ménage une sacristie dans l'ancien choeur, un corps de bâtiment de plan centré
est édifié à l'ouest, avec portique et clocher.
En 1865, le bâtiment sud-est est approprié par Verdier en presbytère, et reçoit un escalier dans la tour d'angle.
En 1901, un affaissement apparaît : Gouget, architecte au Passage-d'Agen,
place des tirants, remplace la voûte en brique par un lambris, pose des drains.
Le clocher pignon étant lézardé a été récemment réparé
par les habitants de Baulens."
Si vous voulez en savoir plus c'est ici, par contre je n'ai pas trouvé d'autres renseignements sur le style du clocher et du porche...
Vestiges de la commanderie
A bientôt pour d'autres balades
lundi 27 janvier 2014
Quand les cours d'eau sortent de leurs lits
Nous voulions nous rendre à Nérac...
Quand la pluie se réveille dans le sud-ouest ce n'est pas
pour de faux !!!
En attendant un brin de soleil et une accalmie je vous
propose ces quelques photos :
La Baïse, affluent de la Garonne en crue inonde la route et les champs...
La Garonne à Agen.
Les voies de berges inondées
samedi 25 janvier 2014
Une semaine, deux petits jours de soleil et la photo de la semaine
La pluie s'était arrêtée, mes chaussures collaient à la route, enfin retrouvée, et pourtant une envie folle de continuer ma marche de ce mardi pour trouver au bout de mon chemin ce miroir d'eau !
Voilà ma photo pour vous aujourd'hui avec Amartia et toute la liste des participants !

jeudi 23 janvier 2014
mardi 21 janvier 2014
Quand le soleil couchant nous fait oublier la pluie
SOLEILS COUCHANTS
J'aime les soirs sereins et
beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front
des antiques manoirs
Ensevelis dans les
feuillages ;
Soit que la brume au loin
s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons
brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages.
Oh ! Regardez le ciel ! Cent
nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le
souffle des vents,
Groupent leurs formes
inconnues ;
Sous leurs flots par moments
flamboie un pâle éclair.
Comme si tout à coup quelque
géant de l'air Tirait son glaive dans les nues.
Le soleil, à travers leurs
ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l'égal des
larges dômes d'or,
Luire le toit d'une
chaumière ;
Ou dispute aux brouillards
les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur
les sombres gazons,
Comme de grands lacs de
lumière.
Puis voilà qu'on croit voir,
dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au
dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents
acérées ;
Sous son ventre plombé
glisse un rayon du soir ;
Cent nuages ardents luisent
sous son flanc noir
Comme des
écailles dorées
Puis se dresse un palais.
Puis l'air tremble, et tout
fuit
L'édifice effrayant des
nuages détruit
S'écroule en ruines pressées
;
Il jonche au loin le ciel,
et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas,
sur nos têtes, pareils
A des
montagnes renversées
Oh ! Contemplez le ciel ! Et
dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu,
d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses
voiles ;
Un mystère est au fond de
leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont
noirs comme un linceul, l'été,
Quand la nuit les brode
d'étoiles
Victor Hugo
Le Coucher du
soleil
Il se penche, et
s’éteint. Le jour expire, mais il va porter autre part une nouvelle vie.
Oh! Que n’ai-je des ailes pour m’élever de la terre, et m’élancer après lui dans une clarté éternelle!
Oh! Que n’ai-je des ailes pour m’élever de la terre, et m’élancer après lui dans une clarté éternelle!
Goethe, Faust
Crépuscule, comme vous êtes
doux et tendre ! Les lueurs roses
qui traînent encore à
l'horizon comme l'agonie du jour sous
l'oppression victorieuse de
sa nuit, les feux des candélabres qui font
des taches d'un rouge opaque
sur les dernières gloires du couchant,
les lourdes draperies qu'une
main invisible attire des profondeurs de
I'Orient, imitent tous les
sentiments compliqués qui luttent dans le
cœur de l'homme aux heures
solennelles de la vie.
On dirait encore une de ces
robes étranges de danseuses, où
une gaze- transparente et
sombre laisse entrevoir les splendeurs
amorties d'une jupe
éclatante, comme sous le noir présent
transperce le délicieux
passé; et les étoiles vacillantes d'or et
d'argent, dont elle est
semée, représentent ces feux de la fantaisie
qui ne s'allument bien que
sous le deuil profond de la Nuit.
Baudelaire
Et comme je l'avais promis à certaines, je vous propose de nouveau cette photo...
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