Déjà
plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! Les beaux jours sont finis !
Parsème les gazons jaunis
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! Les beaux jours sont finis !
On voit
s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.
Le jardin, pour dernier trésor
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.
La
pluie au jardin fait des bulles
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules
Voici l’hiver, voici le froid !
(…)
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules
Voici l’hiver, voici le froid !
(…)
Théophile
GAUTIER
Voici
que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
Août
contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
La
mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.
Victor
Hugo
...Le silence est léger et calme ; par minute,
Le vent passe au travers comme un
joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour, qui jouait sous la bonté des
cieux,
S'en revient pour chauffer, devant le feu qui
flambe,
Ses mains pleines de froid et frileuses
jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer,
Tressaille et s'attendrit de le
sentir entrer.
Anna de Noailles ("Le Cœur innombrable")